3 réflexions au sujet de « démo coquelicots »

  1. Quoi de plus banal que la peinture des coquelicots ? Et pourtant les aquarellistes (et d’autres, on le sait) ne sont pas rebutés par la fugacité d’une simple fleur des champs. Ils la voient selon leur propre vison intérieure du monde. Ici cette fugacité est dite par la fragilité de la transparence de l’orangé, mais toutes ces fleurs s’élèvent, comme vues d’en bas. « Même ces modestes soeurs du sol montrent la haut » a dit quelque part Jaccottet a propos de fleurs moins visibles, poète en quête de spiritualité. Elles disent la lumière et s’abreuvent au soleil. Le tableau est riant. Les corolles se détachent sur un flou évitant la profusion visible, elles ont leur singularité, toutes méritent notre regard, elles sont la beauté fragile dans la multitude. Les bleus se veulent plus terrestres, mais à la terre, elles sont attachées, liens entre le sol et la lumière. Et les coquelicots fondus dans les orangés du haut de tableau sont déjà figure de nuages. Point de rouge, point de passion, une immense tendresse pour la beauté délicatement fragile, fragile comme l’espace du rire lumineux de l’instant.

  2. bonjour Jacques, j’aime beaucoup cette aquarelle pleine de délicatesse et de douceur. Malheureusement, elle n’est plus à vendre (je m’y suis prise trop tard…) Si jamais, vous en peignez une du même style, je serai ravie de l’acquérir. Elle complètera ma petite collection de vos aquarelles (j’en ai déjà 4 :))
    Cordialement
    jacqueline RAUBER

    • Bonjour Jacqueline, je ne manquerai pas de vous faire part de mes prochains coquelicots ; il y en a qui sont accrochés à la maison, que je finirai bien par amener à la galerie.. A bientôt, au plaisir de vous revoir (et encore merci pour votre fidélité !)
      Jacques

Laisser un commentaire