Les petits riens

On perd vite l’habitude des promesses non tenues ; et pourtant nombre de politiques nous apprennent que les promesses n’engagent que ceux qui y croient..  Tenir un atelier galerie est une confrontation quotidienne au miroir de la société, aux apparences, aux illusions perdues mais aussi aux espoirs..

Je ne compte plus les promesses de ceux qui disent qu’ils repasseront « tout à l’heure », de ceux qui contacteront par mail, c’est une façon polie de dire « Ciao , ça nous a plu mais nous ne pouvons rien acheter.. »  C’est toujours mieux que de rentrer et sortir sans dire ni bonjour ni au revoir. On prend l’habitude de ces petits riens ; on s’adapte.

Heureusement il y a aussi ces messages écrits sur le livre d’or qui donnent souvent  de l’espoir et des raisons de continuer..

messageMême si ce sont souvent des jeunes qui écrivent, cela fait le carburant de notre inspiration.  Les ventes d’aquarelles ont été très (très)  rares depuis le début du mois, ce genre de message fait beaucoup de bien ; ces petits riens sont comme des sourires quand on en a besoin. Ils transforment le gris en ciel bleu.

J’en profite pour peindre ; des choses très différentes, comme des aquarelles rehaussées à la pointe tubulaire , ou des mouillés sur mouillés..

Il y  aura toujours des gens qui auront leur préférence, l’adage « on ne peut pas plaire à tout le monde » se rapporte à la création picturale.

Concernant les exercices je n’ai pas encore eu le temps de mettre des commentaires ; d’autres priorités de saison.. Cependant, il reste de la place pour le stage proposé le 22 et 23 mai prochain ; pensez-y..

A bientôt pour de nouvelles aventures…!

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La valeur des choses

goutte d'eau Il y a bien des choses en ce monde, des êtres autour de nous, dont on ne réalise l’importance ou la valeur que quand ils ont disparu. Faire parti du décor ne signifie pas être éternel ; Notre Dame de Paris n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de ces choses merveilleuses que nous avons dans notre patrimoine, que nous avons dans un coin de l’oeil, sans y prêter plus d’attention.  Il faut donc le départ ou l’absence pour réaliser l’importance de la présence.    Ce n’est pas seulement valable pour les bâtiments, ou les êtres, mais c’est aussi valable pour les « futiles » fleurissements qui ne durent que 2 ou 3 semaines.. J’essaye à chaque fois d’en prendre pleinement conscience.  C’est peut-être pour ça que j’aime tant les arbres de Judée, les glycines, les pivoines, etc… Il y a dans leur beauté l’impermanence qui se glisse, comme l’eau se glisse dans les pigments de l’aquarelle, donnant cet éclat unique, cette lumière dans nos yeux, qui cherche à nous rappeler que ce que nous peignons, ce que nous vivons, a sa pleine valeur dans le présent.

Pardon pour cette parenthèse qui n’est qu’un ressenti ; ce ne sont pas des affirmations mais des touches de couleur sur le papier de l’émotion.      L’aquarelle transporte bien plus que des pigments et de l’eau ; je cherche parfois à comprendre le fil de mon inspiration..

cabanon près de Pernes-les-fontainesVoici l’aquarelle dans le mouillé que j’ai pu peindre d’après l’exercice proposé. La photo ne rend pas les nuances, mais bon, ceux qui ont vu mes peintures en vrai peuvent se faire une idée.  Je posterai les commentaires avant la fin du mois ; Peut-être que d’ici là il y aura plus de visiteurs intéressés à la galerie, car ce début de saison est plutôt catastrophique.. On verra bien.

J’ai retouché aussi cette ancienne aquarelle des berges de l’Auzon (Carpentras). Juste pour vous montrer que la façon de traiter les verts et la végétation peut varier d’un sujet ou d’une époque à l’autre..

Ce qui compte c’est la valeur qu’on lui attribue.

Les berges de l'Auzon (33 x 43 cm)

Le commencement

est la moitié de tout. (Pythagore).

Cela fait une vingtaine d’années que je pratique l’aquarelle, c’est du moins ce que je réponds à la question que l’on me pose souvent. En fait, si cela fait bien 20 ans que j’ai abandonné progressivement l’huile et le pastel , j’ai fait mes premières tentatives aquarellées au tout début des années 90.  En ce temps là j’étais à Lyon, jeune papa , RMiste  , j’avais été accepté au marché de la création sur les quais de Saône.. Ces premiers balbutiements ont été essentiels sur mon chemin de vie d’aquarelliste, même si ce que je faisais à l’époque était …très médiocre.

Si je vous en parle aujourd’hui c’est que j’ai reçu une photo de mon cousin de Bretagne, d’une aquarelle offerte à son père… en 1993.

une de mes premières aquarelles (1993)Je ne vais pas vous faire la liste des erreurs que je perçois, des manques de transparence, des manques de finesse, etc…, mais cela m’a rappelé qu’à l’époque par exemple je dessinais au drawing gum la courbe des nuages.. Le mouillé sur mouillé m’était inconnu, tout comme le Green gold ou le caput mortum…   La vie se charge de mettre sur notre route ce qui nous fait évoluer. Les choses comme les êtres.

Promenade vers RoussillonCette aquarelle récente , aux couleurs de Roussillon, n’est sans doute qu’une étape elle aussi, sur le chemin de la progression. L’aquarelle est une longue route…

A propos de Roussillon, on se demande parfois si on a vraiment ouvert la galerie le 1er avril. Les visiteurs étant si rares que les journées là-bas paraissent bien longues.. Enfin, si certains y ont des intentions de visites prochainement, n’oubliez pas de m’envoyer un sms ou un mail pour savoir si je serai de permanence ; mon calendrier est fait jusqu’au 30 juin.

Concernant l’exercice pour élèves, j’ai dû abréger la date d’envoi des réponses, ayant déjà atteint plus de 20 en 10 jours. Je ne peux en poster trop sur mon site, je n’aurai pas le temps de poster des commentaires, et cela sature ma banque d’images wordpress. Je tenterai mon interprétation bientôt..

N’oubliez pas le stage proposé le 22 et 23 mai prochain. Même si vous débutez..

« Ce n’est pas dans la tête, mais dans le coeur que tout commence. »

Comme l’eau qui coule

L’expo des élèves s’est achevée avec succès, plus de 135 visiteurs (hors vernissage), ce qui n’est pas mal en 5 jours d’ouverture, et surtout en ce début avril ; pour info, je n’ai guère eu plus de visiteurs à Roussillon pour cette première semaine.  Espèrons que les jours à venir soient meilleurs..

article presseL’article paru dans la presse est très sympa ; les cours continuent donc jusqu’en juin pour les élèves en cours hebdomadaires..

Cette aquarelle faite ce week-end représente l’église du Thor :

l'église du ThorIl n’était pas évident de rendre attractif l’extrême sobriété du bâtiment , tel un bloc gris et massif, (comme le marteau d’un dieu nordique…) mais j’ai fait ce que j’ai pu.  J’ai vécu 3 ans dans ce village, avant Velleron ; la Sorgue y coule paisiblement, comme la vie et ses aléas..

A propos de ce qui coule et ne m’atteint pas,  j’ai eu la surprise d’apprendre qu’un très grand aquarelliste français (que j’admirais) disait que j’étais en couple avec mon collègue Bernard. Ce  genre de rumeur me fait à la fois rire et me consterne.  Hé oui, s’il est vrai que nous exposons ensemble depuis une douzaine d’années, le partage des frais et des permanences nous permet de mieux nous en sortir, mais chacun vit sa vie. Et elles sont bien différentes..

Après la pluie de ces derniers jours, la nature explose de verts et de couleurs éclatantes ; j’avoue que je saoule ma compagne à lui montrer tel arbre de Judée, tel fleurissement, quand on est sur la route, mais bon, la recherche de l’émerveillement fait partie de mes petites manies..  (Il y a aussi les glycines et les coquelicots qui commencent..)

A propos de coquelicots, le prochain stage à Velleron sera proposé le 22 et 23 mai prochain. Le thème sera sur ces fleurs et les paysages rougissants.. Inscrivez-vous par mail si vous êtes intéressé(e)..

Je vous souhaite une très belle semaine,

à bientôt !

Première

vernissage expo élèves 2019Ils étaient une bonne soixantaine présents vendredi soir au vernissage de l’expo de mes élèves à la chapelle des pénitents ; beaucoup de variétés dans les oeuvres proposées, et des talents en devenir.. (on est toujours  « en devenir », même à plus de 50 ou 60 ans…). Bref, cela se termine ce soir, même si les cours continuent eux jusqu’en juin..

A quelques centaines de mètres de la chapelle, vers le canal de Carpentras, j’avais pris une photo d’un cabanon enseveli dans la verdure et les genêts ; c’est cette image que je vous propose en exercice depuis lundi (sur l’onglet consacré). Vous avez donc jusqu’au 20 avril pour m’envoyer votre interprétation en photo. L’occasion de prendre des risques avec le traitement de la végétation, voire de travailler dans le mouillé.. Il faut bien une Première dans la vie…

A ce propos, c’était aussi l’ouverture de la galerie de Roussillon ce dimanche. Bien calme il faut bien le dire . Mais une petite anecdote sympa pour commencer : j’ai pour habitude de peindre quand je suis là-bas ; en général des petits formats. Hé bien la toute première aquarelle de l’année peinte sur  place fut la toute première vente à la galerie..   J’ai toujours la sensation que les peintures « fraîches » , justes peintes, irradient un certain magnétisme qui attire parfois le visiteur..

ruelle à Fontaine de VauclusePour les curieux, la voici en photo ; une petite ruelle à Fontaine de Vaucluse, travaillée en 3 couleurs et relevée à la pointe fine..

Enfin, c’est une Première aussi aujourd’hui : il pleut.  Tout arrive ; même les choses improbables, même après de longues attentes…

Il suffit que ce soit le bon moment..

Les éclaboussures du printemps

Lors de ma descente à Martigues mardi dernier j’ai pu constater la précocité des fleurissements, quels qu’ils soient ; les amandiers sont finis depuis longtemps, mais les cerisiers, les forsythias, les glycines, et même mes sacro-saints arbres de Judée, ont près d’un mois d’avance..  Ouvrez grand les yeux pour en profiter, car ces éclaboussures du printemps sont des beautés qu’il faut garder en nos coeurs.. Un endroit où beaucoup de choses ne meurent jamais.

La peinture permet aussi de rendre presque éternel le charme de l’éphémère. C’est lors du mini stage à Martigues que fut réalisée cette aquarelle :

Printemps vers la Roque Alric (30 x 40 cm)D’après une de mes photos prise à La Roque Alric, dans les dentelles de Montmirail..  Les amandiers sont comme des îlots de lumière dans la verdure, des éclats de diamant  qu’il faut éviter pour les faire ressortir.. Cela me fait penser à ma façon ridicule de passer la tondeuse dans le jardin , quand je zigzague pour éviter les violettes, ou les muscaris en ce moment.. Elles ne sont pas grand chose pourtant, mais j’ai toujours une faiblesse pour les beautés discrètes…

Autre chose, ce soir, aura lieu le vernissage de l’expo de mes élèves de Pernes et Velleron à la chapelle des pénitents :

expo élèvesPrès de  80 peintures accrochées, près de 30 exposants, âgés de 13 à 83 ans (même si le nombre des années n’est qu’un leurre sur la réalité du coeur), cela vaudra la peine d’être vu..   J’en posterai des photos la prochaine fois..

Dimanche : ouverture de l’atelier de Roussillon. Les premiers visiteurs auront la primeur des nouveautés.. Alors si vous passez par là,  faite un petit tour…

Cela fait du bien de s’éclabousser les yeux de temps en temps…

Retours de stage

Cette semaine va être très chargée, et je me dépêche de poster ce petit article concernant le stage de la semaine dernière..    Voici donc quelques photos de sujets qui ont été abordés (sur le thème des fleurissements printaniers) :

L’église du Beaucet, un chemin fleuri vers le Ventoux, et enfin cette maison dans les genêts (derrière laquelle j’ai rajouté un cyprès)..  J’en profite pour saluer et remercier celles et ceux qui sont venus de loin pour ce stage, les fidèles de la région d’Arles, et de Grenoble notamment..

Concernant les exercices sur mon site, vous comprendrez que je n’ai pas le temps de poster des commentaires pour le moment ; le prochain sujet sera proposé dans une semaine..

Dans ce tourbillon d’événements qui se profilent (stage, expo élèves, réouverture galerie) j’essaye malgré tout de trouver le temps de peindre, mais surtout d’admirer les explosions de fleurissements , tout autour de nous, dans le temps magnifiquement ensoleillé  que nous avons.. Les fleurs sont éphémères, mais l’empreinte de leur beauté et de leur parfum reste bien plus longtemps en nous..

s'épanouir

Rester zen

Voici l’aquarelle réalisée d’après la photo donnée en exercice sur mon site :

Les deux arrosoirs (30 x 40 cm)Je l’ai donc peinte pendant le stage, en démo, hier ; j’ai finalement changé d’avis concernant la rampe à gauche, et joué davantage sur le fleurissement.. Ce n’était pas nécessaire de mettre 2 fenêtres, ni de chat, puisque les arrosoirs faisaient déjà le sujet. J’ai enfin pensé à mettre des reflets sur la vitre pour ne pas la laisser trop noire..

En fonction de mon temps je posterai quelques commentaires sur les réponses que j’ai reçues..

La préparation de l’expo des élèves, de mon stage à Martigues mardi prochain, et bien sûr la réouverture de l’atelier de Roussillon (dans 10 jours) me prennent beaucoup de temps..  Je parlerai une autre fois des autres aquarelles réalisées pendant le stage.

Une petite anecdote pour finir. Elle concerne l’histoire d’une aquarelle que je vous avais présentée il y a quelques semaines sur ce blog : Instant zen (30 x 40 cm)De retour de vacances en février, j’ai eu la joie d’avoir la demande d’achat de cette aquarelle, suite à un coup de coeur. A expédier donc.  Mais dans la précipitation je me suis trompé d’un chiffre dans le code postal, (pour la première fois depuis 5 ans), et donc l’aquarelle s’est enlisée dans les méandres de l’incompréhension postale… Malgré mes nombreux appels ou mails aux services colissimo, l’adresse n’était pas modifiable, et malheureusement l’acheteur , du fait de l’attente, regretta son achat coup de coeur et je dû lui renvoyer son chèque.. Les tribulations de cette aquarelle continuèrent quelques jours, puisque de manière incompréhensible elle arriva malgré tout chez le destinataire (3 semaines après l’envoi).. Refusée, elle a donc retraversé la France et m’est revenue la semaine dernière.. Saine et sauve…

La morale de cette histoire est dans le titre de cette aquarelle : Instant zen.

Il faut en effet rester zen quand nos erreurs nous renvoient à notre réalité ; l’imperfection est de ce monde, il faut de la patience, de la tolérance, quelque soit le domaine où l’on se démène..

J’en ai déduis que cette aquarelle n’était pas destinée à cet acquéreur  finalement, mais qu’elle a fait tout ce chemin pour rejoindre la personne qui lui tendra les bras.. Un autre jour ; sans doute à l’atelier de Roussillon.  Vous le savez,  » Il n’y a pas de hasard, il n’y  a que des rendez-vous »..

A bientôt donc !

Oliviers en Luberon

Il y a une région magnifique, à l’est d’Avignon, connue du monde entier comme un petit paradis, un lopin de Toscane, qui abrite des villages aussi beaux que Gordes, Roussillon, Bonnieux, Ménerbes, Oppède, Lacoste, etc…  sans oublier Lourmarin et Ansouis de l’autre côté du Luberon.. Hé oui, c’est dans ce lieu que beaucoup de mes  photos  m’inspirent pour de nouvelles aquarelles..

Oliviers en Luberon (50 x 65 cm)Cette dernière est un grand format ;  j’ai voulu rendre hommage aux oliviers provençaux, parsemés de quelques coquelicots hérauts des jours ensoleillés à venir..

Cette aquarelle sera visible à l’atelier de Roussillon qui ouvrira ses portes dans 15 jours ; déjà..  D’autres inédits vous y attendront, mais pour ça il faudra se déplacer. Je n’y mettrai pas des aquarelles de Martinique, sans doute qu’elles feront « hors sujet » à mon avis, mais elles restent disponibles sur internet.

Il vous reste 4 jours pour participer à l’exercice de l’escalier aux arrosoirs ; ma version sera réalisée mardi pendant le stage.

A bientôt !

prendre son temps

Tout le reste n’est qu’attente

 » Nous ne vivons que pour découvrir la beauté. Tout le reste n’est qu’attente. » (K. Gibran)

D’où qu’elle vienne, quelque soit le sujet, quelque soit le paysage, la beauté est au coeur de nos recherches picturales.  De la  Bretagne à la  Provence, d’Alsace aux Pyrénées, elle est aussi présente , et même jusqu’aux Antilles, dans les paysages martiniquais qui m’ont  vu grandir.

Les pitons du Carbet (30 x 40 cm)

Les pitons du Carbet ( 30 x 40 cm)

Cette aquarelle fait partie des quelques unes qui sont sur l’onglet « Inspiration Martinique » que j’ai ouvert sur ce site il y a trois jours. Vous y verrez également des huiles, plus anciennes, mais que j’ai retouchées récemment.  Je pense qu’il est aussi agréable de voir d’autres paysages que les « classiques » de Provence auxquels vous êtes habitués sur mon site.

Enfin, pour les « aficionados » de la douceur provençale et de ses couleurs toutes aussi chatoyantes , voici quand même une preuve que je ne vous abandonne pas :

Le cabanon abandonné (40 x 50 cm)La beauté est partout.

N’oubliez pas d’en être conscient(e) et d’ouvrir les yeux…