Juste un instant

Il ne faut pas grand chose. Marcher dans la nature, grimper sur les rochers des Alpilles et contempler le paysage, sentir le vent, les odeurs, le silence. « I’m the king of the world !! » aurait crié Leonardo Di Caprio, je ne suis pas sur le Titanic mais je suppose que la sensation devrait être la même quand on domine un magnifique paysage, perché sur un éperon rocheux.. Juste un instant, juste un instant seulement on est le roi de son monde, et l’on en prend plein les yeux pour espérer retranscrire ces beautés qui nous inondent sur notre prochaine aquarelle..

C’est un feu d’artifice permanent ces jours-ci, sur le bord des routes, des chemins, il y a des myriades d’amandiers en fleurs, des pruniers sauvages aussi, des prunus, des abricotiers, etc.. Il y a tant de merveilles à photographier ou à peindre qu’on en oublie presque de se satisfaire juste de les regarder.. Juste un instant..

Je vous avais parlé de mes triptyques d’amandiers l’autre fois, en voici 3 ; (celui du centre regroupe mes 3 arbres favoris)..

Il y aussi les pins que j’adore ; l’autre jour , en remontant le vallon de St Clerg (près de St Rémy) je m’imaginais revenir là plus tard, (à ma retraite, vers 2050 peut-être..) avec mon carnet à croquis et dessiner ces merveilleux danseurs figés.. Juste comme ça , pour rendre hommage à leur beauté, sans intention mercantile, et prendre le temps.. Enfin..

Si j’en fais une aquarelle peut-être que je rajouterais quelques genêts, ou des amandiers fleuris, intégrés dans l’arrière plan..

Ou peut-être un monochrome à l’encre ou au brou de noix..  Ce n’est pas très grave d’avoir ce genre de choix à faire, l’essentiel étant de se donner les moyens d’exprimer son ressenti..

Je vais essayer de peindre un des cours d’eau proposés en exercice ; on en voit ici sur le premier de ces autres triptyques :

Je vais tenter de peindre en grand format cette fois-ci ; comme ceux qui avaient été plébiscités dans le magazine L’Art de l’aquarelle en décembre dernier. Le résultat sur le thème printanier ne devrait pas tarder à sortir, ce sera l’occasion d’un prochain article..

D’ici là, le mois de mars aura avancé, toujours dans l’espérance de la reprise des cours et la réouverture de l’atelier de Roussillon en avril, mais bon, pour l’instant je me contente de m’émerveiller des fleurissements..

A bientôt !

 

Se mettre à l’amande

Ou plutôt se mettre à l’amandier… C’est le sujet proposé de ces derniers jours, et c’est toujours mieux que d’être mis à l’amende pour avoir oublié son masque ou d’avoir mis le nez dehors sans raison valable après 18 h..  Hier, j’avoue qu’un frisson m’a parcouru l’échine quand j’ai franchi mon portail pour mettre ma poubelle dehors… Il était 18 h10..! L’adrénaline  de l’interdit… Je ne sais plus si j’avais plus peur de croiser un gendarme à cet instant précis, ou que le virus , caché derrière un bosquet , bondisse sur moi..  Non, 18 h c’est 18 h, faut pas rigoler.. (Mais je vais peut-être risquer d’aller à la boite aux lettres demain matin vers 5 h 55… Histoire de retrouver le goût du risque…)

Plus sérieusement j’ai donc pu peindre l’un des sujets sur l’amandier :

C’est celui des Alpilles.. Il a été peint sans utiliser le moindre drawing gum ; je n’ai pas pris le temps de peindre l’un des autres sujets, mais peut-être que cela viendra plus tard.. L’amandier est le symbole du renouveau, de la renaissance des beaux jours à venir.. Un peu comme le fleurissement de l’amour (si l’aquarelle est poésie), et l’on pourrait broder sur les amandiers qui seraient comme les amants d’hier , réalisant qu’aujourd’hui  fleurit pour les amants de demain..

Pardon pour ces digressions romantiques, il faut dire que les nouvelles sont parfois lourdes de bêtises, comme ces groupes de jeunes prêts à tuer pour des questions de territoires.. Je m’imagine (en sortant les poubelles) croiser un gars de Pernes ou de L’Isle sur sorgue et lui balancer mes pinceaux à la figure parce qu’il n’est pas de Velleron..  C’est vraiment fou..   Bref, une autre nouvelle m’a bouleversé ;me laissant  effondré, inconsolable… Pour tenir le coup j’ai dû prendre 2 xanax et 3 lexomil  : Kim Kardashian et Kanye West vont divorcer..  Mon Dieu, les pauvres… Et peu après j’apprenais la fin du groupe Daft Punk.. Non, vraiment c’en est trop.. La vie est trop dure..    Heureusement qu’on nous montre quelques images de Mars ; (pas la barre chocolatée, la planète !).. On se dit alors que l’homme est capable de grandes choses, et donc s’il est capable d’envoyer des objets là-bas il sera bien capable de venir à bout de ce virus un jour ou l’autre..  Il faut juste être patient..

Bon, revenons sur Terre.. Désolé de dire toutes ces bêtises, je voulais vous remercier de vos retours encourageants sur mes triptyques (tripartistiques).. En voici encore 2 autres photos :

Dans la deuxième photo, les  bruns sont des brous de noix posés sur aquarelle bleue.. Je vous montrerai une autre fois ceux avec des amandiers miniatures..

D’ici là, ne  vous mettez pas à l’amende, respectez les gestes barrières, (et n’allez pas taper sur quiconque n’est pas de votre quartier !).. Il y a tant d’amour à donner..

A bientôt !

 

Trip artistique

Pour les non-initiés un « trip » est un voyage, une expérience particulière, et il arrivait que cela ait un lien avec une prise de substance illicite, il y a quelques années…  Bon, je vous rassure, je n’ai jamais pris aucune drogue de ma vie, et je ne suis pas non plus un adepte des beuveries en tout genre, (difficile avec le Champomy…), mais je dois admettre que certaines aquarelles m’emportent vers des contrées lointaines, colorées et fantastiques, qu’à peine mes rêveries pourraient surpasser..      Ce sont parfois des rencontres de couleurs, des harmonies inattendues, des effets de sel, d’auréoles improbables et sublimes, que l’on ne saurait créer volontairement,  qui naissent de façon magique sous mes yeux, au bout du pinceau.. Un peu comme dans la vie, quand il y a des circonstances qui amènent à la beauté parfaite d’un instant, ou d’un sentiment partagé..  Des congruences d’harmonie et de complétude, où rien de plus n’est nécessaire, où tout est réuni, comme pour  l’ expression d’un pur bonheur…      Bon, je m’emballe peut-être un peu, mais cela fait du bien de parler d’autre chose que ce dont on parle tous les jours aux infos..

Ces fameux « trip » en questions sont des compositions de 3 vues, verticales, des triptyques (que je pourrais nommer « tripartistiques » d’ailleurs), en petits formats. Mon ami Bernard Troublé en faisait aussi avec les ocres de Roussillon.

Je vous en présente ici quelques-uns :

Je continue d’explorer ces petites visions miniatures, à la recherche de l’harmonie de couleurs et d’effets.

Il y en a plein d’autres, dans des tons variés, (bleus, roses, violets, verts, etc..) mais aussi avec du brou de noix, parfois avec des personnages, souvent avec des arbres, des collines ou des jeux de brumes ou de reflets..  Il y en a aussi qui sont plus figuratifs, avec des lavandes , des oliviers, des cabanons , des coquelicots, (du classique en somme..).. Et comme ce sont de petits formats ,(15 x 35 cm), ils ne sont pas chers et faciles à placer chez soi..     Les veinards qui viendront en premier à la galerie de Roussillon pourront les voir en vrai, quand viendra l’heure de la réouverture ; pour l’instant j’espère qu’avril sera possible, mais hélas, comme pour mes cours (suspendus depuis fin octobre) il est impossible de prédire quand un retour à la normale, ou à la simple reprise, sera autorisé..  J’ai la folie d’espérer mars pour les cours, mais peut-être que je rêve trop..

Dans mes triptyques, il y en a  aussi avec des oliviers, des arbres de Judée, et bien sûr des amandiers en fleurs..  C’est la transition pour en venir au thème de l’ exercice pour élèves ; vu que j’ai déjà reçu quelques photos (en avance) je présume que vous serez nombreux à  participer encore cette fois-ci.. Essayez si possible que votre photo ne soit pas trop « lourde » (pas plus de 4 ou 5 MO ) car les capacités de mon site sont limitées ; c’est d’ailleurs pour cela que je ne peux laisser trop longtemps les anciens exercices et leurs commentaires..

J’essaierai de peindre une version de l’amandier fleuri, ce sera la semaine prochaine.

D’ici là, je vous laisse avec cette magnifique photo prise par ma fille Inès.  Dès l’aube..

Cela rejoint ce que je vous disais au début ; il y a parfois des instants magiques, des moments d’éternité, où la beauté nous transporte bien au delà du bas monde..

A bientôt !

S’abandonner aux songes

S’abandonner aux songes, comme l’on imagine un chat contemplant  le lointain d’un paysage.. A Venasque ou ailleurs, les préoccupations d’un chat semblent bien moins profondes que celles des humains (en temps de covid) que nous sommes..  Peut-être faudrait-il s’en inspirer, apprendre à se détacher des peurs de l’imprévisible avenir, et ne se préoccuper que du vol des oiseaux au loin, inaccessibles, mais beaux, comme la légèreté des choses qui donnent envie..

Vous l’avez compris, c’est de l’un des sujets proposés la semaine dernière dont je parle ; le chat sur le parapet à Venasque.  J’ai pris le temps de le peindre cette fois-ci, même si je ne suis pas satisfait du résultat final, c’est quand même cette pose (cette pause aussi) contemplative que je voulais mettre en scène..  Je ne la posterai pas dans cet article mais vous pouvez la voir dans l’onglet des exercices..

Demain sera proposé un nouveau sujet. Un habituel de février, fleuri, qu’il est toujours agréable de peindre quand la fin de l’hiver se fait attendre.. Vous devinerez..

Les balades m’amènent aussi parmi les oliviers, sous les pins, dans la garrigue, dans des endroits où les beautés se cachent derrière les évidences..

Un travail dans le mouillé sur mouillé, des oliviers abandonnés, abandonnés parce que l’herbe n’est pas taillée en dessous, mais il semble qu’ils se portent très bien comme ça.. Ce travail est sur Moulin du coq, grain fin ; il permet des retraits même après séchage, ce qui est très agréable..

Il y a aussi cette autre interprétation de garrigue et de restanques :

Dans les tons oranges (de Chine) et bleus, principalement..  Il est évident que ce genre de création n’a rien à voir avec le chat de Venasque, mais c’est justement ces nombreuses possibilités d’approches qui sont intéressantes en aquarelle..

Une petite image pour finir, elle concerne les petits pas nécessaires pour progresser ; beaucoup d’élèves râlent de rater, de stagner, de gâcher parfois..

Parfois,  en voulant griller les étapes, on n’y arrive pas..  Il faut tant d’essais et d’échecs pour arriver à faire quelque chose de correct que certains se découragent..  Patience… Tout finit par arriver, un jour ou l’autre..

Il ne faut pas abandonner..

A bientôt !

 

Prendre une inspiration

« N’attendez pas l’inspiration. Elle vient pendant que l’on travaille.  » (H. Matisse)

Même si c’est l’hiver, même s’ il fait froid ou il pleut (surtout cette semaine), même si  les nouvelles et les perspectives tardent à être bonnes, je reste à l’affut du moindre rayon de soleil, du moindre frémissement de la nature, qui annoncerait le retour des beaux jours..

Comme un chercheur d’or (et de lumière) je guette le premier amandier en fleurs, comme le messager de l’espoir et du printemps..  Il faut marcher dans la nature pour cela, marcher, respirer, prendre une grande inspiration, et trouver justement l’inspiration pour de nouveaux sujets..

Je voulais vous en faire profiter avec ces 2 photos récentes.. La première se trouve dans les Alpilles, la deuxième à quelques pas d’un petit village du Luberon dont le nom est le Graal du peintre..(Vous chercherez..)..   Non, je vous assure, je ne suis pas en train d’uriner dans l’eau, je prends juste une photo pour vous, pour un prochain sujet d’exercice pour élèves..  Le prochain sera justement lundi 15 février, et il y aura forcément un rapport avec l’une de ces photos..

J’ai pu en vitesse peindre le sujet de la porte fleurie de Velleron, je l’ai postée sur l’onglet des exercices ; j’aurais pu mieux faire, mais j’étais pressé..  si j’ai le temps je ferai celui du chat de Venasque (j’ai une idée de composition)..

En attendant, voici aussi des aquarelles printanières, peintes dans la fraicheur :

La première est dans le mouillé sur mouillé, la deuxième (que je dédie à Michèle et Maryse) est une interprétation d’une photo banale, prise dans la garrigue..  Il nous revient de fleurir le bord de nos chemins, de nos paysages, même si l’hiver refroidit nos ardeurs..

Un grand merci à ceux qui ont voté pour mes aquarelles dans le concours du mois ; je reçois beaucoup de mails avec vos exercices et je ne peux répondre à tous, ou il m’arrive d’oublier ; je vous prie de m’excuser.. Je tenais à dédier cet article à Francine, qui peint souvent de merveilleuses interprétations des sujets, et qui traverse une période douloureuse ; vous avez mon soutien..   Le fait de peindre nous envole parfois bien au delà des tristesses terrestres..

Continuons donc de peindre..

L’inspiration se loge dans les rêves et dans le coeur.. Ecoutons les..

A bientôt !

Dans le flou…

On ne peut pas dire que l’avenir soit très clair sur ce qu’il adviendra des prochains mois.. Nous avançons dans le flou, comme dans une aquarelle en  mouillé sur mouillé, attendant au jour le jour les dernières nouvelles concernant les chiffres du virus et les progressions du vaccin..

Il m’arrive d’envier la sécurité de revenus de certains fonctionnaires , malgré un pouvoir d’achat en baisse, mes parents avaient peut-être raison de vouloir que je le sois plutôt qu’Artiste peintre.. Mais bon . Mon père au téléphone (depuis son Ehpad) m’a dit hier qu’il était fier de moi.. Il ne faut pas grand chose pour m’émouvoir, et ne pas regretter mes choix de vie..    C’est difficile, comme pour beaucoup de monde, mais cela vaut bien le coup..

Une collègue me disait récemment que sans la peinture, sans cette évasion et cette régénération créatrice, les périodes de confinement ou de couvre-feu auraient été très difficiles à vivre.. « Peindre est un sentiment, un rêve, une aventure... », fort heureusement ; et je suis ravi de vous proposer des exercices qui vous aident à progresser et surtout à penser à autre chose..

Tant pis pour mes vacances dans les Bahamas, je resterai là-bas au Mas… de Velleron.. Tant pis pour l’île Maurice, j’irai plutôt à L’Isle (sur Sorgue) chez Maurice.. Tant pis pour la Ferrari, le lifting et les implants capillaires… Il faudra m’accepter comme je suis.. Désolé..

Heureusement il y a dans la création artistique une richesse inépuisable. Un trésor perpétuel , dont l’âme se nourrit..   Voici quelques aquarelles dans le mouillé sur mouillé qui m’ont donné bien du plaisir.. :

Elles sont disponibles aussi à la vente sur mon onglet « Petits formats ». (60 ou 90 €).

Autre chose ; je participe cette fois-ci encore au concours du magazine L’Art de l’Aquarelle. La dernière fois, grâce à beaucoup de soutiens et de sympathies, 2 de mes aquarelles étaient arrivées dans les 11 premiers.. Ce fut un immense honneur et une joie sincère de paraître dans ce magazine pour la première fois ; je me suis permis de retenter l’aventure , et si vous le voulez encore, vous pouvez voter sur mes aquarelles en cliquant sur le coeur sous l’image.. Voici le lien (milieu de la page 2) :

http://www.lartdelaquarelle.com/votez-formulaire/galerie/index.php?p=2

Je ne mettrai pas le lien sur ma page facebook (comme en novembre pour le précédent concours), pour voir si cela à un impact sur les votes.

N’oubliez pas que vous pouvez voter pour autant d’aquarelles que vous le souhaitez ; notamment pour Nicole Landrieux (page 1) qui participe depuis longtemps aux exercices pour élèves..   Il y a environ 550 visuels sur 11 pages, ce qui fait environ 200 participants. Il est d’ailleurs étonnant d’y retrouver de grands pros comme Jean-Louis Thibaut, Adam Papke, Carine Minguet, entre autres ; j’aime aussi beaucoup le travail de Claire Valentin (en dernière page) et de Corinne Vassort..   Il est dommage que certains n’aient pas vraiment respecté le thème (Le printemps).. Je ne comprends toujours pas la publication de portraits, de paysages hivernaux, de barques , avions ou autres, qui, même s’ils sont bien réalisés sont éloignés du thème.. (Il est d’ailleurs marqué en en-tête du concours que les oeuvres hors-sujet ont été écartées..Hummm.. Ils avaient besoin de participants sans doute..).

Je mettrai aussi le lien du concours dans l’onglet « Exercices pour élèves », sachant que c’est la page la plus vue de mon site. Les exercices étant toujours commentés gracieusement, je me dis qu’un petit click coeur en retour est un petit geste solidaire..

Prenez soin de vous..

Avec et sans ciel…

Il y a deux choses importantes en aquarelle : la lumière, et la légèreté.

La lumière est ce qui doit guider le chemin de nos créations, avec harmonie et douceur, si possible ; la légèreté doit se retrouver dans la touche, ne pas gouacher une aquarelle est essentiel, et c’est là que s’opère la magie de la rencontre entre l’eau et les pigments, dans ces secondes d’éternité, dans l’inconnu de ce qui sera , dans cet abandon à la confiance dans l’imprévisible..

Il est un exercice qui permet de travailler cela : le ciel. Il y a mille et une façons de le traiter :  dans le mouillé, dans le choix des couleurs, dans la présence ou non de nuages , de soleil, d’oiseaux, d’effets de contrastes, dans ses fondus avec la végétation.. Et c’est encore un autre défi d’y adjoindre l’eau et les reflets du ciel..

Dans ces dernières aquarelles j’ai voulu explorer d’autres parties de cet univers ;

Avec un choix restreint de couleurs, le tout dans le mouillé sur mouillé..

Dans cet autre sujet, (où un pêcheur  est en méditation), j’ai voulu explorer le rouge du ciel et ses reflets ; c’est assez inhabituel ce genre de tonalités chez moi, mais sans doute que les événements que nous vivons depuis plusieurs mois sont inhabituels aussi..

Le mois de janvier se termine et je m’aperçois que je n’ai peint aucun grand format. J’ai des modèles de rivières ou de jardins qui m’attendent, mais je me dis que j’aurai le temps le mois prochain.. Février c’est déjà lundi. C’est aussi ce jour là que je vous proposerai un nouvel exercice.. Heureusement qu’il reste des choses agréables ou « déconnectantes » dans ce monde ; s’évader en aquarelle en fait partie..

Je voulais faire passer un message à mes élèves de Velleron et de Pernes (dont beaucoup sont des lecteurs de ce blog) ; sachez que je pense bien à vous, que je ne vous oublie pas, et que l’expo annuelle de vos travaux est toujours prévue fin mars.. Peut-être que d’ici là tout ira mieux, (LOL), et même si peu de peintures ont été terminées il sera toujours possible d’exposer ceux des années d’avant.. L’essentiel étant de pouvoir se retrouver..      Je me rend compte que depuis un an pile, je n’ai pu donner que 4 mois de cours. C’est pas terrible..

Le brouillard dans lequel nous avançons en 2021 est perturbant ; même si les choses s’améliorent, si le vaccin fonctionne correctement, la saison touristique sera privée (comme l’année dernière) des américains, des asiatiques et australiens, et nous compterons donc sur les français et les quelques européens autorisés à circuler..

Comme vous, j’ai hâte de retourner au restaurant, de voir des festivals ou des films au ciné.. Les rencontre sportives, sans spectateurs, sont aussi désolantes ; d’ailleurs  quand j’ai su que certains footballeurs gagnaient en une journée (ou quelques heures) ce que je gagne en une année, et qu’il fallait qu’ils envisagent des baisses de salaire (vu la crise covid) j’étais presque pris de pitié… Les pauvres…  Bon, d’accord, ils jouent mieux que moi au foot, ok,  mais je ne suis pas certain qu’ils réussissent leurs aquarelles comme moi.. Côté coupe de cheveux, par contre , là je ne peux pas lutter..

Quand j’arriverai à me faire des tresses, peut-être que j’y accrocherai un pinceau.. Il faut bien innover un peu.. Pourquoi ne pas entrevoir une reconversion dans la coiffure et lancer des tutos sur You tube (?) … Le futur incertain me fait dire n’importe quoi, j’espère juste vous faire un peu sourire..

N’oubliez pas de rester zen, patient et plein d’espoir.. L’essentiel est là . Mon essentiel est de peindre et de vous transmettre cette lumière par mes peintures ; ce n’est pas grand chose, mais ça a le mérite d’exister..

L’essentiel n’est pas de peindre, mais d’avoir une raison de peindre.

A bientôt !

Le chemin importe peu…

… La volonté d’arriver suffit à tout.

Dans les quelques vers écrits sur l’aquarelle, je disais que la beauté éclot du banal dans ce qui nous inonde.. Ce peut être le vent dans l’olivier, caressé de lumière, le cabanon lové dans l’écrin de ses pierres, mais ce  peut être aussi  la fleur sur le bord du chemin…   Une fleur, ou quelques fleurs, quelles que soient leurs couleurs, quelle que soit la saison.. C’est ce que j’ai voulu représenter dans mes versions du sujet proposé en exercice cette semaine. Une route fleurie, qui conduit vers le bonheur, ou l’inconnu, mais qui permet d’apprécier ses beautés  au présent, comme un enfant insouciant.. « L’enfant marche joyeux, sans penser au chemin ; il le croit infini,  n’en voyant pas la fin. » (A. de Musset).  

Le chemin bordé de genêts

Comme le temps m’a été donné, j’ai pu peindre aussi ces 2 versions :

Le temps chéri des arbres de Judée, avec des coquelicots précoces, et bien sûr le temps des amandiers en fleurs, de leurs promesses (à moins que ce ne soient celles des personnages qui se rencontrent..).. J’aurais pu faire une version enneigée aussi (comme Armand ou Marie-Christine) mais j’avais plus envie de la douceur des fleurs en ce moment..    Vous avez été vraiment très nombreux à participer, et aussi à regarder mon site avant hier puisque il a été comptabilisé plus de 5200 vues en une journée..!  En remerciement de votre fidélité, voici aussi ma version du deuxième sujet, celui de Lourmarin :

Oliviers près de Lourmarin

La lumière caresse le feuillage des oliviers, ils deviennent argentés quand le mistral d’hiver souffle dans leurs branches..

J’ai travaillé sur d’autres aquarelles également, que vous découvrirez une prochaine fois.. Il  faut s’habituer au temps qu’il nous est donné, et se préparer (inévitablement ?) au reconfinement à venir..       Avez-vous fait votre stock de papier toilettes ? De riz, de farine..?     Acheté de l’encre pour pouvoir imprimer vos futurs attestations de sortie ?  Avez-vous pensé à passer chez le coiffeur avant sa fermeture pour un mois ? Personnellement j’ai renoncé à refaire ma couleur de même qu’à ma permanente, (les bigoudis c’est dépassé..), je ne vous montrerai pas de 3ème photo de mes épisodes capillaires, je sens que vous vous moquez… Rassurez-vous je ne vous montrerai pas non plus mes choix de vernis à ongles pour les pieds..       Mais oui, mais oui tout va bien.. Si ce ne sont les émanations de caput mortum qui me font dire des bêtises, ce doit être l’approche d’un nouveau confinement..

Gardez le sourire, prenez du recul…

Soyez content du soleil sur le chemin de chaque journée, regardez les fleurs (ou leurs promesses) qui sont voilées par le pessimisme des médias.. Certes, la  route est caillouteuse parfois, mais…

« Les chemins difficiles mènent à des destinations merveilleuses ».

A bientôt !

Quelque(s) part(s)…

En ayant appris hier la disparition de J.P. Bacri , j’ai failli titrer ce nouvel article : « Le sens de la fête« .     C’est en effet un film que j’ai beaucoup apprécié,  où l’acteur jouait  parfaitement son rôle de râleur désabusé, se débattant malgré les incapables et les  impondérables pour mener à bien la réussite de la fête..    Il y aurait fort à dire sur ce sens de la fête que nous avons perdu depuis tant de mois, sur ces cinémas, ces restos, ces festivals, ces concerts, qui semblent appartenir à une autre époque..  J’ai du mal à croire que ces fermetures et ces restrictions soient uniquement dans le but de couler une économie, même si la forme peut interroger, j’ose espérer que le fond nous amène à mieux gérer cette crise sanitaire.. Une anticipation de la saturation des lits d’hôpitaux, une adaptation quasi au jour le jour selon les chiffres de contaminations du virus..(?)  Si la France était le seul pays à agir ainsi on se poserait des questions, mais il s’avère que tous les pays du monde sont concernés..

Alors bien sûr, on peut râler.. Critiquer les moindres décisions des « incapables » qui nous gouvernent ; certains préféreraient sans doute vivre en Corée du Nord, en Tchétchénie, en Syrie ou même en Russie..? Ou être parmi ces migrants d’Afrique ou d’Orient prêts à tout pour faire des milliers de kilomètres et arriver chez nous.. ?     Il est très facile de juger et critiquer (certains animateurs et chroniqueurs télé le font très bien) mais il me semble que la réalité de ce qui se passe dans le monde mériterait que l’on se réjouisse d’être dans un pays comme le notre..

Ce mois de janvier ne brille pas par ses bonnes nouvelles ; j’aurais aimé vous faire sourire en ayant cette vision décalée et optimiste, mais j’avoue que ce n’est pas facile.. Dans ce désert, il y a eu pourtant de bonnes choses ; des colis arrivés par exemple, ou des aquarelles porteuses de lumières et d’espoirs..

Cette dernière en date est un hommage au Petit Prince. Il se tient debout ; en émerveillement ou en questionnement.. (Peut-être le renard joue-t-il quelque part,  pas très loin de lui ?). Je voulais illustrer à ma manière cette citation de St Exupéry : « Ce qui rend beau le désert c’est qu’il cache un puits quelque part« . (Déjà cité dans un précédent article).  La quête du Petit Prince est sans doute la même pour nombre d’entre nous, comprendre le monde et le sens de la vie..    Ce « puits » et ce « quelque part » sont les raisons pour lesquelles je continue à peindre, même si c’est dérisoire au regard des événements sur la planète. Savoir que cette peinture plaira à une personne donne un sens à sa création.

J’ai pu peindre déjà les deux sujets donnés en exercice cette semaine ; vous les verrez la prochaine fois. Je pense même faire 2 versions du chemin, car les possibilités sont nombreuses.. J’en profite pour remercier tous ceux qui  ont posté de si beaux commentaires sur certaines de mes aquarelles ; j’en suis très touché.    Je voulais aussi remercier ceux qui ont versé 2 ou 3 € de plus lors de l’achat de mes 2 petits ouvrages il y a un an. Par la force des choses j’ai dû descendre le prix à 20 € (au lieu de 22 ou 23), même si je ne suis pas encore rentré dans mes frais d’éditions. Le visuel des ouvrages a été rajouté dans l’onglet « Petits formats ».

Cette autre petite aquarelle (Impression végétale) va rejoindre ses soeurs dans l’onglet cité. Un travail dans le mouillé, encore ; cela s’ajoute aux quelques parts que j’essaye de donner à l’émerveillement du monde.. Une oasis dans le désert..

Patience et courage ; restons positifs…!

A bientôt !

Soleil d’hiver

« Quelle flamme pourrait égaler le soleil d’un jour d’hiver..? » (H. D. Thoreau)

Peut-être la flamme de l’espoir, celle qui chancelle  au vent des nouvelles jamais très rassurantes des médias  concernant le coronavirus et ses variants.. Qui chancelle au vu d’un avenir toujours incertain sur ce qu’il adviendra de nos professions, de nos anciennes habitudes.. Qui chancelle au mistral glacé de la peur d’être malade ou que nos proches le soient… Qui chancelle, oui, mais c’est une flamme qui ne s’éteint pas. Quelque soit la longueur de l’hiver traversé, la lumière n’est jamais éteinte.

Ces jours de janvier ne sont pas évidents, certes ; le froid (pour l’enfant des îles que je suis) me fait souvent squatter la place près de la vitre, à guetter le moindre rayon de soleil, comme un mendiant pathétique.. « Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin » écrivait Paul Eluard, c’est un peu de cela ; mais c’est fou comme cette lumière fait du bien…

J’ai voulu vous l’offrir avec cette aquarelle :

Certains d’entre vous reconnaitront cette aquarelle donnée en modèle à des élèves ;  elle symbolise l’espoir que donne le soleil, dans la traversée de l’hiver, tout en révélant les beautés de la saison glacée..           C’est toujours agréable de travailler les couleurs chaudes et froides..

Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mes exercices pour élèves ; je n’ai pas eu le temps de peindre l’un des sujets précédents (je n’ai pas pris le temps plutôt), mais le prochain sera proposé demain, et je pense bien le faire..

Je continue d’alimenter de temps en temps l’onglet de mes petits formats ; le dernier en date est cette balade sous les pins (dans le mouillé)..

Il y a un personnage, il n’est pas perdu (sinon dans ses pensées), car le chemin traverse toujours des beautés , des évidences, qui guideraient n’importe qui vers le bonheur et la sérénité…

Il suffit de faire confiance et d’ouvrir les yeux..