(Re) Maniement des pinceaux

Petit clin d’oeil à la politique, bien sûr, alors qu’en vérité ces choses là me sont bien éloignées.. Changer de ministres ne changera pas la réalité des préoccupations économiques des français mais cela donne l’impression de faire quelque chose.. C’est un peu pareil quand chaque année je fais le tri dans mes pinceaux, jetant les plus abîmés , cela me donne un nouvel élan créatif, j’achète aussi de nouvelles couleurs, histoire d’explorer de nouveaux territoires d’expressions.. Un peu comme sortir du cadre ou dépasser les « Bornes ».. Bref… En janvier il est bon de tourner la page..

En janvier c’est aussi hélas l’échéancier de mes cotisations URSSAF pour l’année, toujours un choc, même si on doit s’y attendre.. Alors pour moins y penser j’écoute les conseils du président qui nous exhorte à faire plus de sport (au moins une demi heure par jour !).. Ah ah ! Impossible pour moi.. Si je me mets trop au sport j’ai peur de devenir trop sexy et de devoir fuir sans arrêt les hordes d’admiratrices à ma poursuite.. Non, sérieusement, ce n’est pas en janvier, avec le froid actuel que j’ai très envie de courir.. Courir après mes rêves, oui, peut-être, à la limite..

A propos du froid, je reste toujours sidéré des chaines d’info.. Il paraitrait qu’il fait froid en hiver.. « Couvrez-vous bien !! » LOL.. Heureusement car j’allais justement sortir ce matin en string, t-shirt et tongs pour aller faire mes courses…. Sérieusement… On nous prend vraiment pour des enfants..

Bref, il faut mieux entendre ce genre de niaiseries que d’être sourd.. Il se passe aussi rarement un jour sans qu’un acteur ou réalisateur ne soit accusé d’agression sexuelle.. Il faut bien que la parole se libère.. (J’aurais bien aimé vous révéler la fois où Sophie Marceau m’a fait des avances lors d’une visite à la galerie.. Ah , hélas… là, désolé, je viens de l’inventer.. Dommage…) .. Je plaisante mais il est important que les abus en tout genre cessent (tout comme les tribunaux populaires).. Toutes ces infos désolantes sont vraiment consternantes, alors se mettre à peindre, cela permet de changer d’air.. Voici d’ailleurs une petite aquarelle de neige, un petit format 20 x 20 cm pour être d’actualité :

Un petit exercice plus facile à faire que ceux proposés ce mois-ci avec les lacs dans les Alpages.. Vous êtes déjà nombreux à avoir participé et j’en profite pour vous remercier chaleureusement pour vos gentils messages et vos voeux accompagnant les envois ; je ne peux répondre à tous individuellement mais je le fais globalement..

A propos de maniement de pinceaux, je manie aussi le Pigma Micron pour créer des compositions, aquarelle et encre, où je laisse une grande part inachevée :

Cette « Fin de matinée à Brantes » est un format 35 x 50 cm, en style illustration, où j’ai laissé donc volontairement des zones dessinées mais non peintes.. Sans doute pour que l’imagination du spectateur fasse le reste..

En ce moment je peins des lavandes, cela n’a rien à voir.. Encore moins avec la saison. Mais il parait qu’on est encore libre sur certaines choses..

Maniez vos pinceaux, remaniez-les comme vous voulez, avec toujours la pointe du coeur pour indiquer la bonne direction..

Il ne se trompe jamais..

A bientôt !

Dans la lumière

Merveilleuse, en bonne santé, pleine de réussite et de petits bonheurs.. Non non, je ne vous parle pas d’Anne Hidalgo, ce sont juste mes voeux pour cette nouvelle année qui commence.. 2024 ! .. Bien sûr il y a un petit rapport avec les Jeux Olympiques, mais je ne vais pas en parler déjà alors que ça n’a pas commencé… C’est un peu comme écouter Mariah Carey en novembre, ou voir les galettes des rois en rayons fin décembre, c’est trop tôt !! Laissez-nous vivre l’instant !!

Je n’ai pas été très en forme en fin d’année, cette petite grippe m’a bcp fatigué, jusqu’à hier encore.. Du coup, je n’ai pas pu incendier des voitures de mon quartier comme le veut la tradition en France, ni brûler des poubelles…. Trop fatigué.. Et puis la grisaille qui s’installait dans le ciel me donnait envie de prendre un pinceau magique pour colorer tout ça, de bleu, ou de jaune.. J’avais envie de lumière et de couleurs.. Voici d’ailleurs la première aquarelle que je vous présente cette année : Un porche fleuri, dans la pleine lumière de l’été provençal :

Je suis un peu comme le chat ; je me tiens à l’ombre, juste pour contempler.. Faire partie du décor, sans en recevoir la lumière cela me va très bien..

Concernant 2024 je n’ai pas de grandes attentes ; la chose qui me ferait vraiment plaisir sur un plan professionnel c’est d’être retenu parmi les exposants aux rencontres Lun’aquarelle de St Sériès en octobre prochain.. C’est loin, je n’ai pas encore déposé mon dossier, mais la différence dans l’organisation (8 oeuvres par artiste) me fait penser que ce sera plus dur d’y être.. Quant à y recevoir un prix, c’est un degré supplémentaire d’exigence que mes doutes perpétuels sur mon niveau tempèrent régulièrement.. Nous verrons bien..

En 2024 je me réjouis déjà de ne pas vivre à Gaza, en Ukraine, en Haïti ou dans certaines régions du monde où il serait déplacé de se plaindre de la moindre futilité.. les médias s’échinent à nous annoncer la moindre agression, le moindre fait divers, le moindre événement climatique qui pourrait nous faire réagir, râler (comme d’habitude), et certains réseaux ou écrans nous affligent d’images consternantes de débilité, comme s’il fallait toujours nous attirer vers le bas… « L’essentiel est constamment menacé par l’insignifiant » disait René Char ; il n’avait pas tort.

Bref ; c’est pour cette raison que j’ai voulu prendre de la hauteur avec les exercices du mois, en vous proposant des lacs de montagne, et des sommets neigeux.. L’air frais fait du bien.. J’attends les premières réponses incessamment..

J’ai été très heureux et soulagé de pouvoir voir mon père une dernière fois, en décembre ; même si 2024 sera peut-être sa dernière année, même si sa mémoire lui joue des tours, j’ai appris qu’il se souvenait très bien de ma visite. Cela m’a fait grand plaisir.. Et il garde toujours son sens de l’humour, quand par exemple ma soeur , en parlant de sa culture, lui dit qu’il a des Lettres, il répond malicieusement : « Oh je n’ai plus de Lettres, je n’ai que des cédilles.. ».. Sacré papa..

Bon, je vous laisse avec cette petite aquarelle colorée et lumineuse, d’un été (en plein hiver) ; des champs de lavandes qui donnent la nostalgie :

Elle s’intitule « Bonheur d’été en Provence ».

Je vous souhaite donc beaucoup de bonheur pour cette nouvelle année.. D’être dans la lumière (intérieure) et de rayonner tout autour de vous.. Si nous désirons un changement dans le monde et qu’il devienne meilleur, c’est par nous que cela commence..

A bientôt !

Balade au bout de l’an

Un grand merci à toutes celles et ceux qui m’ont envoyé un message à la suite de mon dernier article, cela m’a fait très plaisir.. J’ai aussi reçu énormément de commentaires (et de « likes » ) sur ma page Facebook avec ce même sujet, il faut dire que je ne suis pas du genre à étaler ma vie sur les réseaux sociaux (exception très rare pour le tennis), alors ça fait quand même bizarre de voir que la seule photo « non aquarelle » est celle qui a touché le plus..  Je me doute que le thème du cycle de la vie, de la transmission, nous touche tous. Peut-être que si j’avais posté une photo de moi en maillot de bain sortant de l’eau, du genre David Hasselhoff dans Alerte à Malibu, cela aurait pu créer des « likes » aussi.. Bon, hélas, ce serait plus un ersatz de Sim que de David Hasselhoff, mais on fait ce qu’on peut.. En passant du temps à retoucher l’ image je serais arrivé à faire illusion.. Comme avec les filtres sur Instagram. Bref, vraiment un autre monde pour moi.

Je me suis remis à peindre un peu, histoire de me rappeler ma profession et ma raison de vivre.. En voici une photo, une balade dans le village, comme une balade dans les choses essentielles :

Les 2 silhouettes ont été rajoutées après, pour ne pas faire trop vide, ainsi que les fleurs à droite. C’est un sujet qui fut travaillé par étapes avec les élèves du mardi.

Il y a eu aussi cette petite aquarelle, un chemin bordé de quelques coquelicots, comme ces choses à côté desquelles on passe parfois sans les voir :

On peut faire un parallèle entre ces coquelicots et des heures de notre vie ; certaines peuvent paraitres insignifiantes, mais d’autres sont inoubliables..

J’ai pu voir mes 4 enfants le jour de Noël, juste quelques heures, mais c’était là mon véritable cadeau. Etonnamment je n’ai pas reçu de peigne ni de brosse à cheveux, il faut sans doute savoir faire le tri dans les choses essentielles.. L’année arrive à son terme et ce fut une balade agréable à partager avec vous. Une balade jusqu’au bout de l’an, en souhaitant que le prochain qui arrive sera plus souriant sur le plan international.

Personnellement je termine l’année légèrement grippé (cela m’arrive tous les 10 ans), et avec le visage de Jeoffrey de Peyrac (sans avoir l’aura de R. Hossein), pas grand chose, mais la promesse des jours qui rallongent est déjà un sourire pour 2024..

Réjouissez-vous !

Le cours de ma vie

Je me suis absenté 10 jours. Comme il y a plus de 4 ans je suis retourné dans le département de mon enfance, voir mon père. Mais cette fois-ci pour la dernière fois. Je n’aurai pas l’occasion de revenir avant longtemps, et à son âge (97 ans) vu son état déclinant, cette visite était un Adieu.

L’émotion est compréhensible, j’ai revu le cours de ma vie , ma jeunesse, et tout ce qui a fait que j’en suis arrivé là, à donner des cours de peinture, à peindre et à exposer.. Ce n’était pas la voie la plus rassurante pour mes parents (surtout avec des enfants) mais ils m’ont toujours soutenu et dit qu’ils étaient fiers de moi.. Que demander de plus..?

Sa mémoire étant défaillante depuis quelques temps, ma soeur et moi lui avons préparé un petit atelier peinture, pour que l’action renforce le souvenir. Juste quelques minutes, juste un petit cours, sans doute le cours de ma vie..

C’est moi qui tient sa main, trop tremblante, à ce moment là, alors que c’est lui qui tenait la mienne quand j’étais enfant.. Juste retour des choses. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas vu de coquelicots, et encore plus longtemps qu’il n’avait manié un pinceau.. 90 ans au moins.. Qu’importe le résultat, l’essentiel était de marquer le moment. Qu’importe aussi qu’il m’ait demandé mon prénom plusieurs fois en 5 ou 10 minutes, je le lui ai rappelé à chaque fois(Ti Jacques, le « Ti macaque » qui grimpait si souvent aux arbres et qui taquinait ses frères et soeurs..), qu’importe s’il oubliera mon passage dans quelques jours ou quelques heures, rien n’effacera l’intensité de l’instant.  Il m’a dit aussi « Je t’aime », ce sont des mots qui ne disparaissent jamais..

Même s’il entend mal, qu’il ne voit plus grand chose, qu’il ne peut plus se mettre debout, et qu’il oublie les prénoms de ses enfants, il suffit d’un peu de présence et d’Amour pour que tout semble plus facile.. Plus facile à supporter le fait de vivre dans un EHPAD, un lieu si désolant à voir, et où l’on réalise que le personnel a bien du mérite..

Bref ; je n’ai donc pas peint pendant une dizaine de jours. Ne m’en veuillez pas si vous ne voyez pas de joyeuses aquarelles colorées et printanières, ce sera pour plus tard.. J’ai juste eu le temps de peindre ce petit sujet d’hiver, pour vous :

Les sommets neigeux, les forêts dans la brume hivernale.. Sans doute un clin d’oeil à l’hiver de la vie. Quelles que soient les saisons de la vie, il y aura toujours de jolies couleurs à peindre, et à vivre..

Les jours les plus courts de l’année se terminent cette semaine, ensuite tout va recommencer et repartir comme une renaissance.. J’espère que nombre d’entre vous pourront voir leurs proches ce week-end pour les fêtes, et leur dire qu’ils les aiment.. C’est le plus important.. Le cadeau n’est qu’un emballage.

Pendant mon absence j’ai vu que j’ai raté l’élection de Miss France.. Damned !! Avec mes cheveux (très) court j’aurais eu toutes mes chances cette année, quel dommage… Arff.. Ce sera pour une autre fois..

Je vous souhaite beaucoup de bonheur pour ces fêtes, la tête levée hors du portable, pour réaliser que le moment présent est plus important que son souvenir..

A bientôt !

Le poids des mots

Il m’arrive de chercher le bon mot pour vous faire sourire de temps en temps, même si l’actualité n’est pas réjouissante (et surtout pour cela), mais de là à ce qu’ils organisent la COP 28 à Dubaï cette année, je n’aurais pas pu trouver meilleure blague.. c’est quand même le summum de l’ironie et de l’hypocrisie réunies.. Ces pays gros producteurs de pétrole qui font tout depuis tant d’années pour freiner les décisions relatives à la restriction des énergies fossiles.. Il y a tant d’incohérence dans ce qui se passe en ce moment, sans compter ces gens mis au pouvoir dans certains pays, j’ai parfois l’impression que tout ça n’est qu’un mauvais rêve.. Une uchronie de l’écrivain Philipp K. Dick n’aurait pas dépareillé..

Bref, j’ai bien besoin de repos. Je n’ai pas peint depuis quelques jours, sans doute un besoin de relâcher la pression. Peut-être que le froid actuel me paralyse aussi ; j’ai tendance à squatter la zone près du chauffage ou au soleil derrière la vitre, ce n’est pas une bonne période.. Et pourtant, les paysages enneigés sont magnifiques à peindre ; ils feront l’objet d’aquarelles à venir.. En voici d’ailleurs une que j’ai recadrée récemment :

Il semble que cela devienne un luxe ou une rareté d’avoir tant de neige à perte de vue en France, à moins de monter très haut dans les sommets ; Bon, heureusement on pourra toujours aller à Dubaï skier dans une station couverte et climatisée en plein désert.. (Et sinon n’oubliez pas que l’Arabie Saoudite va organiser aussi les jeux asiatiques d’hiver en plein désert en 2029..).. MDR… LOL…. XD.. (Je suis à court d’émojis..)

Concernant les exercices pour élèves de ce mois de décembre, les envois sont clos et les commentaires ont été postés hier. Il y a eu bcp de versions pour le beau ciel automnal, peu de courageux pour le pêcheur à Sète, et carrément aucun pour les courges.. (Peut-être en opposition au fait que ce soit une image créée par l’Intelligence Artificielle ?).. Il n’est pas impossible que je m’en inspire dans quelques jours ; histoire d’en interpréter une version plus « humaine et poétique »..

Je remarque ces jours-ci que certains élèves de mes cours sont soit dans la lune soit trop concentrés lorsque je parle. Je décris en effet ce que je fais, je parle des couleurs à utiliser , des effets à produire, j’explique ma démarche, etc.., et puis souvent , à peine terminé mon discours, certains me demandent ce qu’il faut faire maintenant.. Ils n’ont pas écouté.. Bon, alors parfois je tente de glisser des mots incongrus dans mon speech, genre « tartiflette » ou « couscous » (entre 2 noms de couleurs) pour voir s’ils réagissent.. Pas toujours.. Je comprends mieux alors les discours des hommes politiques, du bla-bla professionnel, qui endort bien comme il faut, comme une berceuse dont on écoute la mélodie plus que les paroles.. (Dormez-bien les enfants…)..

Pour ces élèves, en guise de sourire bienveillant, voici un petit exercice plus facile à colorier si vous êtes fatigués :

Oui, vous avez bien compris, il n’y a presque rien à faire..

Le poids des mots est un peu celui de la neige qui tombe. Cela est très léger, souvent imperceptible, mais au fur et à mesure, tout ces petits flocons finissent par alourdir les toits (ou le mental), on finit par avoir du mal à avancer.. Le paysage s’en trouve transformé à la longue, un vaste manteau blanc, qui peut donner de la beauté ou qui peut décourager.. A vous de choisir votre interprétation des choses par rapport à certains discours..

Bon, plus qu’une vingtaine de « gros dodos » avant Noël… Courage !! Et vous aurez plein de cadeaux ou de récompenses si vous avez été sages..

Patience, et à bientôt !

S’accrocher à l’automne

Comme on s’accroche à la nostalgie de la douceur des jours passés.. Cette petite image est très symbolique de ce que l’on pourrait ressentir à la vue des dernières feuilles qui s’envolent ; inévitablement..

J’en pince pour les couleurs d’automne, et l’aquarelle est là pour en immortaliser les splendeurs, même si l’hiver, hélas, arrive bientôt.. Certes, il aura ses beautés lui aussi, mais parfois l’on s’accroche à ce qui nous semblait mieux.. Les saisons s’enchainent, et la vie défile..

Voici donc mes 2 dernières aquarelles d’automne. La première est un hommage à la Ste Victoire ; un travail sur la profondeur, les contrastes des vignes colorées par rapport aux oliviers, aux cyprès et à la montagne..

Ceux qui ont connu Aix devraient apprécier. (Format 30 x 40 cm ).

La deuxième est une reprise d’un sujet abandonné par un élève ; d’après une photo que j’avais prise près de Mazan :

J’avais traité ce sujet il y a quelques années. On y aperçoit une montagne au fond, bien connue de certains lecteurs de ce blog..

Il y a peu de chance que vous puissiez voir d’autres aquarelles automnales, celles-ci fermant la porte de la saison. Il est probable que la prochaine fois il y ait des paysages d’hiver, ou des fruits..

ATTENTION ! De nouveaux sujets d’exercices ont été postés sur l’onglet dédié de ce site.. Hé oui, c’est très en avance par rapport au 1er décembre, mais je n’avais pas le choix. Exceptionnellement vous aurez jusqu’au 3 décembre pour envoyer votre photo.. (En clair vous avez toute la semaine prochaine), après je n’aurai pas le temps de poster mes commentaires..

Vous avez le choix cette fois entre un magnifique ciel sur des champs de vignes, (photo de P. de Charleville), ou alors de magnifiques courges ; la particularité c’est que cette photo a été complètement générée par une intelligence artificielle.. C’est incroyable ce que l’on peut arriver à faire avec ça.. (Paraitrait qu’ils sont même arrivés à créer une image de ma tête avec une perruque pendant le confinement.. j’étais pas au courant..) Bref.. Et puis, troisième possibilité : UN pêcheur à Sète. Et une mouette au dessus de cabanes de pêcheurs (chères à Francis Cabrel).. Photos prises par mon fils Valentin. C’est l’occasion d’oser s’attaquer à un personnage. Osez sortir de votre zone de confort..! Prenez juste plus de temps pour le dessin.. Un pêcheur à Sète (peut-être un pêcheur ascète) c’est toujours mieux et plus courant qu’un pêcheur à Troyes. Sis devant ses filets. Tout ça fait bien du neuf (comme sujet), alors profitez-en.. Sète , un beau roman, Sète une belle histoire, Michel Fugain aurait presque pu en faire une chanson..

Bon , j’arrête là mes propos sibyllins pour certains (tiens, encore un mot rarement utilisé), je vais essayer de me réjouir de la libération d’otages (quels qu’ils soient), sans me consterner du reste.. Il y aurait de quoi, mais je préfère m’accrocher aux illusions de la beauté..

« S’accrocher à l’automne, avant le froid d’hiver,

Comme quand l’on déraisonne à vouloir se défaire

Des illusions que donnent la chaleur des amants

Et de l’été qui sonne le bonheur du moment.. »

A bientôt !

Que la sérénité débarque

Dans un climat mondial un peu tendu en ce moment il est clair que nous avons besoin de calme et de sérénité. Les couleurs d’automne y contribuent un peu (à notre niveau) , et pour une aquarelle il suffit de rajouter quelques reflets sur une eau tranquille, quelques barques, et l’impression de douce poésie se dégage.. « Là, tout n’est qu’ordre et beauté, luxe , calme et volupté ».. Baudelaire acquiescerait je pense. Le luxe c’est surtout le silence, de nos jours. Loin du tumulte des médias et des réseaux sociaux .Un luxe inouï.

Cette aquarelle fut donc réalisée en cours avec mes élèves :

Un travail sur le ciel et l’eau, les effets de brume et les reflets. Les 3 barques ont été rajoutées après (pour combler le vide qu’il y avait à gauche). C’est sûr que dans un endroit pareil pas besoin d’écouter du JuL. Profiter de l’instant c’est le plus important. La sérénité des barques nous emporte dans la contemplation, de reflets en réflexions, de poème sur le temps suspendu, l’espace d’un instant..

Oui, les couleurs automnales sont inspirantes pour la peinture ou la poésie ; certains arbres comme le sumac, l’érable du Japon, le liquidambar, le mûrier de Chine , le figuier, sont des palettes naturelles de couleurs pour l’artiste.. L’amélanchier aussi (mais ce dernier rend difficile la possibilité de lui trouver une rime riche dans un poème.. Bref..). La nature est un cadeau, prenons en soin..

Novembre apporte aussi hélas les premiers miasmes des petites infections ORL, rhumes, bronchites, etc… De quoi rendre certains élèves valétudinaires, enchifrenés, égrotants ou cacochymes… (oui, oui ces mots existent ; je ne les ai pas entendu chez Cyril Hanouna ou dans la Star Academy c’est sûr, mais c’est amusant d’utiliser des mots jamais employés.. Vous regarderez sur Google..).. Bref, je m’amuse des mots, tout ça pour dire qu’il faut penser à booster ses défenses immunitaires ; manger sainement et randonner, si vous le pouvez.. La nature vous attend.

Cette aquarelle est la dernière des aquarelles retouchées , comme lors du dernier article :

Douceur au bord du canal (de Carpentras) 30 x 40 cm. Certains reconnaitront un sujet traité il y a quelques années. Là aussi les reflets amènent la sérénité, voire l’introspection, et même sans barque on se surprend à embarquer dans les rêves que donnent ce paysage..

Je souhaite sincèrement que les argentins pourront embarquer vers une société meilleure et plus équitable depuis l’élection de leur nouveau président (hier), mais vu le portrait qui en est fait j’ai de très gros doutes ; on se demande vraiment où va le monde..

Concernant le Black Friday, cette fête consumériste, ne comptez pas sur moi pour faire des rabais sur le prix de mes aquarelles . Les prix n’ont quasiment pas changé depuis 4 ou 5 ans, c’est déjà donc une forme de promotion. Vous pouvez passer à l’atelier de Velleron si vous avez l’idée d’un cadeau pour les fêtes, il suffit de m’envoyer un mail ou un sms ; je serai disponible jusqu’au 3 décembre. Après il sera trop tard, je serai racheté par l’Arabie Saoudite..

Bon, j’arrête de dire des bêtises ; prenez surtout soin de vous (et de vos pensées)..

A bientôt !

Oser métamorphoser

Il m’en faut peu pour m’inspirer. Une ébauche, une tache, un ratage (supposé) d’aquarelle, cela peut être suffisant pour créer quelque chose d’autre, avec une pointe d’imagination et des fleurissements plein la tête ; par exemple.. La vie est plus belle en couleur.

Juliette Armanet aurait chanté « Imaginer l’Amour, les étoiles en plein jour.. », en ce qui me concerne je laisse s’exprimer ce qui vient, comme une poésie de la beauté des paysages qui nous entourent, Avec la pointe du coeur en guise de pinceau. Oui, cela peut paraître mièvre pour certains, naïf au mieux, mais je m’en moque, à vrai dire quand on ose on se trompe parfois mais quand on n’ose pas on se trompe toujours.. Cela s’applique à l’aquarelle, bien sûr, mais à d’autres domaines aussi.

Oser métamorphoser. C’est ce que j’ai fait sur les 2 chutes d’aquarelles qui m’ont été confiées. La première représentait des marches, aux pourtours fleuris, un sujet que j’avais donné il y a quelques années à mes élèves. Voici donc la photo avant (projet abandonné) et la photo après (remise à flots) :

Il ne faut pas hésiter à « repepser » les couleurs, à fleurir encore et encore, comme des baisers que l’on ne donne (ou ne reçoit) jamais assez.. Le monde en a besoin ; et nous sommes tout un monde. J’ai intitulé cette aquarelle « Vers le jardin d’Eden ». Sans doute faut-il gravir quelques marches (faire quelques efforts) pour découvrir le merveilleux. Cela en vaut la peine.

Dans cette autre reprise, c’était plus difficile ; à partir d’une tache il m’a fallu imaginer ce que je pouvais en faire. J’ai cherché. Et puis, quand on écoute son coeur les choses se mettent progressivement en place.. Voici là aussi la photo avant (une tache) et ma réinterprétation :

On a du mal à reconnaitre et pourtant il s’agit bien de la même feuille. Des lavandes et un cabanon sont apparus. J’en profite pour remercier chaleureusement cet élève (qui se reconnaitra) pour le don de ces feuilles et pour sa gentillesse en général.

En plein mois de novembre, cela fait du bien de peindre des fleurissements. L’actualité le mérite. J’ai aussi regardé à la télé dimanche soir un reportage consternant sur l’état de l’éducation nationale en France. Baisse du niveau général, baisse du respect envers les professeurs, agressions, dégradation des infrastructures, etc… le constat était déplorable. Les gens n’imaginent pas combien il est difficile d’enseigner. Cela apporte des joies, certes, mais il faut des trésors d’énergie et de résistance pour supporter les perpétuels râleurs ou insatisfaits .. (En étant moins payé qu’un footballeur).. Bref.

Une petite histoire plus souriante pour finir. Cela fait plus de 10 ans que j’ai un petit poulailler dans mon jardin. Mes 2 poules sont maintenant trop vieilles et ne pondent plus (depuis plusieurs mois) mais je les garde par sympathie. L’autre jour, quelle drôle de surprise de trouver dans le poulailler un adorable petit chaton d’environ 2 mois.. (Comment est-il arrivé là ?? Mystère..).. Nous n’avons pas pu le garder très longtemps (même pas eu le temps de trouver une recette sur internet..), notre voisine a bien voulu l’adopter.. Nous le reverrons donc certaines fois. Ceci pour dire, symboliquement , qu’il y a beaucoup d’êtres qui traversent nos vies , qui nous apportent de la lumière, de la joie, ou simplement le cadeau de leur présence, qu’importe la durée, que ce soit une journée (comme pour ce chaton) , quelques semaines ou des années, rien ne meure de ces rencontres. Le plus difficile est juste d’en accepter la brièveté.

Voilà ; un peu d’aquarelle, un peu de réflexion, et pour finir un peu d’ironie.. J’ai aperçu dernièrement le visage de Madona. Bon, à 65 ans on peut dire qu’elle assure encore sur scène.. Mais côté chirurgie esthétique cela semble assez…effrayant.. Tant d’effort pour Paraître..(encore jeune).. Du coup, j’en viens presque à aimer mes rides. La Métamorphose (de Kafka) transformerait certains en cafard, d’autres en poupée de cire inexpressive ; un peu comme dans les filtres Instagram pour paraître ce que l’on est pas.. Triste époque..

J’avoue, j’ai plein de défauts. Mais la vie est trop courte pour ne regarder que cela.

A bientôt !

Mélancolie d’automne

Il pleut, il fait froid et humide, il y aurait de quoi se plaindre (comme tout bon français qui se respecte), mais je me garde toujours de tomber dans l’insatisfaction permanente de ce qui me manque alors qu’il faut se réjouir de ce que l’on a.. J’ai par exemple un cousin en Bretagne qui , suite à la tempête Ciaran, a eu plusieurs jours d’électricité coupée, 9° dans la maison, il est facile de relativiser. Et c’est encore plus évident quand on voit à la télé les champs de ruines dans lesquels vivent certaines populations à cause des guerres actuelles.. Se plaindre de la grisaille serait déplacé.

Il subsiste cependant une forme de mélancolie automnale, le front aux vitres à regarder la pluie, comme on regarde ces heures qui défilent et nos souvenirs, et l’on succombe à penser , comme le chantait Barbara : « Que tout le temps perdu ne se rattrape plus »..

Le front aux vitres, pour ceux qui aiment la poésie, est une référence à Paul Eluard, quand il écrivait :

« Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin, Je te cherche par delà l’attente, par delà moi-même, Et je ne sais plus tant je t’aime, Lequel de nous deux est absent.. »

Ce sont des vers magnifiques, que je pourrais dédier à l’aquarelle quand cela fait quelques jours que je n’ai pas peint. Il y a une forme de manque. Une forme d’addiction à ce plaisir de manier l’eau et les pigments de façon à faire naitre un imprévisible paysage.. La beauté est dans l’imprévisible.

Voici un exemple de ce qui est sorti de ma tête récemment :

Une féérie de l’automne. Mais ce qui rend la chose intéressante c’est la possibilité de le voir aussi comme un printemps aux champs de coquelicots. Nous voyons toujours les choses comme cela nous arrange. Pour info, cette aquarelle a été peinte sur du Canson Montval, format 35 x 50 cm.

Voici une autre vision, vraiment très automnale cette fois :

Travaillée (comme la précédente) dans le mouillé sur mouillé. Intitulée « Chanson d’automne », sans doute à cause des chansons qui me viennent en tête quand je peins.. « Une chanson que me fredonne l’automne, les tâches rousses de septembre, etc.. (je n’ose même pas vous donner le nom de ce chanteur espagnol… trop kitsch..)… Bref.. Le temps est vraiment à la nostalgie et des feuilles mortes (qui se ramassent à la pelle)..

N’allez pas croire que mes aquarelles actuelles ne sont qu’automnales ; mes élèves peuvent témoigner de celles représentant des calanques ou des oiseaux en ce moment, mais elles sont inspirées d’autres aquarellistes et je ne peux les afficher sur mon site .

Les réponses aux exercices ont été extrêmement rapides ce mois-ci , je n’ai pas eu la possibilité de poster celles de Dominique ou Claire par exemple, comme quoi les sujets proposés vous ont inspiré.. J’ai pris le temps d’écrire mes commentaires hier. Je ne suis pas sûr de pouvoir poster ma propre version, tout dépend de ma disponibilité.

La vision (déjà !) des décos de Noël, des chocolats, etc.. dans les grandes surfaces me désespère.. Et si par malheur j’entends Mariah Carey chanter « All I want for christmas » là j’ai carrément envie de crier.. (Un peu le cri que l’on fait quand on pose ses fesses sur la lunette trop froide des toilettes..).. Désolé. Je râle.. Bon , je continue : Pour Noël, faite simple.. inutile de m’offrir une Ferrari ou une Porsche.. JE N’AI PAS LA PLACE !! Du papier aquarelle suffira. (C’est presque le même prix, si c’est de l’Arches.. j’exagère à peine..). Ouais , je plaisante, ceux qui me suivent depuis longtemps savent que je ne suis pas très attaché aux choses matérielles.. La santé de mes proches c’est le plus important.

Prenez donc soin de vous, réjouissez-vous de la beauté de la pluie qui tombe (comme  » des perles de pluie venues de pays où il ne pleut pas »), et si la mélancolie vous épouse parfois, n’en prenez que le meilleur pour peindre de belles aquarelles..

La vie est faite de tout cela.

A bientôt !

Et de neuf (… sans faire de l’ancien)

Voilà donc une neuvième saison (déjà) qui vient de se terminer à Roussillon. Il semble qu’elle est passée plus vite que les autres, peut-être à cause de l’actualité, peut-être à cause du travail qui a été intense.. Même si au final j’ai vendu moins d’aquarelles cela a été compensé par la vente de grands formats que je ne vends pas si souvent.. Mes ruelles sont parties, certains paysages dans le mouillé, quelques rivières.. Tout le reste est maintenant ramené à la maison ; un grand bazar ; provisoire bien sûr.. Ah oui, j’oubliais : je n’ai plus de fruits (et même mon lit se transforme en*… présentoir..).. Il faudra donc que je peigne beaucoup cet hiver pour reconstituer un stock . Neuf ans à faire du neuf, des aquarelles toujours originales et différentes, même si certains sujets plus anciens ont été refaits , mais avec un oeil nouveau. Le grand défi est là : se renouveler. Ne pas tomber dans la répétition et s’enliser dans la caricature de soi-même.. C’est cela le plus difficile. Vraiment. Car l’on est confronté à la demande (souvent commerciale) de ce qui se vend, au détriment de la création pure et épanouissante.. Rattrapé par la réalité économique. Payer son loyer, ses URSSAF, ses fournitures, etc.. Il y a pire comme dilemme, j’en suis conscient. Je reste accroché à mes rêves (d’artiste), comme un enfant accroché à ses illusions, comme un chêne à ses racines profondes, comme un intégriste accroché à sa vision moyenâgeuse du monde (Humm, parallèle un peu foireux, j’avoue…) . Heureusement j’éprouve toujours du plaisir à peindre, quel que soit le sujet ; et c’est le plus important.

Mon dernier paysage dans le mouillé est une parenthèse printanière en cet automne pluvieux : Les (fameux) arbres de Judée :

Un format assez grand (45 x 48 cm environ), sur du papier Canson Montval. Un genre d’envolée lyrique qu’il est agréable de faire.

Novembre commence sur des bases assez agitées niveau météo.. Les tempêtes sont fortes, pluies et vents au rendez-vous. C’est très pénible d’avoir les cheveux dans les yeux avec ces bourrasques et d’être tout le temps en train de se recoiffer.. Sans compter que je frise.. Ben voyons.. Oui, je sais, je frise surtout le ridicule, mais bon , au moins il ne tue pas.. Si je raconte des bêtises c’est bien sûr pour faire sourire un peu. En ce moment le monde a besoin de sourires, et d’émerveillements.. Même sur des choses dérisoires (comme on peut les trouver sur ce blog)..

Il y a de quoi s’émerveiller de bien des choses, il suffit juste de prendre le temps. Les ciels sont magnifiques, les couleurs d’automne également :

Cette petite aquarelle est juste là pour vous le rappeler.

L’automne est comme musical. Une symphonie de couleurs. Une valse. Une valse à 3 temps, une valse à 20 ans, comme disait Brel : une valse à 1000 temps offre seule aux amants 333 fois le temps de bâtir un roman…

Ouais, encore des références de vieux croutons.. Désolé. Je reste nostalgique d’ une vision du monde plus simple et plus tolérante. J’ai toujours du mal à comprendre pourquoi l’on peut tuer pour des questions de religions, de races ou de territoires.. Tant de siècles d’évolutions pour ça.. (Il convient de réécouter « Et si en plus y a personne », de Souchon)..

C’est donc pour cela que l’un des exercices de ce mois est un olivier, arbre de Paix. Il y a aussi des olives, et un magnifique embrasement d’automne.. De quoi faire de belles aquarelles. Les premières réponses ont déjà été affichées.

Je vous remercie pour vos nombreux messages sympathiques (auxquels je n’ai jamais assez de temps pour répondre), ainsi que pour votre fidélité.. Je m’effraie parfois du nombre de lecteurs de ce blog.. Des centaines.. (sans compter les non abonnés dans l’anonymat derrière leur écran..) A la limite ça fout la trouille.. (comme disait Alain Chabat)..

Bon, je vous laisse . Dans l’intense voyage de l’émerveillement, même des petits riens, dans la valse à trois temps (ou à 1000 temps) qui fait votre vie…

A bientôt !