Une aquarelle achetée…

…Un masque offert..

Bon, je plaisante, mais il faudra bien trouver un slogan accrocheur pour qu’il y ait des visiteurs à la galerie cette saison.. Bien que la date de réouverture ne soit pas encore décidée, nous savons que ce sera une saison délicate.  Comme bien d’autres professions impactées il faudra être fort, garder le moral, et se dire que des jours meilleurs vont arriver.. L’espoir est toujours là ; j’ai eu récemment la confirmation par mail de la vente d’une de mes aquarelles.. C’est une très bonne nouvelle..!     Le mois d’avril se termine aujourd’hui, tout en confinement, mais aussi tout en fleurissement et en chants d’oiseaux ; il ne faut pas voir que le côté négatif.. Cela faisait des années que je n’avais pas pu observer les boutons de roses de mon jardin, les lilas, les iris.. Les premières fraises qui rougissent, les abeilles et les papillons qui profitent de la fête.. C’est peu de chose tout ça, mais c’est d’une richesse infinie..

« Mieux vaut être que paraître ; il y a moins de masques à ôter. » (J. Coeijmans)

Dans cette nouvelle société masquée qui s’annonce il me semble que l’essentiel est de moins en moins invisible pour les yeux.

La fréquentation de mon site en avril a été exceptionnelle avec en moyenne une centaine de visiteurs par jour et une pointe à plus de 3200 vues en une journée. Bien sûr les exercices y sont pour quelque chose, mais aussi Pinterest et You tube.. Le prochain sujet sera proposé demain ,(un bouquet), et nul doute que les réponses feront boule de neige..

Un autre salon d’aquarelle auquel je comptais participer, celui du Grau du roi en juillet, vient d’être annulé ; il ne reste pour l’instant que celui de St Sériès, maintenu en octobre à ce jour..    En attendant je continue de peindre :

Des histoires d’eau, d’arbres et de reflets, en automne ou dans une poésie bleue.. L’univers du peintre fait fi des saisons ou des réalités, du moment que le sentiment de rêve et d’évasion prédomine..

A part ça, j’essaye de faire attention à garder la forme.. Alimentation saine ; exercices physiques, et travail de la souplesse…

gym du matin Oui, oui je sais.. J’aime impressionner..

En ces temps confinés gardez la tête sur les épaules et portez vous bien.. !

Au bal masqué

« Le monde est un grand bal où chacun est masqué« . (L. de Clapiers)

Bon, ça va, je ne suis pas le seul à dire des bêtises…   Même Donald Trump s’y est mis aussi en déclarant que l’on pourrait soigner le virus en injectant du désinfectant.. Je le soupçonnerais presque de lire mon blog, c’est juste qu’il ne connaissait pas le Caput mortum.. Bref, nous n’en sommes plus à une ânerie près, ce qui se dessine c’est que le monde va entrer en mode « masqué », et qu’il faudra s’habituer à voir déambuler les individus affublés d’un masque, dans les rues, les commerces, les transports, partout, et pour pas mal de mois..  Hygiaphone, parlez dans l’Hygiaphone…certains se souviendront du tube de Téléphone, cruellement d’actualité dans cette nouvelle société..     Même s’il ne tue pas, le ridicule va m’inciter à ne pas me rendre au supermarché avec un masque de Dark Vador ou d’Iron-man, (dommage), j’ai pu en trouver un plus classique..   J’espère que mes élèves me reconnaîtront quand les cours reprendront, et la révérence sera remise au goût du jour pour se saluer à distance..   Un autre monde, oui.    Comme le chantait Téléphone . (J’avoue que de « La compagnie créole » à Téléphone , mes références sont assez larges…)

Vous avez été très nombreux (et rapides !) pour répondre à l’exercice de la cour intérieure.. En attendant le prochain sujet (un magnifique bouquet) le 1er mai,  je posterai mes commentaires la semaine prochaine sur vos interprétations ;  la mienne n’est pas celle tirée du modèle mais un sujet très très proche : « Le coin du jardin ». Si je n’ai pas eu le temps c’est que je retouche d’anciennes aquarelles en ce moment..

retouchesUn arbre, une fenêtre, ou un chat peuvent se rajouter…Histoire de donner un petit « plus », on ne sait jamais..

J’ai aussi fait quelques fruits :

Ces aquarelles, comme d’autres , (visibles sur mon site ou mon blog) sont disponibles à la vente, par expédition ou réservation, à compter du 11 mai..  (Me contacter par mail). Vu le prix de certains fruits et légumes en ce moment il est bien d’en avoir qui ne périssent pas..

Les journées de confinement s’enchaînent, souvent semblables.. Pour ceux qui connaissent le film « Un jour sans fin » (avec l’excellent Bill Murray) c’est un peu pareil.. Je vous conseille de le revoir .  Revivre tous les jours le même jour, mais en cherchant chaque fois à devenir meilleur (quelque soit la quête) c’est un peu l’histoire de notre âme sur terre, non ?

En tous cas voici une image d’un artiste confiné :

quarantaine d'artisteTout change, mais rien ne change..

L’inverse est valable aussi…

Les mots bleus, et les roses…

Un petit hommage à Christophe (bien qu’il ne soit pas de ma génération), certains titres, certaines paroles restent au delà de l’instant fragile d’une rencontre.. Un peu comme la rencontre du pinceau et du papier, de l’eau et des couleurs.. A ce moment, à ce moment on peut aimer le silence immobile, de peindre, sans de longs discours futiles,  un peu comme on dirait les mots bleus, les mots  qu’on dit avec les yeux et qui rendent les gens heureux…

J’ai la faiblesse de croire que certaines aquarelles amènent le bonheur aux gens, ou du moins un peu de rêve..  En ces temps de confinement, où il est facile de tourner en rond, heureusement qu’il y a eu des artistes , des écrivains, des cinéastes, pour nous distraire et nous apporter de l’évasion..

La façade aux rosiers2C’est une grande aquarelle que j’ai peinte la semaine dernière. La façade aux rosiers. Du fleurissement, des pots, comme dans l’exercice proposé sur mon site depuis samedi.. Le concept du « bleu pour les garçons , rose pour les filles » est un peu dépassé aujourd’hui, et la peinture offre cette possibilité de peindre des roses avec l’émoi bleu.. Ce que j’aimais dans ce sujet, au delà de la façade fleurie, c’était cette porte bleue, derrière laquelle ont pouvait voir plus loin encore.. (De l’autre côté).  Il y a toujours plusieurs lectures ; il y a parfois des secrets derrière les façades, des univers à découvrir.. les roses sont comme des excuses.  Toutes les excuses que l’on donne sont comme les baisers que l’on vole..     Bon, vous aurez compris que les mots écrits en italique étaient des bouts de phrases de Christophe ;  ce petit hommage était nécessaire..

Le 11 mai est encore loin. Mais il y a plein de choses à faire d’ici là.. En ce qui me concerne je vais me dépêcher de procrastiner car je ne pense pas en avoir le temps après…      J’ai également pris des notes pendant ce confinement, des réflexions ou des choses à faire.. En voici quelques unes (qui j’espère vous feront sourire…) :

  • Essayer de tricoter un masque avec les poils de mon chat..(commencer déjà à apprendre à tricoter.)
  • Envisager la technique de l’aquarelle sur PQ (petits formats donc, mais j’ai comme l’impression que la matière première ne va pas manquer..)
  • Arrêter les intraveineuses de caput mortum (ça  marche pas contre le corona virus..quoique je pourrais essayer avec l’orange de Chine…)
  • Renoncer à fabriquer mon propre gel hydrochampomique.. (ça marche pas !!!!)

 

Bref…

Prenez soin de vous..

Les âges effarants

Le confinement se poursuit donc (minimum) jusqu’au 11 mai, et les jours s’enchaînent donc, semblables aux précédents, si bien qu’on a du mal à savoir parfois quel jour on est..  Nous vivons une période effarante,  étrange, difficile, dans une société où la moindre chose faite ou dite est commentée, critiquée, attaquée , dans les médias et les réseaux sociaux..  Cette cacophonie d’opinions venant de toutes parts (et souvent par des chroniqueurs ou intervenants qui n’ont que l’avantage d’avoir  la parole) provoque un brouhaha d’informations contradictoires, de revendications diverses,  de haines et d’intolérances dissimulées , et comme souvent,  il en résulte qu’il est difficile d’avoir des certitudes sur ce qui se joue en ce moment, avec ce virus..  Chacun prêchant pour sa paroisse, évidemment..    Ma paroisse à moi se réduit à la pratique de l’aquarelle, et l’enseignement de mon (petit) savoir ;  une goutte dans l’océan . Ou un colibri dans  la forêt.. (j’aime cette image).. Vous êtes plus d’une centaine à me suivre régulièrement sur ce blog, et cela me fait grand honneur..

Vous souvenez-vous de « Rahan, le fils des âges farouches« ..? C’était une bd que je lisais étant jeune, dans les années 70 ; son dessinateur est décédé le mois dernier.  J’aimais beaucoup ses aventures..  Je ne peux m’empêcher de faire le parallèle (et un jeu de mot) avec le professeur Raoult, dont on pourrait qualifier le combat de « Raoult, le fils des âges effarants« .. Bien que son physique soit plus proche de Gandalf ou de Dumbledore, il y a un peu cette même image de l’intégrité dans un monde préhistorique par sa férocité et son adversité..     Faire entendre sa voix (sa voie aussi) dans le tourbillon médiatique d’aujourd’hui est devenu une véritable aventure.

L’aquarelle est mon aventure à moi. C’est déjà un sacré parcours du combattant, et je félicite les participants aux exercices proposés sur mon site pour leurs progrès affichés. Ma propre version est visible aussi depuis lundi, même si elle très différente de ma technique habituelle.. Ce doit être le confinement qui fait ça, je tente des trucs, j’explore des possibilités…   Cette aquarelle est d’une toute autre approche ; en mouillé sur mouillé cette fois :

Sous les pins de Roussillon (43 x 60 cm)-Elle rend bien mieux en vrai qu’en photo ; certains la verront peut-être à Roussillon, le jour où l’on ouvrira…

Ne me demandez pas quel sera ce jour ; je n’en sais rien.   Mais si vous êtes intéressé(e) à l’achat d’une de mes aquarelles, (comme cela m’a été suggéré), vous pouvez me la réserver par mail et éventuellement m’envoyer un acompte ;  par virement par exemple, la Poste étant quasi paralysée pour le moment il faut juste patienter..

En attendant l’ouverture de la galerie, j’étudie la possibilité de modifier notre enseigne à Roussillon .. Par exemple, marquer « Aquarelles à la Chloroquine »… histoire d’attirer un peu plus de visiteurs cette année..

On ne sait jamais…

Il nous faut regarder

C’est par ce titre d’une chanson de J. Brel que je vous souhaite de très bonnes fêtes de Pâques..! Avec ce temps magnifique il faut en profiter, et il nous faut regarder toutes les beautés qui nous entourent..  Les belles journées de ce printemps sans trop de mistral offrent des fleurissements merveilleux et des sources d’inspiration infinies..  Je vous ai pris quelques photos juste de mon domicile :

La dernière photo est prise à 200 m de la maison ; j’aurais remplacé la terre labourée par un champ de coquelicots par exemple.. Si vous voulez en faire des aquarelles, n’hésitez pas ; certaines beautés sont bien plus près de nous, parfois juste sous nos yeux, et nous passons à côté sans les voir.. C’est comme les êtres chers, il ne faut pas attendre qu’ils soient partis pour leur dire qu’on les aime. Vous le savez autant que moi…

Vous avez été très nombreux à participer à l’exercice proposé en début de mois ; j’essaierai de poster mes commentaires la semaine prochaine. Comme j’ai beaucoup de travail en ce moment, exercice physique photo à l’appuis, je ne suis pas sûr d’avoir le temps de le peindre.. En fait je me rends compte que je n’ai jamais eu de vraies vacances depuis 6 ans, (si ce n’est 10 jours pour voir mes parents), alors ça fait du bien de souffler, d’observer les nuages, les fleurs et les écureuils , de me poser un peu..

Je ne veux pas encore me projeter sur la saison à venir ; je sais déjà qu’elle sera (très) difficile sans les passages des touristes étrangers à Roussillon.. Financièrement,  j’espère que les aides de l’état arriveront plus vite que ces fameux masques qu’on attend toujours..      Concernant la vente par internet, c’est bien joli, mais pour cela il aurait fallu que la Poste fonctionne correctement, ce qui n’est pas le cas. Il y a beaucoup de retards. On ne peut venir au bureau de poste pour affranchir un colis, il faut le faire sur leur site internet , ce qui n’est pas évident ;  et les autres moyens genre Ups ou Fedex sont bien trop chers par rapport au prix de mes aquarelles..  Bref, je ne me plains pas ; ma situation n’est pas aussi terrible que celles des restaurants, cafés, hôtels, chambres d’hôtes, et tout autres petits commerces qui souffriront davantage d’une saison sans touristes..

Cette crise apprend en tous cas à relativiser ; il faut se satisfaire d’être en bonne santé, ainsi que nos proches. L’essentiel est là.

Une aquarelle pour finir :

impression coquelicotsUne impression spontanée de coquelicots !

Prenez le temps de regarder…Et prenez soin de vous !

Pas essentiels

Il fallait s’y attendre, hélas…    dommage collatéral de ce maudit virus, la biennale d’aquarelle qui était prévue à Pernes les fontaines en mai a été annulée.. (Après Roland-Garros et les Jeux Olympiques, encore un événement auquel je ne pourrai participer cette année..).    L’ouverture de l’atelier galerie de Roussillon est également suspendue sine die *, en espérant que mai soit plus souriant, même partiellement…

Ce confinement sert au moins à prendre conscience des choses essentielles et de celles qui le sont moins.

Je vous parlais précédemment des rangements que l’on fait, des anciennes photos que l’on redécouvre, de cette vie d’avant dont on se souvient alors et que l’on réalise qu’elle fut la notre..   C’est ainsi que je tenais à vous montrer ces 2 photos retrouvées ces jours-ci : (oui, j’avais plus de  cheveux..ok, ok…)

C’était en 1991, (il y a presque 30 ans déjà) à Lyon..   On y voit une de mes toutes premières expo (dans une mairie je crois) avec ces tableaux « improbables » que je peignais à l’époque, à l’huile ; inspiré de la couleur des naïfs haïtiens et du surréalisme , un style que je nommais « Naïf-surréaliste« , où des silhouettes apparaissaient, des arbres, des symboles, dans un univers très coloré.. Il fallait être vraiment très naïf ou inconscient pour penser que ça pouvait marcher.. Je crois que je n’en ai vendu aucun..  Cependant les titres étaient intéressants ; (j’ai toujours aimé jouer avec les mots).. Je me souviens notamment de « Maéternité »,  « Les souvenirs sont des montagnes ou des oiseaux », ou « Prométhée, moi, la lune »..  Bref, c’était là les premiers pas essentiels de ma vie d’artiste..

La deuxième photo , la même année, est ma première participation au marché de la création, sur les quais de Saône.. On y voit des huiles, quelques aquarelles (au sol notamment) et même des t-shirt peints..  Pitoyable à vrai dire..  Je ne me rappelle plus avoir vendu grand chose, ( je remercie ceux qui ont eu pitié de moi), mais là encore il s’agit de ces premiers pas essentiels qui m’ont amené quelques années plus tard aux peintres dans la rue en Provence, puis aux expos diverses dans les salles..    Quelque soit la « misère » de nos étapes, il faut reconnaître que certaines ont contribué à la construction de ce que nous sommes aujourd’hui.

D’une certaine manière, je pense que le confinement que nous vivons contribue également à nous faire évoluer dans le bon sens.     Comme prendre conscience de ce que nous avons, comme  penser davantage à ceux qui nous sont chers..

Hortansias bleuesCes hortensias bleues sont dédiées à mes élèves de Pernes et Velleron que je ne vois pas en ce moment ; c’était un des sujets qui étaient en cours..   Je travaille ces jours-ci sur une grande aquarelle de façade avec un rosier grimpant..   Si j’ai le temps ,(LOL),  je ferai un des exercices proposés ce mois-ci.  Vous pouvez d’ailleurs envoyer votre photo dès demain si votre aquarelle est terminée..

D’ici là, prenez soin de vous.. N’abusez pas du Champomy, et retenez cette citation :

« S’éloigner de tout rapproche un peu de l’essentiel« . (L. Peyron)

 

Je vais bien, tout va bien…

QuoiOui oui, tout va bien… Le confinement se vit jour après jour en toute sérénité, même si l’absence de coiffeur commence à se voir légèrement…( non, je ne montrerai pas le maillot…)

Mon article précédent était un peu trop sérieux, j’ai voulu vous faire sourire cette fois-ci ; nous avons besoin de dérision en ces temps confinés..

Il est vrai que j’ai été blond étant enfant, puis châtain clair, puis brun, puis clairsemé.. C’est normal pour un artiste qui aime la couleur et les effets..   Lol…   C’est la mode sur Facebook en ce moment de montrer des photos de notre jeunesse ; notre tête d’avant.. J’ai joué le jeu , sans montrer la fois où j’avais la coupe de Mireille Mathieu, en blond.. Un cauchemar..  Bref, se plonger dans sa jeunesse m’a aussi  permis de retrouver des photos improbables, des cartes d’étudiant aux Beaux-arts, des agendas griffonnés, des mots insensés (que tu comprendras..), et puis des lettres manuscrites..Oui vous savez, ces feuilles sur lesquelles on écrivait au stylo ou au bic, insérées dans une enveloppe.. Il y avait une attente et un bonheur liés à leur réception qu’aucun mail ne peut remplacer aujourd’hui..     Nostalgie nostalgie…

Pourtant je ne suis pas un nostalgique du « C’était mieux avant ».. Chaque époque a son charme et ses avantages, et le moment présent est celui qui importe le plus.  Dans quelques années je suis persuadé que l’on parlera  de la période de confinement actuel, comme celle d’un événement marquant et  bouleversant pour notre société, mais cela voudra dire qu’on l’a passé ;  la vie va continuer..   Un peu de patience..

En dehors de peindre, de ranger, jardiner, j’ai aussi retrouvé le goût du Scrabble..   C’est fou le nombre de mots qui n’existent pas (comme « javeser », « rawouné » ou « kouwox »…).. La langue française est pourtant très riche…   Comme néologisme je proposerais « caputmortumiser ».. ça me va très bien..

Bon, revenons un peu sur terre.. J’ai un gros regret en ce moment  : c’est de ne pouvoir me balader pour admirer et photographier les arbres de Judée qui commencent à fleurir.. J’ai fait cette aquarelle d’imagination, en me basant sur l’impression du souvenir..

Avril aux arbres de JudéePas de présence humaine, juste un petit muret , sans le moindre dessin préalable..   Il ne faut pas avoir les idées courtes (même si l’on a les cheveux longs…)      ‘-)