Rien ne se perd vraiment

Douze jours sans toucher un pinceau, je crois que ce ne m’était pas arrivé depuis… 20 ans au moins..  Une pause bienvenue, une parenthèse salutaire qui permet de recharger les batteries, et de revenir plein d’enthousiasme.. J’avais peur de perdre un peu les gestes, les essentiels, mais rien ne se perd vraiment ; les souvenirs, les images, les expériences, les empreintes émotionnelles, l’on garde tout au fond de nous, dans les creux de notre âme, dans les coins et recoins du coeur.. Sans doute parce que c’est quelque chose qui donne un sens à la vie.  Peindre. Exprimer les beautés qui nous entourent..

Peut-être est-ce l’approche du printemps (vu la douceur des températures) mais j’ai davantage envie de couleurs et de fleurissements ; vous le verrez  dans les aquarelles à venir..

Je n’étais pas joignable facilement, donc il est possible que les réponses à des mails prennent du retard ; j’ai pu quand même poster les photos de  l’exercice printanier, et je pense que ma version ne devrait pas tarder.. Si j’ai le temps je ferai quelques commentaires…

En attendant voici une petite ruelle fleurie :

La petite ruelle fleurie (30 x 40 cm)Les fleurissements ont été rajoutés, de même que ce petit animal en pleine méditation..

Côté stage, je confirme deux dates, le 19 et 20 mars prochain (voir onglet) ; n’hésitez pas à me contacter si vous êtes disponible.

rien ne se perd

 

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Entre parenthèses

Vous trouverez demain sur l’onglet des exercices un nouveau sujet, qui j’espère sera plus facile à interpréter..  Il y aura une montagne bien connue par ici et quelques arbres annonciateurs du printemps.

L’hiver est là ;  le froid, la pluie, le vent glacial ne sont que des parenthèses dans l’été perpétuel que doit être notre vie.  C’est dans ces moments peu agréables que l’on apprécie la douceur du soleil, l’éblouissement des premiers fleurissements et les projets , les envies, qu’ils font naître..

En hiver, au printemps, au fil des saisons, chaque jour est une marche ; en voici encore quelques unes avec cette aquarelle inspirée d’une photo prise à Fontaine-de-Vaucluse..

Les marches du villageCertains diront qu’il manque peut-être un chat.. Vous le trouverez dans l’image en bout d’article..   En effet, il est parfois nécessaire de se mettre entre parenthèses quelques jours, afin de mieux se ressourcer, afin de mieux nettoyer ses yeux des brumes de nos certitudes, et de revenir comme un enfant, toujours avide d’apprendre, émerveillé et humble devant l’immensité des progrès à accomplir..

L’aquarelle est un chantier permanent.  L’apprentissage est quotidien ; c’est ce qui fait son attrait.

repos « Chat lut  » et à bientôt !

Les raisins de la joie

Pas de colère quand je peins à l’aquarelle, heureusement, c’est une activité qui doit amener une paix intérieure, une sérénité qui doit irradier au delà de l’oeuvre finie.. Les paysages m’apportent beaucoup d’évasion, mais les fleurs et natures mortes également par la concentration qu’elles demandent..

raisins de lumière (30 x 30 cm)J’ai peint ces raisins à ma façon, et sans drawing gum (même si c’est difficile à croire) ; il suffit de prendre plus de temps, et de s’appliquer quand on fait le fond.. Chaque grain se fait l’un après l’autre, différemment . On pourrait voir  symboliquement chaque grain comme un jour de notre vie ; il y en a de plus sombres et d’autres très lumineux, mais aucun ne se ressemble.

« Le temps passé dans l’amour n’est pas du temps mais de la lumière« . (C. Bobin)

Concernant les exercices gratuits pour élèves, j’ai décidé donc d’en proposer un nouveau lundi prochain. Il sera plus facile.  Vous aurez jusqu’au 20 février pour m’envoyer votre photo.

Enfin, n’oubliez pas que mon livre « Lumières de Provence à l’aquarelle » est de nouveau disponible. Je peux vous l’expédier ou le réserver (pour ceux qui ne l’auraient pas encore)..

A bientôt !

Le charme du temps qui passe

Il y a un charme certain à ces vieilles pierres qui font l’écrin de nombreux villages provençaux qui nous entourent.. N’en déplaise à Yann Moix , ce qui a plus de 50 ans n’est pas dépourvu de beauté et d’attraits profonds ; les rides sont les sillons de l’expérience, de la patine , de la morsure du soleil sur des dizaines d’années, des pluies torrentielles, ou encore du fouet hivernal des mistrals glacés sur la peau… Et la peau de nos villages ce sont ces pierres, qui s’usent sous le pas des visiteurs, mais qui reflètent aussi les lumières,  révélant leurs beautés à ceux qui savent les apprécier..

le charme des vieilles pierres (30 x 40 cm)Voici donc l’une des aquarelles réalisée pendant le stage de ces derniers jours. Plutôt intimiste comme stage, mais la qualité vaut toujours mieux que la quantité. J’adresse au passage mes salutations à Dominique, Claude et Annissa, en remerciements de leur gentillesse.

palette préféréeJ’ai eu la joie de recevoir cette palette pleine (non pas de couleurs mais) de chocolats délicieux.. Idéale pour se faire du bien et oublier le mistral glacial ; mistral qui a d’ailleurs dû endommager une antenne relais car mon portable ne capte plus depuis hier.  Heureusement il reste encore internet, avant de revenir aux tam-tam..

Concernant le prochain stage, il sera proposé sans doute mi-mars ; de même, je compte proposer un exercice (plus facile cette fois) en février. Mais en attendant je vais profiter des douceurs chocolatées . Quelque soit notre âge, il faut savoir rester un enfant dans son coeur…garder l'enfance

La critique est aisée

…mais l’Art est difficile ».  Nous connaissons tous ce proverbe, qui touche à la fois nos pratiques artistiques mais aussi nos choix de vie.   Le sujet des brumes matinales sur la Sorgue était difficile, et je félicite la vingtaine de participants qui ont osé prendre des risques, osé faire le pas de montrer leur création, devant l’oeil acéré de millions (bon, j’exagère un peu…), de centaines d’aquarellistes amateurs prêts à se repaître de la moindre erreur commise par un autre amateur..  Heureusement, je ne vais pas donner l’adresse, le nom, la photo de chacun, c’est l’avantage de l’anonymat , n’ayez craintes…Et que celui qui n’a jamais fait d’erreurs dans ses aquarelles vous jette la première pierre..

Je ne vais pas avoir le temps de faire un commentaire sur chaque photo, mais je vais écrire un résumé des erreurs que l’on pouvait éviter (dans l’onglet « exercice ») ; certain(e)s s’en sont très bien sorties..

Je vous présente ma version du sujet :

brume matinale au partage des eaux - 30 x 40 cmComme je le répète souvent, ce n’est pas forcément l’exemple à suivre ; c’est la réalité d’un instant, et si je la refaisais aujourd’hui elle serait probablement différente.. Ce qui est certain c’est que je ne  chercherai pas à reproduire la masse de feuillage qu’il y avait à droite sur la photo d’origine..

Un mot pour vous dire enfin que mon livre « Lumière de Provence à l’aquarelle » est de nouveau disponible. Toujours à compte d’auteur, quelques exemplaires supplémentaires, 30 € + les frais d’envois pour ceux qui ne l’ont pas et qui seraient intéressés.

Je vous souhaite une belle (mais fraîche) semaine !

faire

Perché

Si tant est que l’on se considère « artiste », la notion de relativité est profonde, et il faut bien se rendre à l’évidence de nos limites et de nos lacunes. Il y a tant de choses que l’on voudrait arriver à peindre, mais souvent tant de différences entre notre intention et notre réalisation.. Si je vous le dis c’est parce que , quelque soit notre niveau, nous rencontrons ce genre de déception en peinture.  Il faut alors se satisfaire (ou apprendre) de ce que nous avons obtenu, même si ce n’est pas la perfection attendue..

Les sujets difficiles (comme celui proposé en exercice) en sont un exemple. Avoir une intention au départ, mais s’adapter, au fil de l’eau, des imprévus aquarellés, de nos lacunes techniques, font nos étapes de progression..  Les déceptions , les insatisfactions sont légitimes, et elles doivent nous servir de moteur pour faire mieux la prochaine fois, et non nous  lamenter sur notre niveau..

Je suis parfois dans la lune ; « perché » comme on dit, dans des sphères d’inspirations dont je ne sais jamais vraiment les aboutissements. Perché en essayant de garder les pieds sur terre, malgré tout, les yeux à la recherche de la lumière en aquarelle..

gordesCe village, perché lui aussi,  dont je vous laisse deviner le nom, a été peint dans cette intention . Lumière et transparence.

Il sera accroché à la galerie de Roussillon en avril prochain.

Le stage prévu la semaine prochaine a été raccourci d’une journée. Dernières inscriptions possibles jusqu’à vendredi. Il vous reste encore du temps pour participer à l’exercice pour élève ; j’ai fait ma version, que je vous montrerai lundi..  Si vous êtes sage..

Les bons choix

L’exercice proposé sur mon site, brumes matinales sur la Sorgue, est  disons « assez » difficile.. C’est bien pour cela que je l’ai proposé ; avec davantage de temps, ce genre de sujet permet de nous confronter à la difficulté, à sortir de notre zone de confort, à prendre des risques..   Il y a les effets de brume à gérer, la lumière derrière les arbres, et bien sûr les reflets.. Soyez rassurés, vous ne serez pas jugés ni notés.  Mais il sera intéressant de voir, à compter du 20 janvier, comment s’en sont sortis ceux qui ont essayé de relever le défi.. C’est aussi en regardant ce que font les autres que l’on progresse.   Les choix de priorité ne sont souvent pas les même. Sans doute parce que nous sommes tous différents.. Heureusement.

Pour ceux qui ne se rappellent pas, j’avais présenté sur ce blog une aquarelle de brume sur la Sorgue. Elle est visible dans l’article « Esthétique personnelle » daté du 18 mai 2017. Même si ce n’est pas la même photo d’origine cela peut aider quelques uns..

En attendant, j’ai aussi peint ce paysage de lavandes ; sans doute languissant les chaleurs d’été, dans cette froideur hivernale..

promenade au temps des lavandes (43 x 60 cm)C’est un grand format. (43 x 60 cm). L’aquarelle permet de voyager dans l’espace comme dans le temps..

Il reste bien sûr de la place pour le stage proposé à compter du 21 janvier. Le thème sera sur les maisons et ruelles de village.

Pour finir, plutôt que de se promettre des résolutions (bien rarement) tenues dans l’année qui vient, concernant vos bonnes ou mauvaises habitudes, je vous propose d’essayer de faire des choix. Des choix de directions, d’intentions, de conscience..  S’atteler au détail ? Préférer la suggestion ? Marier les deux ? Lâcher prise ou tenir bon ..?    C’est un des points communs qui relient l’aquarelle à la vie : nos choix déterminent la réussite ou l’échec. Mais dans les 2 cas on apprend.

choix

Les choses invisibles

maison près de roussillon (30 x 40 cm)Je vous présente ma version de l’exercice proposé. Vous pouvez constater qu’elle diffère énormément de l’aspect abandonné et triste de la photo ; c’est d’ailleurs ce qui me plait quand je commence une aquarelle d’après une photo presque banale, c’est cette possibilité qui nous est donnée de transformer en positif des choses négatives, de donner de la vie, de la couleur sur la morne plaine, de rêver et voyager au delà des apparences, de faire ressortir toutes ces choses invisibles pour les yeux mais qu’on ne voit bien qu’avec le coeur..(ça me rappelle un renard et un Petit Prince)…  L’essentiel est ici, dans ce prolongement des doigts, la pointe du pinceau doit être guidée par la magie de l’émerveillement que l’on souhaite voir, par nos rêves de beauté et d’harmonie..

Bon , je m’envole un peu, mais c’est sans doute pour ça que je suis moins touché par les aquarelles hyper réalistes que l’on trouve dans certains magazines ;  la différence avec une photo est presque impossible, la technique est bluffante, mais je cherche parfois l’émotion au delà du détail acharné. Chacun son truc..

Bref, comme je vous l’avais annoncé je proposerai demain une photo d’exercice pour laquelle vous aurez plus de temps. Et en plus, je ne limiterai pas les participations. Profitez-en, c’est Noël après l’heure…

Pensez à mon stage proposé du 21 au 24 janvier , je n’ai que 2 inscrits pour l’instant ; dommage, les participants auront un cadeau surprise que les absents n’auront pas..(et non, ce ne sera pas du Champomy…).

Merci encore à tous ceux qui m’ont envoyé leurs voeux ; je vous souhaite du courage et de la bonne volonté, de sourire en guise d’arme pour ce janvier frisquet, en cette année qui commence agitée..

bercer le printemps

Sereine

Instant zen (30 x 40 cm)Je vous souhaite une très belle année 2019, sereine et harmonieuse, comme je l’espère cette aquarelle que j’ai voulue « zen » du mieux possible. Inspirée d’une photo de Patrice de Charleville ; les ronds dans l’eau ont été rajoutés (comme les paroles de la chanson des moulins de mon coeur), car je pense que chaque pierre que l’on jette dans l’eau de ce qui nous entoure diffuse des ondes positives, d’émerveillement ou d’apprentissage..

Je remercie tous ceux qui m’ont donné le plaisir d’avoir de leurs nouvelles récemment, et tous ceux qui restent fidèles à ce blog, entre autres. Je sais que certains voudraient participer aux exercices proposés sur mon site, mais la rapidité demandée est parfois décourageante, quand ce n’est pas les jugements négatifs sur son propre travail.. Il ne faut pas se comparer. Je le répète assez souvent. Pour ces fidèles aquarellistes de l’ombre j’ai décidé exceptionnellement de proposer une photo d’exercice qui vous laissera 2 ou 3 semaines pour la réaliser.. J’accepterai donc plus de réponses pour les mettre à l’honneur, mais je ne pense pas pouvoir les commenter toutes.. A suivre donc le 7 janvier.

Pour ce qui est des exercices actuellement proposés, certains ont pu voir ma réalisation de la façade de Roussillon ; j’y ai mis un chat finalement. Désolé. Je suis en train de peindre celle de la maison inhabitée ; vous la verrez en fin de semaine probablement.

J’en profite pour rappeler les dates de stages proposés du 21 au 24 janvier ; même une demi journée est possible. N’hésitez pas à me contacter.

Je termine enfin avec ces photos personnelles de ces derniers jours, une fois n’est pas coutume..

L’inspiration vient souvent de  l’émerveillement de ce qui nous entoure. Quelque soit la saison.

« Le vrai nom du bonheur est la sérénité ». (H. F. Amiel)

Le chemin importe peu

« En vérité, le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout. » (A. Camus)

C’est le dernier post de l’année sur mon blog, et je voulais finir par cette vision encourageante de la progression dans ce que l’on fait.  Je le répète souvent, c’est parfois dur, on a l’impression de stagner, voire de régresser , que l’aquarelle est trop difficile finalement… Hé bien non, c’est juste une question de temps et de volonté, d’acceptation de nos imperfections également. Ne vous comparez pas aux autres,  vous ne serez peut-être pas  le prochain Marc Folly ou la prochaine Maryse de May, mais vous serez Vous, avec de jolies réussites, toutes proportions gardées, qui seront autant de pas dans votre progression.  Et si votre aquarelle ne plait qu’à une personne (même un enfant de 3 ans…ou une grand-mère très âgée…) cela vaut la peine de l’avoir peinte.

Nous avons tous une vision différente des choses. Il suffit de regarder les réponses à l’exercice proposé cette semaine sur mon site, aucune façade (ne serait-ce que la couleur) ne se ressemble. C’est ce qui fait l’intérêt  des interprétations. Certains verront des choses que d’autres ne verront pas..

Il m’arrive également de refaire un ancien sujet ;

rivière en sous bois

Rivière en sous-bois (30 x 40 cm)

Cette aquarelle récente est une version d’une rivière que j’avais déjà peinte il y a quelques années. Avec le temps, l’expérience parfois, la vision de l’essentiel diffère sur un même sujet. Certains pourront comparer avec l’ancienne version qui est visible sur mon livre.

A propos de livre justement, je vais faire rééditer une quarantaine d’exemplaires de « Lumières de Provence à l’aquarelle » qui était épuisé. Le prix restera le même (30 € pour les lecteurs de ce blog, élèves et stagiaires). Si vous êtes intéressé(e) contactez-moi par mail. Je compte les avoir en janvier.  Sachez aussi que j’envisage toujours un deuxième livre, avec d’autres photos de mes aquarelles, mais c’est un investissement conséquent qui demande concentration..  A suivre sans doute en mars…

Noël vous a peut-être gâté cette année ?   C’était l’occasion idéale de recevoir un bloc de papier aquarelle, ou un tube ( au hasard) de Caput Mortum… La Ferrari sera pour une autre fois.  Personnellement, en plus de la joie de voir mes enfants,  j’ai  eu la visite improbable d’une dame le 24 au soir qui cherchait un cadeau de dernière minute. Comme quoi le père (ou la mère) Noël existe et qu’il y a parfois de belles histoires…

l'espoirCette petite photo trouvée sur le net, pour conclure, et pour saluer tous mes élèves qui ont travaillé sur la rouille ces dernières semaines..  L’espoir se cache partout. (On peut interpréter le message de cette image comme on veut…)