L’aquarelle est un jardin

Cela faisait quelque temps que je n’avais pas peint de jardin ; le manque de disponibilité sans doute, la dispersion probablement.. Le mois de mai est toujours compliqué à gérer car les « obligations » et les impondérables se succèdent, conjugués aux belles journées dont il faut savoir profiter, il n’est jamais évident (pour moi) de désigner les priorités.

Peindre est une chance . Une aventure.  L’aquarelle est comme un jardin que l’on explore, mais aussi que l’on cultive, que l’on essaye d’embellir ça et là, par des fleurs, des bosquets, des choix dans le détails ou des choix dans le fondu, et cette ballade doit nous donner envie de nous y promener.. D’y rêver..

Maison fleurie près de LiouxCette maison et ce beau jardin, près de Lioux, était une aquarelle très agréable à faire. J’imaginais me prélasser à l’ombre du grand marronnier.. L’aquarelle est un jardin, mais aussi un voyage.

Un prochain sujet sera proposé comme exercice demain ou après demain ; j’en donnerai 2 par mois en juillet et août.

A propos du mois d’août j’ai modifié la date de mon stage qui sera proposé à Roussillon ; décalé d’un jour ; ce sera du mardi 6 au vendredi 9 (au matin). Pensez à réserver votre place, même une ou 2 demi journées, car les places sont limitées à 5 personnes.

D’ici là, profitez du jardin et des belles choses..

« Nos pensées positives sont les fleurs de notre jardin ; cultivons-les ! »

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Le rouge est mis

« J’aime les coquelicots à cause du nom qu’ils portent, co-que-li-cots.. C’est gai, il y a même là-dedans des rires d’enfants heureux.. » (R. Gary)

On ne compte plus les magnifiques champs de coquelicots qui rougissent le bord de nos routes, les gens s’arrêtent pour photographier, tentant d’immortaliser la beauté éphémère .. Je le fais de temps en temps aussi, mais je choisis également l’aquarelle.. C’est donc ce thème que nous avons abordé lors du dernier stage. L’accent étant mis sur la lumière et la transparence des pétales, de même que sur la façon de traiter le fond.. (J’en profite pour saluer Dominique et Christiane pour leur gentillesse).

Nous avons également travaillé les coquelicots dans le paysage.

 

Vous reconnaîtrez la Ste Victoire.  Cela fait certes beaucoup de rouges coquelicots, mais il y a comme une fascination qu’exercent ces fleurs des champs.. Leur éclat ? Le symbole des beaux jours qui reviennent ? Peut-être aussi parce qu’un coquelicot fané ne refleurit jamais et qu’il symbolise la fragile beauté de l’instant..?

Si l’on recherche l’étymologie du mot  cela a un rapport avec le coq, car sa couleur rappellerait la crête du coq..   Je préfère encore la poésie et la contemplation  à l’étymologie..

Pour ce qui concerne les exercices sur mon site, mes commentaires ont été postés ; j’ai dû supprimer quelques  uns de vos commentaires pour que les miens puissent être visibles.. Le prochain sujet sera posté le 1er juin.

Je termine avec cette citation :

« Des millions de fleurs s’ouvrent sans force. Vous aussi ne forcez rien, toute chose arrive au bon moment. »

 

Les yeux sont nos fenêtres

« Une rose à ma fenêtre me plait plus que toute la métaphysique des livres »..

La fenêtre fleurie (30 x 40 cm)Cette dernière aquarelle m’a demandé beaucoup de travail car je me suis débattu avec le choix cornélien de détailler le rosier ou de le suggérer.. Ce n’est jamais évident de faire le bon choix,  j’ai donc pris le parti de faire entre les deux. Ne cherchez pas de chat, il n’y en a pas.  A moins qu’il soit caché quelque part ; prêt à bondir dehors, ou dedans..Pour la dentelle du rideau ce n’est pas du drawing gum mais juste de petites touches sombres avec un pinceau très fin.. En fait, j’adore les rosiers et toutes ces fleurs qui nous ravissent en ce moment ; j’aurais aimé avoir le talent d’Adisorn Pornsirikarn pour les peindre, mais je fais juste avec mes moyens.

On peut dire que le temps est assez maussade, (comme la fréquentation de la galerie), du vent, de la pluie, de la fraîcheur, parfois du soleil… Bref, les fleurs sont ravies mais les impatients et exigeants que nous sommes, un peu moins..

« Le mauvais temps semble toujours pire lorsqu’on le regarde à travers la fenêtre. » (J. Kieran)

Les coquelicots qui rougissent les champs au bord de la route imprègnent les regards, invitent les photographes, et inspirent les peintres.. C’est ce que nous allons faire en stage mercredi après-midi.. Le peu d’inscrits m’a contraint à annuler le jeudi après-midi, mais pensez déjà à celui prévu début août à Roussillon.

Concernant les exercices pour élèves, je posterai les commentaires cette semaine ; le prochain sujet sera le 1er juin.  N’ayez jamais honte de votre aquarelle, il y aura toujours meilleur mais aussi moins bon que vous. Se comparer sert à progresser, essayer de comprendre ce qui manque pour faire mieux,  pas à se plaindre de sa médiocrité. Bon ou moins bon, on a tous quelque chose d’unique, et l’imperfection nous rend humain.

« Le premier de la classe ignore le plaisir que prend le cancre à regarder par la fenêtre ». (R. Doisneau)

 

Visible sur internet

Cette semaine, après  le chemin de campagne en Luberon,  Le cabanon aux coquelicots, Les coquelicots,  l’iris, le paysage hivernal, une sixième de mes vidéos vient de dépasser le cap des 100 000 vues sur You tube.. « Reflets de décembre » .  Même si elles ne sont pas récentes, ces vidéos continuent à avoir du succès et cela me touche. Bon , bien sûr, il faudra attendre je pense l’an 2147 pour que je puisse acheter une maison dans les caraïbes avec les revenus de la publicité, (une vingtaine d’euros par mois), mais ce n’est pas le but.  Beaucoup de gens ont été aidés, ont repris goût à l’aquarelle, ce sont dirigés vers des ateliers ou des stages, bref, le but était là.   Il y a une certaine magie à voir se dérouler l’aquarelle, en quelques minutes sous vos yeux, comme si c’était facile..  C’est un peu de rêve et de douceur aussi, dans ce monde qui en a besoin..

Je n’ai pas pu tourner d’autres vidéos depuis plusieurs mois ; d’autres priorités sont en cours. Et mon fils Valentin n’est plus autant disponible pour le montage..

Un autre support internet est devenu une véritable vitrine : Pinterest.   Des centaines de milliers d’images, et dans la recherche « Aquarelle » ou « Watercolor », il y a plusieurs dizaines de mes aquarelles qui ressortent, cela me fait tout drôle.. Que mes photos côtoient des aquarelles de grands maîtres, c’en est presque gênant.. C’est un peu comme dans cette société actuelle, où le moindre idiot peut émettre son avis (et ses insultes) souvent anonymement, et créer des buzzs qui alimentent l’actualité..   N’importe quel  inconnu peut s’exprimer via Twitter, Instagram , sa chaîne You tube ou son blog. Il n’y a hélas pas que le meilleur.

J’espère en tous cas que mes aquarelles apportent plus de positif que de buzz ; cela prend du temps aussi.

Je vous présente l’aquarelle du paysage aux coquelicots :

Le temps des coquelicotsInspiré d’une des photos en exercice. Vous pouvez remarquer que j’ai rajouté des arbres et des collines..    Le deuxième sujet, l’hibiscus, est également visible sur l’onglet des exercices. Vous avez été fort nombreux à en réussir de magnifiques ; j’essaierai de poster mes commentaires avant la fin du mois..

D’ici là, ouvrez bien les yeux, (pas que sur les réseaux sociaux), le mois de mai vous réserve ses beautés,  dans ses champs de coquelicots, et dans d’autres choses moins visibles…

Changer de feuilles

« Faites comme l’arbre, changez vos feuilles mais gardez vos racines ; changez vos idées mais gardez vos principes… »

sous le chênePour ceux qui connaissent le village de Murs (en Vaucluse), il y a là-bas 3 chênes pluricentenaires , magnifiques et incontournables..  J’ai toujours eu une faiblesse pour ces grands arbres , plein de sagesse et d’histoire, des monuments vivants en quelque sorte..  Peut-être est-ce mon enfance passée dans les arbres, après l’école, jusqu’à mon bac révisé entre les branches d’un vieil acacia , le désir d’explorer, de prendre de la hauteur, sans doute…

Sur cette photo, prise fin mars, il était bon de se ressourcer, et d’observer ; les nouvelles feuilles n’étaient que des bourgeons minuscules ; hé oui, les racines ne changent pas mais les feuilles se renouvellent, comme les idées, comme les inspirations pour de prochaines aquarelles..

J’essaye chaque jour de ne pas m’enfermer dans des répétitions artistiques, des façons de faire paresseuses, des sujets redondants .. Ce n’est pas facile de se renouveler, faire des efforts pour sortir du confort, du berceau des acquis.

Alors parfois j’ose ; je me plante , (comme un arbre), mais je trouve aussi d’autres voies d’explorations, d’autres feuilles…

Ces coquelicots ont justement été travaillés sur des feuilles différentes, et au pastel sec. Je  vous en avais montré une photo récemment. Ils sont visibles à Roussillon depuis hier, en espérant trouver leur public.

Le coup de vent glacial de dimanche dernier a abîmé pas mal de fleurs et de fruits en bourgeons, (il m’a presque décoiffé aussi  !…), mais d’autres fleurs vont repousser, plus belles encore, comme de nouvelles idées viendront..

Patience et confiance…!

« Les tempêtes donnent des racines plus profondes aux chênes ». (Proverbe chinois)

Assumer ses choix

Je ne pensais pas vous présenter cette aquarelle de lavandes avant un mois, mais les circonstances ont fait que je n’ai pas eu le temps de l’accrocher aux cimaises, qu’elle fut déjà vendue..

Lavandes en plaine de SaultC’était un grand format (43 x 60 cm), qui m’a demandé du temps, du travail et du coeur, et si je vous en parle aujourd’hui c’est qu’elle m’a prouvé qu’il fallait que j’assume mes choix..       En effet, dans l’univers impitoyable (pas de Dallas mais) de l’aquarelle, peindre ce genre de sujet vous catalogue immanquablement par les bien pensants de l’Art, comme un peintre « commercial », qui peint de la lavande et des coquelicots.. Le mépris est fréquent pour ce genre de sujet « que l’on voit trop partout ». J’avoue avoir eu honte de certaines remarques désobligeantes, et je me défendais en expliquant que 1 : je ne faisais pas que ça, et 2 : il fallait bien vivre de sa peinture.. Ce genre de sujet se vendant plus facilement.      En vérité, je trouve qu’il y a un certain snobisme derrière cette intolérance aux peintures dites « clichés » de la Provence ; un peu comme ceux qui raillent les chansons de variété parce qu’ils préfèrent le jazz.

Alors dernièrement, une énième personne est entrée dans la galerie, en dénigrant (à haute voix) ces peintures « déjà vues », préférant les abstraits de mon collègue. Même si je suis habitué au manque de tact ou de discrétion de certains  je ne discute jamais du goût et des couleurs, chacun est libre d’aimer ce qu’il veut, – et heureusement ! – mais après avoir tenté de justifier mes choix, (une énième fois), je pense que le temps est venu de les assumer .

Oui, je peins des paysages provençaux, oui, il y a des lavandes, des coquelicots, des oliviers, des cabanons, toutes ces petites choses que l’on voit autour de soit quand on se promène en Vaucluse.. J’assume les peindre, non par idée mercantile, mais parce que je les aime.. Parce que je trouve ça beau.. Je pense que la peinture est une histoire d’authenticité, de coeur, et si l’on juge du premier regard, on ne prend pas le temps d’observer l’émotion que l’on a voulu partager en peignant un paysage.

Comme souvent, et comme souvent la vie nous fait un clin d’oeil , c’est une aquarelle de lavande, (celle que je vous présente en haut), que j’ai vendue une fois le départ de cette personne. Cette fois, l’acheteur avait été touché par le travail, les détails, la profondeur du paysage et le sentiment qui s’en dégageait. J’assume donc, et je continuerai de peindre ces paysages que j’aime, d’y voir de la beauté là où certains y voient du commercial..  J’ai appris que le coeur ne se trompe jamais.

Bon, à part ça, vous avez pu découvrir le sujet proposé en exercice sur mon site ; 2 sujets au choix cette fois : un hibiscus ou un paysage aux coquelicots..(pffff ! encore un cliché !!)

Vous avez jusqu’au 20 mai ; je ne posterai que les 20 premières réponses.

Pensez aussi au stage du 22, 23 mai.

A bientôt !