Les yeux sont nos fenêtres

« Une rose à ma fenêtre me plait plus que toute la métaphysique des livres »..

La fenêtre fleurie (30 x 40 cm)Cette dernière aquarelle m’a demandé beaucoup de travail car je me suis débattu avec le choix cornélien de détailler le rosier ou de le suggérer.. Ce n’est jamais évident de faire le bon choix,  j’ai donc pris le parti de faire entre les deux. Ne cherchez pas de chat, il n’y en a pas.  A moins qu’il soit caché quelque part ; prêt à bondir dehors, ou dedans..Pour la dentelle du rideau ce n’est pas du drawing gum mais juste de petites touches sombres avec un pinceau très fin.. En fait, j’adore les rosiers et toutes ces fleurs qui nous ravissent en ce moment ; j’aurais aimé avoir le talent d’Adisorn Pornsirikarn pour les peindre, mais je fais juste avec mes moyens.

On peut dire que le temps est assez maussade, (comme la fréquentation de la galerie), du vent, de la pluie, de la fraîcheur, parfois du soleil… Bref, les fleurs sont ravies mais les impatients et exigeants que nous sommes, un peu moins..

« Le mauvais temps semble toujours pire lorsqu’on le regarde à travers la fenêtre. » (J. Kieran)

Les coquelicots qui rougissent les champs au bord de la route imprègnent les regards, invitent les photographes, et inspirent les peintres.. C’est ce que nous allons faire en stage mercredi après-midi.. Le peu d’inscrits m’a contraint à annuler le jeudi après-midi, mais pensez déjà à celui prévu début août à Roussillon.

Concernant les exercices pour élèves, je posterai les commentaires cette semaine ; le prochain sujet sera le 1er juin.  N’ayez jamais honte de votre aquarelle, il y aura toujours meilleur mais aussi moins bon que vous. Se comparer sert à progresser, essayer de comprendre ce qui manque pour faire mieux,  pas à se plaindre de sa médiocrité. Bon ou moins bon, on a tous quelque chose d’unique, et l’imperfection nous rend humain.

« Le premier de la classe ignore le plaisir que prend le cancre à regarder par la fenêtre ». (R. Doisneau)

 

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Visible sur internet

Cette semaine, après  le chemin de campagne en Luberon,  Le cabanon aux coquelicots, Les coquelicots,  l’iris, le paysage hivernal, une sixième de mes vidéos vient de dépasser le cap des 100 000 vues sur You tube.. « Reflets de décembre » .  Même si elles ne sont pas récentes, ces vidéos continuent à avoir du succès et cela me touche. Bon , bien sûr, il faudra attendre je pense l’an 2147 pour que je puisse acheter une maison dans les caraïbes avec les revenus de la publicité, (une vingtaine d’euros par mois), mais ce n’est pas le but.  Beaucoup de gens ont été aidés, ont repris goût à l’aquarelle, ce sont dirigés vers des ateliers ou des stages, bref, le but était là.   Il y a une certaine magie à voir se dérouler l’aquarelle, en quelques minutes sous vos yeux, comme si c’était facile..  C’est un peu de rêve et de douceur aussi, dans ce monde qui en a besoin..

Je n’ai pas pu tourner d’autres vidéos depuis plusieurs mois ; d’autres priorités sont en cours. Et mon fils Valentin n’est plus autant disponible pour le montage..

Un autre support internet est devenu une véritable vitrine : Pinterest.   Des centaines de milliers d’images, et dans la recherche « Aquarelle » ou « Watercolor », il y a plusieurs dizaines de mes aquarelles qui ressortent, cela me fait tout drôle.. Que mes photos côtoient des aquarelles de grands maîtres, c’en est presque gênant.. C’est un peu comme dans cette société actuelle, où le moindre idiot peut émettre son avis (et ses insultes) souvent anonymement, et créer des buzzs qui alimentent l’actualité..   N’importe quel  inconnu peut s’exprimer via Twitter, Instagram , sa chaîne You tube ou son blog. Il n’y a hélas pas que le meilleur.

J’espère en tous cas que mes aquarelles apportent plus de positif que de buzz ; cela prend du temps aussi.

Je vous présente l’aquarelle du paysage aux coquelicots :

Le temps des coquelicotsInspiré d’une des photos en exercice. Vous pouvez remarquer que j’ai rajouté des arbres et des collines..    Le deuxième sujet, l’hibiscus, est également visible sur l’onglet des exercices. Vous avez été fort nombreux à en réussir de magnifiques ; j’essaierai de poster mes commentaires avant la fin du mois..

D’ici là, ouvrez bien les yeux, (pas que sur les réseaux sociaux), le mois de mai vous réserve ses beautés,  dans ses champs de coquelicots, et dans d’autres choses moins visibles…

Changer de feuilles

« Faites comme l’arbre, changez vos feuilles mais gardez vos racines ; changez vos idées mais gardez vos principes… »

sous le chênePour ceux qui connaissent le village de Murs (en Vaucluse), il y a là-bas 3 chênes pluricentenaires , magnifiques et incontournables..  J’ai toujours eu une faiblesse pour ces grands arbres , plein de sagesse et d’histoire, des monuments vivants en quelque sorte..  Peut-être est-ce mon enfance passée dans les arbres, après l’école, jusqu’à mon bac révisé entre les branches d’un vieil acacia , le désir d’explorer, de prendre de la hauteur, sans doute…

Sur cette photo, prise fin mars, il était bon de se ressourcer, et d’observer ; les nouvelles feuilles n’étaient que des bourgeons minuscules ; hé oui, les racines ne changent pas mais les feuilles se renouvellent, comme les idées, comme les inspirations pour de prochaines aquarelles..

J’essaye chaque jour de ne pas m’enfermer dans des répétitions artistiques, des façons de faire paresseuses, des sujets redondants .. Ce n’est pas facile de se renouveler, faire des efforts pour sortir du confort, du berceau des acquis.

Alors parfois j’ose ; je me plante , (comme un arbre), mais je trouve aussi d’autres voies d’explorations, d’autres feuilles…

Ces coquelicots ont justement été travaillés sur des feuilles différentes, et au pastel sec. Je  vous en avais montré une photo récemment. Ils sont visibles à Roussillon depuis hier, en espérant trouver leur public.

Le coup de vent glacial de dimanche dernier a abîmé pas mal de fleurs et de fruits en bourgeons, (il m’a presque décoiffé aussi  !…), mais d’autres fleurs vont repousser, plus belles encore, comme de nouvelles idées viendront..

Patience et confiance…!

« Les tempêtes donnent des racines plus profondes aux chênes ». (Proverbe chinois)

Assumer ses choix

Je ne pensais pas vous présenter cette aquarelle de lavandes avant un mois, mais les circonstances ont fait que je n’ai pas eu le temps de l’accrocher aux cimaises, qu’elle fut déjà vendue..

Lavandes en plaine de SaultC’était un grand format (43 x 60 cm), qui m’a demandé du temps, du travail et du coeur, et si je vous en parle aujourd’hui c’est qu’elle m’a prouvé qu’il fallait que j’assume mes choix..       En effet, dans l’univers impitoyable (pas de Dallas mais) de l’aquarelle, peindre ce genre de sujet vous catalogue immanquablement par les bien pensants de l’Art, comme un peintre « commercial », qui peint de la lavande et des coquelicots.. Le mépris est fréquent pour ce genre de sujet « que l’on voit trop partout ». J’avoue avoir eu honte de certaines remarques désobligeantes, et je me défendais en expliquant que 1 : je ne faisais pas que ça, et 2 : il fallait bien vivre de sa peinture.. Ce genre de sujet se vendant plus facilement.      En vérité, je trouve qu’il y a un certain snobisme derrière cette intolérance aux peintures dites « clichés » de la Provence ; un peu comme ceux qui raillent les chansons de variété parce qu’ils préfèrent le jazz.

Alors dernièrement, une énième personne est entrée dans la galerie, en dénigrant (à haute voix) ces peintures « déjà vues », préférant les abstraits de mon collègue. Même si je suis habitué au manque de tact ou de discrétion de certains  je ne discute jamais du goût et des couleurs, chacun est libre d’aimer ce qu’il veut, – et heureusement ! – mais après avoir tenté de justifier mes choix, (une énième fois), je pense que le temps est venu de les assumer .

Oui, je peins des paysages provençaux, oui, il y a des lavandes, des coquelicots, des oliviers, des cabanons, toutes ces petites choses que l’on voit autour de soit quand on se promène en Vaucluse.. J’assume les peindre, non par idée mercantile, mais parce que je les aime.. Parce que je trouve ça beau.. Je pense que la peinture est une histoire d’authenticité, de coeur, et si l’on juge du premier regard, on ne prend pas le temps d’observer l’émotion que l’on a voulu partager en peignant un paysage.

Comme souvent, et comme souvent la vie nous fait un clin d’oeil , c’est une aquarelle de lavande, (celle que je vous présente en haut), que j’ai vendue une fois le départ de cette personne. Cette fois, l’acheteur avait été touché par le travail, les détails, la profondeur du paysage et le sentiment qui s’en dégageait. J’assume donc, et je continuerai de peindre ces paysages que j’aime, d’y voir de la beauté là où certains y voient du commercial..  J’ai appris que le coeur ne se trompe jamais.

Bon, à part ça, vous avez pu découvrir le sujet proposé en exercice sur mon site ; 2 sujets au choix cette fois : un hibiscus ou un paysage aux coquelicots..(pffff ! encore un cliché !!)

Vous avez jusqu’au 20 mai ; je ne posterai que les 20 premières réponses.

Pensez aussi au stage du 22, 23 mai.

A bientôt !

Souvenirs de pastels

Il m’arrive fréquemment de reprendre  les visiteurs qui me demandent si « c’est de la pastel », il est vrai que les effets fondus du mouillé sur mouillé peuvent évoquer LE pastel sec .. En recherchant dans mes cartons j’ai retrouvé ces quelques études sur les coquelicots qui datent d’une dizaine d’années..

mes pastels secsLa photo ne rend pas bien les nuances de rouges, mais « en vrai », ils ont pas mal de qualités finalement.. Je me souviens avoir obtenu un prix pour un pastel sec dans les années 2000, c’était pour un portrait d’enfant, depuis j’ai surtout réalisé des fruits et des fleurs.. Pour changer un peu, je compte en encadrer certains et les exposer à Roussillon, (les coquelicots sont de saison)..  Ce qui m’en empêchais jusqu’alors c’était la difficulté d’exposition (le pastel c’est salissant, et fragile à la manipulation), et les contraintes à vendre sans cadre..  Enfin, si vous passez à la galerie dans quelques jours il se peut qu’il y en ait 2 ou 3..

Pour en revenir aux coquelicots, je travaille ces fleurs dans le mouillé en ce moment, mais n’oubliez pas que le stage proposé le 22 et 23 mai prochain sera sur ce thème (avec paysage aux coquelicots) ; il reste de la place.. (voir onglet).

Concernant les stages, la date de celui de l’été prochain est connue : il s’agira du 5 au 8 août, à Roussillon, le matin dans le village, l’après-midi dans l’atelier..

Je termine par ces petites « bafouilles » aquarellées, qui sont plus proches de l’illustration que de l’aquarelle, mais que certains apprécient bien..

Là aussi la photo ne rend pas bien les nuances, mais je vous invite à les voir en vrai à la galerie..

D’ici là, profitez bien de la vie et des instants présents ; ouvrez les yeux sur les fleurs qui nous entourent..

« Le moment appartient à ceux qui admirent son pastel ». (K. Ferry)

Les petits riens

On perd vite l’habitude des promesses non tenues ; et pourtant nombre de politiques nous apprennent que les promesses n’engagent que ceux qui y croient..  Tenir un atelier galerie est une confrontation quotidienne au miroir de la société, aux apparences, aux illusions perdues mais aussi aux espoirs..

Je ne compte plus les promesses de ceux qui disent qu’ils repasseront « tout à l’heure », de ceux qui contacteront par mail, c’est une façon polie de dire « Ciao , ça nous a plu mais nous ne pouvons rien acheter.. »  C’est toujours mieux que de rentrer et sortir sans dire ni bonjour ni au revoir. On prend l’habitude de ces petits riens ; on s’adapte.

Heureusement il y a aussi ces messages écrits sur le livre d’or qui donnent souvent  de l’espoir et des raisons de continuer..

messageMême si ce sont souvent des jeunes qui écrivent, cela fait le carburant de notre inspiration.  Les ventes d’aquarelles ont été très (très)  rares depuis le début du mois, ce genre de message fait beaucoup de bien ; ces petits riens sont comme des sourires quand on en a besoin. Ils transforment le gris en ciel bleu.

J’en profite pour peindre ; des choses très différentes, comme des aquarelles rehaussées à la pointe tubulaire , ou des mouillés sur mouillés..

Il y  aura toujours des gens qui auront leur préférence, l’adage « on ne peut pas plaire à tout le monde » se rapporte à la création picturale.

Concernant les exercices je n’ai pas encore eu le temps de mettre des commentaires ; d’autres priorités de saison.. Cependant, il reste de la place pour le stage proposé le 22 et 23 mai prochain ; pensez-y..

A bientôt pour de nouvelles aventures…!

La valeur des choses

goutte d'eau Il y a bien des choses en ce monde, des êtres autour de nous, dont on ne réalise l’importance ou la valeur que quand ils ont disparu. Faire parti du décor ne signifie pas être éternel ; Notre Dame de Paris n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de ces choses merveilleuses que nous avons dans notre patrimoine, que nous avons dans un coin de l’oeil, sans y prêter plus d’attention.  Il faut donc le départ ou l’absence pour réaliser l’importance de la présence.    Ce n’est pas seulement valable pour les bâtiments, ou les êtres, mais c’est aussi valable pour les « futiles » fleurissements qui ne durent que 2 ou 3 semaines.. J’essaye à chaque fois d’en prendre pleinement conscience.  C’est peut-être pour ça que j’aime tant les arbres de Judée, les glycines, les pivoines, etc… Il y a dans leur beauté l’impermanence qui se glisse, comme l’eau se glisse dans les pigments de l’aquarelle, donnant cet éclat unique, cette lumière dans nos yeux, qui cherche à nous rappeler que ce que nous peignons, ce que nous vivons, a sa pleine valeur dans le présent.

Pardon pour cette parenthèse qui n’est qu’un ressenti ; ce ne sont pas des affirmations mais des touches de couleur sur le papier de l’émotion.      L’aquarelle transporte bien plus que des pigments et de l’eau ; je cherche parfois à comprendre le fil de mon inspiration..

cabanon près de Pernes-les-fontainesVoici l’aquarelle dans le mouillé que j’ai pu peindre d’après l’exercice proposé. La photo ne rend pas les nuances, mais bon, ceux qui ont vu mes peintures en vrai peuvent se faire une idée.  Je posterai les commentaires avant la fin du mois ; Peut-être que d’ici là il y aura plus de visiteurs intéressés à la galerie, car ce début de saison est plutôt catastrophique.. On verra bien.

J’ai retouché aussi cette ancienne aquarelle des berges de l’Auzon (Carpentras). Juste pour vous montrer que la façon de traiter les verts et la végétation peut varier d’un sujet ou d’une époque à l’autre..

Ce qui compte c’est la valeur qu’on lui attribue.

Les berges de l'Auzon (33 x 43 cm)

Le commencement

est la moitié de tout. (Pythagore).

Cela fait une vingtaine d’années que je pratique l’aquarelle, c’est du moins ce que je réponds à la question que l’on me pose souvent. En fait, si cela fait bien 20 ans que j’ai abandonné progressivement l’huile et le pastel , j’ai fait mes premières tentatives aquarellées au tout début des années 90.  En ce temps là j’étais à Lyon, jeune papa , RMiste  , j’avais été accepté au marché de la création sur les quais de Saône.. Ces premiers balbutiements ont été essentiels sur mon chemin de vie d’aquarelliste, même si ce que je faisais à l’époque était …très médiocre.

Si je vous en parle aujourd’hui c’est que j’ai reçu une photo de mon cousin de Bretagne, d’une aquarelle offerte à son père… en 1993.

une de mes premières aquarelles (1993)Je ne vais pas vous faire la liste des erreurs que je perçois, des manques de transparence, des manques de finesse, etc…, mais cela m’a rappelé qu’à l’époque par exemple je dessinais au drawing gum la courbe des nuages.. Le mouillé sur mouillé m’était inconnu, tout comme le Green gold ou le caput mortum…   La vie se charge de mettre sur notre route ce qui nous fait évoluer. Les choses comme les êtres.

Promenade vers RoussillonCette aquarelle récente , aux couleurs de Roussillon, n’est sans doute qu’une étape elle aussi, sur le chemin de la progression. L’aquarelle est une longue route…

A propos de Roussillon, on se demande parfois si on a vraiment ouvert la galerie le 1er avril. Les visiteurs étant si rares que les journées là-bas paraissent bien longues.. Enfin, si certains y ont des intentions de visites prochainement, n’oubliez pas de m’envoyer un sms ou un mail pour savoir si je serai de permanence ; mon calendrier est fait jusqu’au 30 juin.

Concernant l’exercice pour élèves, j’ai dû abréger la date d’envoi des réponses, ayant déjà atteint plus de 20 en 10 jours. Je ne peux en poster trop sur mon site, je n’aurai pas le temps de poster des commentaires, et cela sature ma banque d’images wordpress. Je tenterai mon interprétation bientôt..

N’oubliez pas le stage proposé le 22 et 23 mai prochain. Même si vous débutez..

« Ce n’est pas dans la tête, mais dans le coeur que tout commence. »

Comme l’eau qui coule

L’expo des élèves s’est achevée avec succès, plus de 135 visiteurs (hors vernissage), ce qui n’est pas mal en 5 jours d’ouverture, et surtout en ce début avril ; pour info, je n’ai guère eu plus de visiteurs à Roussillon pour cette première semaine.  Espèrons que les jours à venir soient meilleurs..

article presseL’article paru dans la presse est très sympa ; les cours continuent donc jusqu’en juin pour les élèves en cours hebdomadaires..

Cette aquarelle faite ce week-end représente l’église du Thor :

l'église du ThorIl n’était pas évident de rendre attractif l’extrême sobriété du bâtiment , tel un bloc gris et massif, (comme le marteau d’un dieu nordique…) mais j’ai fait ce que j’ai pu.  J’ai vécu 3 ans dans ce village, avant Velleron ; la Sorgue y coule paisiblement, comme la vie et ses aléas..

A propos de ce qui coule et ne m’atteint pas,  j’ai eu la surprise d’apprendre qu’un très grand aquarelliste français (que j’admirais) disait que j’étais en couple avec mon collègue Bernard. Ce  genre de rumeur me fait à la fois rire et me consterne.  Hé oui, s’il est vrai que nous exposons ensemble depuis une douzaine d’années, le partage des frais et des permanences nous permet de mieux nous en sortir, mais chacun vit sa vie. Et elles sont bien différentes..

Après la pluie de ces derniers jours, la nature explose de verts et de couleurs éclatantes ; j’avoue que je saoule ma compagne à lui montrer tel arbre de Judée, tel fleurissement, quand on est sur la route, mais bon, la recherche de l’émerveillement fait partie de mes petites manies..  (Il y a aussi les glycines et les coquelicots qui commencent..)

A propos de coquelicots, le prochain stage à Velleron sera proposé le 22 et 23 mai prochain. Le thème sera sur ces fleurs et les paysages rougissants.. Inscrivez-vous par mail si vous êtes intéressé(e)..

Je vous souhaite une très belle semaine,

à bientôt !

Première

vernissage expo élèves 2019Ils étaient une bonne soixantaine présents vendredi soir au vernissage de l’expo de mes élèves à la chapelle des pénitents ; beaucoup de variétés dans les oeuvres proposées, et des talents en devenir.. (on est toujours  « en devenir », même à plus de 50 ou 60 ans…). Bref, cela se termine ce soir, même si les cours continuent eux jusqu’en juin..

A quelques centaines de mètres de la chapelle, vers le canal de Carpentras, j’avais pris une photo d’un cabanon enseveli dans la verdure et les genêts ; c’est cette image que je vous propose en exercice depuis lundi (sur l’onglet consacré). Vous avez donc jusqu’au 20 avril pour m’envoyer votre interprétation en photo. L’occasion de prendre des risques avec le traitement de la végétation, voire de travailler dans le mouillé.. Il faut bien une Première dans la vie…

A ce propos, c’était aussi l’ouverture de la galerie de Roussillon ce dimanche. Bien calme il faut bien le dire . Mais une petite anecdote sympa pour commencer : j’ai pour habitude de peindre quand je suis là-bas ; en général des petits formats. Hé bien la toute première aquarelle de l’année peinte sur  place fut la toute première vente à la galerie..   J’ai toujours la sensation que les peintures « fraîches » , justes peintes, irradient un certain magnétisme qui attire parfois le visiteur..

ruelle à Fontaine de VauclusePour les curieux, la voici en photo ; une petite ruelle à Fontaine de Vaucluse, travaillée en 3 couleurs et relevée à la pointe fine..

Enfin, c’est une Première aussi aujourd’hui : il pleut.  Tout arrive ; même les choses improbables, même après de longues attentes…

Il suffit que ce soit le bon moment..