Il existe une île au sud de l’Australie, boisée , humide et encore un peu sauvage, un endroit au bout du bout du monde… Connaissez-vous la Tasmanie ? La vieille porte fleurie que je vous présentais la semaine dernière est déjà partie là-bas..
J’avais déjà des aquarelles parties en Nouvelle-Zélande, ou en Islande, mais c’est la première à arriver aussi loin ; cela fait toujours quelque chose, d’autant plus qu’elle venait d’être peinte.. Comme si les aquarelles « fraîches » avaient une aura particulière qui les rendent attractives.. Peut-être…
Les visiteurs étant plus rares, je peux davantage me consacrer à peindre, à tracer des chemins qui mènent vers la rêverie, la plénitude, la douceur…
Et qui sait si ces chemins ne mènent pas …jusqu’au bout du monde..?
J’ai rajouté plus de fleurissement et davantage insisté sur les pierres apparentes et les ombres portées.. N’aimant pas trop les portes fermées je me suis permis de l’entrouvrir ; on ne sait jamais…
J’ai aimé jouer sur les ombres portées et sur le feuillage ; tout ne me satisfait pas mais c’était une belle aventure..
Dans un ciel gris, de nuages bas, le soleil est arrivé à percer un trou et à illuminer une partie de la plaine en bas de Gordes.. En réel c’était magnifique, ça n’a duré que quelques secondes, mais certaines secondes valent une éternité.. Et puis le symbole était puissant.
Cette crinière involontaire de lion m’a bien fait sourire ; j’en ai besoin parfois car la fatigue se fait sentir, le manque de vacances aussi ; ce sera peut-être en décembre…
… tout s’en va », on oublie… certaines aquarelles mais d’autres restent présentes malgré la fugacité de leur existence à nos yeux.. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour profiter de cette aquarelle d’amandiers en fleurs, elle est partie pour un autre regard, hélas, mais c’est aussi le destin des choses. Je vous présente sa photo, qui n’en sera que le souvenir, comme le souvenir des belles choses que l’on garde en nous, comme une émotion profonde, bien plus présent que les choses superficielles qui nous entourent..
Dans la photo qui servait de modèle il n’y avait ni porte en haut des marches, ni collines au fond, ni arbre derrière la maison, ni pierres apparentes… Cela fait partie des choses que l’on peut rajouter pour recomposer une image à son goût..
Dans ce deuxième sujet, avec une photo très verte pour départ, le but était d’apprendre à traiter les verts (avec aussi du bleu, du violet, du jaune…), à faire des tâches d’eau pour suggérer la végétation par endroit plutôt que rentrer dans le détail, et bien sûr tout le début a été travaillé dans le mouillé sur mouillé…
Cette image explique parfaitement le mirage de la réussite (d’une aquarelle, d’une vie d’artiste ou même d’une vie personnelle).. Beaucoup pensent que ça doit être facile, les sourires de façade masquent souvent les difficultés réelles et les sacrifices qu’il faut pour « réussir ».
J’aime beaucoup ce texte (dont je ne connais l’auteur), car c’est vraiment ce que je pense ; certains vous diront que le temps de lire ce post (1 minute) le footballeur Neymar aura gagné 57 €.. ça paraît surréaliste de gagner des sommes pareilles, et pourtant je ne l’envie pas. Il y a des choses essentielles et sincères dans la vie que tout l’argent du monde ne peut acheter. Les paroles de la chanson « Il changeait la vie » de J.J. Goldman sont à lire également.
Par ces températures caniculaires, (37° à l’ombre ) on ne regrette pas d’avoir mis la clim à la galerie de Roussillon. Même si les après-midi sont désertés au profit sans doute des piscines…
inspirée d’une photo prise dans le village de Venasque. Bien sûr je l’ai beaucoup plus fleurie que dans la réalité..