Il est impossible de refaire une aquarelle à l’identique ; c’est ce qui fait l’un des charmes de cette technique, même si l’on travaille plus dans le sec pour plus de précision il y a toujours des aléas de l’eau qui vont créer des nuances inévitables, d’une aquarelle à l’autre.. C’est pour cette raison que si j’ai 100 élèves qui peignent le même sujet, dans le même format, il y aura toujours des différences.. C’est cela la richesse de l’humain. Notre beauté ; notre différence..
Il m’arrive bien sûr de refaire le même sujet, parfois quelques mois plus tard ; parfois sur un autre format ou un autre papier, et les résultats sont toujours intéressants. Une aquarelle comme celle des marches qui montent vers la lumière pourrait avoir encore des dizaines de versions, tant on peut changer les couleurs, les effets mouillés, le cadrage, etc… Voici donc celle réalisée en cours avec mes élèves :
Peut-être allez vous préférer ma précédente version ? Chacun a son ressenti devant une aquarelle, un chemin vers le coeur qui lui est propre.. C’est pour cela que chaque aquarelle a son destinataire.. Une âme soeur quelque part dans le monde. C’est un peu pareil..
Le mois de juin se termine bientôt. Je ne vais pas me plaindre ; j’ai cette chance inouïe de pouvoir peindre, vous parler, voir, me déplacer, ce sont des évidences qui n’en sont pas pour certains ; il faut s’en rendre compte.. Oui, ce mois de juin était difficile pour vendre des aquarelles. Environ 60 % de moins…Même si les 2 dernières semaines étaient un peu meilleures.. Heureusement je suis habitué aux éternelles promesses des « je reviens après manger » , ou « vous avez une carte ? je vous contacterai.. », etc.. La vie d’artiste est faite d’attentes, d’espoirs déçus, auxquels ont est préparés.. Même à ces visiteurs si nombreux, qui peignent aussi, ou qui ont une grand-mère (qui ne fait pas du vélo mais) qui peint aussi..
Cette illustration trouvée sur Facebook m’a bien fait rire, car elle est très réaliste.. J’ai juste recadré pour ne pas montrer l’énervement du peintre dans la dernière case ; ce n’est pas mon genre de m’énerver. C’est plutôt une chance de pouvoir discuter avec des gens qui s’intéressent à ce que l’on peint ; certaines rencontres sont des voyages merveilleux dans l’univers de l’Humain..
Un mot pour vous dire que j’ai réussi l’aller-retour Velleron – Roussillon en vélo la semaine dernière. (Pour des raisons écolo-économico-sportives).. Ce fut dur, surtout à l’aller, mais le retour – en moins d’une heure et demie – était plus facile.. Je le referai prochainement..
Le prochain exercice sera proposé mardi soir ou mercredi. Il y en aura 2 en juillet.. Et n’oubliez pas de regarder mes dates de stages…
« Le monde, il faut l’inventer soi-même, sinon, en fin de compte, il est partout pareil. » (F. Dard)
La dernière en date est cette aquarelle, amenée à Roussillon cette semaine. Difficile de rendre les nuances réelles en photo, surtout quand il y a des transparences, mais cela donne une impression d’ensemble..
Petite dédicace à Jacqueline R. au passage, je travaille également sur 2 autres aquarelles de coquelicots ; même si leur floraison est passée, principalement, il reste toujours ce souvenir indélébile de leur beauté, fragile et éclatante, qui imprègne la fugacité de nos instants essentiels…
J’ai peint ces petits paysages dans le mouillé, avec en point commun la lumière au bout..(Pardon pour le mauvais cadrage du dernier, ce doit être l’abus d’alcool, sans doute..). J’ai fait aussi cette petite correction de l’aquarelle inachevée d’une élève :
C’est pour cela que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté d’être parfait…
La lumière, ou le progrès, se trouvent probablement tout là-haut.. Sans oublier bien sûr qu’à chaque pas, chaque marche apporte son lot d’apprentissage et d’évolution.. Pour ceux qui s’en souviennent, (les fidèles de ce blog), j’avais posté une aquarelle similaire , et dans les mêmes tons bleus en 2015 ; pour le départ de ma mère. Quasiment 5 ans jour pour jour.
Je ne dessinais pas aussi bien à 15 ans et demi, (ni même encore maintenant), mais j’essaye d’apprendre de mes erreurs ; marches après marches… La grande difficulté pour les jeunes d’aujourd’hui, malgré le talent que certains peuvent avoir, c’est d’arriver à gérer au mieux l’utilisation de leur portable, des réseaux (a)sociaux, et du temps qu’ils y passent.. Je n’ose imaginer les progrès réalisés si on utilisait juste la moitié du temps qu’on y consacre pour travailler vraiment sa technique..
Cette dame a eu des mots d’une grande gentillesse, qui ont autant d’importance qu’une vente qui encourage à continuer.. Cela donne un sens à ce que l’on fait et des raisons de continuer..
Je vous souhaite de belles promenades dans nos villages et nos campagnes, à vous émerveiller, encore et toujours…
Ces 2 petites aquarelles , odes aux coquelicots et surtout aux oliviers , sont parmi les rares que j’ai peintes en mai. « …Le vent dans l’olivier, caressé de lumière… » (extrait de mon poème sur Peindre à l’aquarelle), est un résumé de notre modeste rôle : montrer la beauté qui vit autour de nous. C’est peut-être cela l’AIR de l’Artiste. L’R de l’aRtiste.. Une part de lui même qui se traduit par le vent suggéré dans le feuillage des oliviers, ou celui que l’on imagine dans les ruelles des villages provençaux, ou encore celui qui fait frémir les champs de lavandes, comme frémit l’émotion dans le regard du spectateur qui sera touché par la peinture devant lui..