… tout s’en va », on oublie… certaines aquarelles mais d’autres restent présentes malgré la fugacité de leur existence à nos yeux.. Je n’ai pas eu beaucoup de temps pour profiter de cette aquarelle d’amandiers en fleurs, elle est partie pour un autre regard, hélas, mais c’est aussi le destin des choses. Je vous présente sa photo, qui n’en sera que le souvenir, comme le souvenir des belles choses que l’on garde en nous, comme une émotion profonde, bien plus présent que les choses superficielles qui nous entourent..
Je voudrais aussi terminer par un sourire, une photo de stagiaire (venu d’Italie) de passage à la galerie de Roussillon ; même si ce n’est pas toujours évident de sourire, quand on est fatigué, il faut toujours relativiser, et se dire que l’on a la chance d’être vivant.

Dans la photo qui servait de modèle il n’y avait ni porte en haut des marches, ni collines au fond, ni arbre derrière la maison, ni pierres apparentes… Cela fait partie des choses que l’on peut rajouter pour recomposer une image à son goût..
Dans ce deuxième sujet, avec une photo très verte pour départ, le but était d’apprendre à traiter les verts (avec aussi du bleu, du violet, du jaune…), à faire des tâches d’eau pour suggérer la végétation par endroit plutôt que rentrer dans le détail, et bien sûr tout le début a été travaillé dans le mouillé sur mouillé…
Cette image explique parfaitement le mirage de la réussite (d’une aquarelle, d’une vie d’artiste ou même d’une vie personnelle).. Beaucoup pensent que ça doit être facile, les sourires de façade masquent souvent les difficultés réelles et les sacrifices qu’il faut pour « réussir ».
J’aime beaucoup ce texte (dont je ne connais l’auteur), car c’est vraiment ce que je pense ; certains vous diront que le temps de lire ce post (1 minute) le footballeur Neymar aura gagné 57 €.. ça paraît surréaliste de gagner des sommes pareilles, et pourtant je ne l’envie pas. Il y a des choses essentielles et sincères dans la vie que tout l’argent du monde ne peut acheter. Les paroles de la chanson « Il changeait la vie » de J.J. Goldman sont à lire également.
Par ces températures caniculaires, (37° à l’ombre ) on ne regrette pas d’avoir mis la clim à la galerie de Roussillon. Même si les après-midi sont désertés au profit sans doute des piscines…
inspirée d’une photo prise dans le village de Venasque. Bien sûr je l’ai beaucoup plus fleurie que dans la réalité..
Alors que je viens de participer à ma dernière journée de peintres dans la rue (à St Rémy fin juin), je réalise que cela fait presque 20 ans que j’avais commencé , dans la crainte du regard des autres et les doutes sur la qualité de mon travail.. Quand je revois des photos de cette époque j’ai un peu honte de ce que j’exposais ; et pourtant j’avais le sentiment de me débrouiller pas mal.. J’ai énormément de gratitude pour tous ceux qui m’ont acheté quelque chose, complimenté, et en quelque sorte encouragé dans cette voie..

Oh bien sûr je ne suis pas satisfait de tout (notamment du feuillage sur lequel je reviendrai surement ), mais l’idée était de donner du rêve, un monde fleuri, une perspective vers des champs où l’on aimerait courir , s’évader..
Enfin pour ce sujet de la treille (d’après une photo prise dans le village du Crestet) il fallait travailler la profondeur (perspective atmosphérique) ainsi que les pierres et les ombres portées..