Réflexions d’automne

Nous y voilà ! Les températures semblent enfin se rapprocher des normales de saison, et l’on va bientôt entendre les gens se plaindre du froid, comme si c’était une découverte.. L’automne est pourtant une merveilleuse saison qui offre des couleurs magnifiques, des ciels splendides, propices à des balades rafraichissantes ou de nouvelles aquarelles.. J’en profite donc pour vous montrer mes dernières d’automne. (Sans doute aussi les dernières de l’année sur ce thème)..

Un travail assez difficile sur les cerisiers rougis et toute la végétation éclatante des merveilles de l’automne au pied de Venasque.. Les contrastes doivent faire ressortir la vigueur des couleurs, sans pour autant surcharger.. C’est un modèle que j’avais déjà traité il y a une dizaine d’années (déjà) et que l’on aperçoit lors d’une vidéo You tube de présentation de mes aquarelles.. (certains reconnaitront)..

Nous y voilà donc aussi pour le début de la coupe du monde de football.. De la honte aussi , du fric et des aberrations..(de la clim dans les stades, en plein désert !!).. Une « Qatar-strophe » écologique, dans un pays à peine plus grand que la Provence.. Quel dommage ! J’apprécie le football quand il s’agit de voir de beaux gestes techniques et des combinaisons tactiques, mais hélas, depuis des années ce sport est devenu bien plus politique (et géopolitique) que ne veulent l’avouer certains dirigeants.. Et je ne reparle pas des salaires exorbitants des meilleurs joueurs.. Les médias vont donc partager leurs titres entre les résultats (et petits scandales inévitables) au Qatar et la guerre en Ukraine.. Les soubresauts de l’illuminé de Corée du Nord, la persistance du moyen-âge en Afghanistan, la révolte en Iran, viendront sans doute aussi ponctuer l’actualité, histoire de relativiser (ou de calmer) les difficultés rencontrées par bcp de français avec l’inflation et la crise économique actuelle.. Voilà comment on détourne l’attention..

Pour ce qui est de la vie réelle, novembre me sert aussi à faire le point sur ma situation financière. Cela fait peur quand je me mets à additionner mes dépenses de l’année, que ce soient mes loyers (celui de la galerie, celui de ma fille, mon prêt de la maison), les URSSAF, l’IRCEC, les impôts, la taxe foncière, les assurances, les frais d’encadrements et de fournitures, d’essence, d’EDF, et j’en passe, difficile de laisser de côté pour du Champomy.. (Je ne parle pas de la drogue, des cigarettes, ou des vacances à Dubaï..). Je prie pour que ma petite Clio ne me lâche pas, ainsi que ma santé.. Ce sont des préoccupations comme pour beaucoup de français ; pour ne pas dire une majorité..

Bref, malgré tout ça il faut peindre. Garder cette flamme intérieure qui vous rappelle que la vie est courte et qu’il faut lui donner un sens. Ma recherche de progression en aquarelle en fait partie, la satisfaction de mes acheteurs, la transmission de mon savoir aussi, même si cela semble dérisoire parfois. Mes exercices pour élèves , gratuits (et commentés), sont importants pour l’aide qu’ils apportent (même à ceux qui les regardent mais ne participent pas) . A ce propos, les envois sont terminés pour ce mois-ci. Les derniers « lents » ayant envoyé leur version je vais bientôt poster mes commentaires à leur sujet..

J’espère que mes réflexions d’automne ne vous auront pas ennuyés, sinon pour me faire pardonner, voici un autre type de réflexions d’automne, celles peintes à l’aquarelle :

La nature est quand même plus inspirante.. Il y a du jaune gomme gutte, indien, du vert olive, du bleu indigo et du violet, bien sûr du caput mortuum, et aussi cette couleur que l’on trouve sur le fond de teint de Donald Trump.. L’orange de Chine évidemment..

Ces 2 aquarelles présentées aujourd’hui sont de format 35 x 55 cm sur papier Arches.

Voilà pour ce dimanche ; c’est terminé. Je remercie encore toutes ces personnes qui suivent mon blog, celles qui me laissent un mot auquel je ne réponds pas toujours par manque de temps, et celles qui restent silencieuses mais qui n’en pensent pas moins.. Merci de votre fidélité, et prenez soin de vous !

A bientôt !

Avant tout la lumière

Qu’elle soit matinale ou crépusculaire la lumière est l’essence même de mon désir de peindre des aquarelles. Je n’y arrive pas toujours, je râle de mes échecs ou de mes incapacités à traduire ce que je souhaite vraiment du bout de mon pinceau, mais je finis par accepter ce que je suis et les imperfections de mes aquarelles.. J’attendrai d’être meilleur pour les corriger quand le temps sera venu.

Voici un aperçu de ce qu’il m’arrive de faire, quand je veux recadrer un sujet ; la première image est l’aquarelle réalisée en stage (pour expliquer les fondus du ciel et l’ambiance brumeuse). Ayant placé un soleil assez gros, et le Ventoux à même hauteur sur la droite, il m’est apparu évident de recadrer cette aquarelle en 2 pour plus de cohérence.

J’ai ensuite complété la maison de droite, rajouté une autre à gauche ainsi que l’ébauche de quelques vignes.. J’ai pensé y mettre des moutons et un berger dans la brume (pourquoi pas) mais je me laisse le temps d’y réfléchir..

Il y a de l’orange de Chine, du rouge de Venise, du caput mortuum (bien sûr) et du brun sépia notamment. Les effets de brume sont une étape essentielle dans l’apprentissage des techniques de fondus à l’aquarelle..

Le Ventoux (aperçu à droite) est un élément que l’on voit souvent dans mes peintures ; sans doute parce qu’il est hautement symbolique de la région où j’habite, comme l’est la tour Eiffel pour Paris.. Je vais vous faire un aveu . Depuis que je vis en Vaucluse (1994) et même quand j’y venais entre 1985 et 91, je n’étais jamais allé au sommet, près de l’observatoire. Juste le chalet Reynard et le mont Serein de chaque côté, je connaissais ; il me manquait que quelques dizaines de mètres.. C’est chose faite depuis le 11 novembre dernier. Je vous épargne le selfie pris là-haut avec l’observatoire en arrière-plan, j’ai pu enfin admirer cette vue incroyable sur toute la région, jusqu’à la mer aperçue au loin.. Il y avait foule (il faisait beau), beaucoup de cyclistes bien sûr.. Je n’y ai pas vu Michel Drucker ni Armand (élève des exercices qui est un chevronné du vélo) mais j’y ai vu plein de grimpeurs de tous âges, y compris le sosie de ma grand-mère.. Bon, je me suis dit que si une grand-mère (ou Michel Drucker) y arrivait, je pourrai un jour essayer de gravir ce géant de Provence.. Sans assistance électrique bien sûr.. Un jour peut-être.. Mais pas tout de suite..

Je profite de cette pause automnale pour retoucher d’anciennes aquarelles, pour me lever au delà de 7 h le matin (c’est donc possible !!), pour envisager repeindre le plafond de certaines pièces de la maison, tailler certains arbres, etc… Il y en a des choses à faire !

Je ne vous parlerai pas d’actualités internationales ou sociétales, parfois j’estime qu’il suffit de parler d’aquarelle, c’est plus réconfortant..

Les commentaires sur les « rapides » de l’exercice du mois ont été postés ; je recevrai les « lents » dès demain et ils seront affichés en fin de semaine..

D’ici là, je vous souhaite de gravir votre Ventoux personnel, quels que soient les moyens, car je vous assure que la vue là haut est sans pareil..

A bientôt !

Comme un canard sauvage

Novembre est ce mois où je redeviens un peu sauvage, où je prends enfin le temps de me poser (quelques minutes) sur un quai , sur une berge, et où parfois je m’envole dans des rêves d’insouciance.. Cela ne dure jamais trop hélas, il y a tant de choses à faire.. J’observe parfois les canards sur la Sorgue, ils sont si loin de nos préoccupations superficielles.. On devrait s’en inspirer certains jours, se laisser glisser sur l’eau, s’envoler selon son envie.. Il y a peut-être un parallèle avec l’albatros cher à Baudelaire, l’aquarelliste est proche du poète dans sa façon de voir les choses, mais tout cela n’est que mon avis… Toute cette introduction avait pour but de présenter l’une de mes dernières aquarelles : Les canards sauvages :

Il y a un double message, avec cette barque qui semble en attente de son pêcheur, le vol libre des canards, le tout dans une ambiance jaune émerveillée de la beauté fragile de cette nature qui nous entoure..

Ce sont des couleurs chaudes qui réchauffent.. Comme l’évidence de notre planète depuis plusieurs années déjà. A l’heure de la COP 27 il serait temps d’arrêter les bla-blas et de passer aux actes.. Je ne suis pas fan de balancer de la purée sur une oeuvre dans un musée ou de bloquer la circulation, mais on peut relativiser en comparant avec les actions de blocage national de certains syndicats juste pour des questions de salaires.. Chacun ses priorités. Personnellement (comme bcp d’autres) je ne peux faire grève. Je peux faire Trêve (mais brève) à la limite.. Cela ne nuira qu’à moi. Heureusement il me reste le Rêve .

J’ai saisi cette photo de Roussillon sur le net (qui doit dater du mois dernier) :

En zoomant je me suis reconnu sur le parapet. En effet, c’est bien à cet endroit que je passe bcp de temps quand les visiteurs se font rares . Je suis très souvent pris en photo « à l’insu de mon plein gré », au bord du vide, à regarder la beauté des nuages.. Il y a un côté chat (ou un côté canard) dans cette posture, loin des réalités..

Avant de m’envoler, je voulais vous montrer cette photo d’un de mes triptyques vendu cette année ; il est arrivé en Colombie :

Une belle fierté d’avoir un petit bout d’âme jusque là-bas..

Vous êtes toujours nombreux à participer aux exercices pour élèves, je mets à jour régulièrement vos envois.. Pierre (de Californie) n’a pas encore participé.. J’ose espérer que c’est parce qu’il a gagné à la loterie hier.. (un lot record de 2 milliards parait-il..).. Il y a de quoi faire une petite fête.. (Avec bcp de Champomy…!)

Bonne fin de semaine à vous, et pensez à vous envoler comme des canards sauvages.. Par la pointe du coeur , ou celle du pinceau…

A bientôt !

Faim de saison

« Voilà, c’est fini » (comme le chantait JL Aubert) ; mes aquarelles sont de retour à Velleron, laissant la galerie de Roussillon avec les murs blancs du fond de l’Espagne..* Octobre s’en est allé , un octobre estival ; il est encore temps d’aller « en haut des collines regarder tout ce qu’octobre illumine » comme le chantait Cabrel. Une saison de plus, une année de plus, comme autant de rencontres merveilleuses et d’échanges précieux, au fil des discussions sur l’Art et son ressenti.. Il y a des choses qui ne s’expliquent pas. Des connexions d’âmes, juste quelques minutes parfois, mais qui suffisent pour des journées entières.. L’heure est maintenant au rangement, au bilan ; encore du boulot ! Il me faut du temps pour me remettre à l’endroit et gérer ce qui va suivre.

Je suis désolé de ne pas parler de Soulages. Ce n’est vraiment pas mon truc. Vous penserez peut-être que je manque d’ouverture ou de culture, mais le noir n’a jamais été mon obsession. Je peux apprécier des peintures abstraites, (certaines sont superbes), mais d’autres peuvent me dégouter aussi ou me laisser de marbre. Ma vision est plus basique, moins intellectuelle . Je vais quand même essayer de badigeonner une ou deux de mes aquarelles en noir (en y faisant se refléter la lumière), on ne sait jamais.. Cela pourrait rajouter quelques zéros au prix de vente..

Enfin, si vous préférez « bêtement » comme moi l’interprétation des paysages qui nous entourent, avec de la couleur, alors je peux vous montrer ceci :

C’est l’une des aquarelles réalisées en stage près de Nîmes la semaine dernière. Les merveilles de l’automne. Il y avait aussi celle-ci :

Certaines élèves reconnaitront la montagne à droite.. (C’est très difficile, j’avoue..).

A propos de difficulté, j’ai pu vous proposer 3 photos comme exercice à faire pour ce mois ; Des vues de St Pantaléon et de Lagnes, ainsi que mes grenades. Je dois dire que j’ai hésité à vous montrer mes olives et mes noix, mais de nos jours il faut faire très attention à ce que l’on écrit (et l’interprétation que l’on peut en faire).. Je garde quand même mes olives colorées pour une autre fois ; mes noix sont belles mais c’est un sujet difficile. Elles servent à me nourrir c’est déjà ça. C’est la période effectivement où je me nourris de mes noix, mes dernières tomates, mes oeufs (de mes 2 poules) et mon jus de grenade.. Certes, j’admets que les calories dépensées pour extraire les cerneaux de noix remplacent à peine celles récupérées en les mangeant.. Mais cela donne bonne conscience. (C’est un peu comme le cycle « travail-impôt » dans la vie). Bref.

C’est une faim de saison. Pour une fin de saison.

Il faut garder de l’appétit pour les belles choses de la vie, les couchers de soleil par exemple, ou encore le regard des enfants, les brumes sur les vignes aux couleurs d’automne, la non réélection de Bolsonaro au Brésil, tous ces petits plaisirs qui font grand bien au moral…

Pour terminer je voulais saluer Christian (aperçu brièvement à St Sériès) ainsi que Sylvie (également à St Sériès). Je n’oublie pas la dizaine de stagiaires (dont j’ai retenu les prénoms au bout de 2 minutes) que j’ai eu près de Nîmes. Des personnes très sympathiques.. Je n’ai pas prévu de stage pour l’instant ; il faut me laisser du temps. Une respiration.

Je vous souhaite une belle fin de semaine, avec l’appétit du coeur pour ce qui le mérite vraiment..

A bientôt !

Desseins des derniers jours

Pas besoin d’être mormon pour éviter l’alcool et la cigarette, c’est dans ma nature ; cela ne m’a pas empêché de tomber malade quelques jours en fin de semaine dernière.. Oh pas grand chose , une sorte d’angine ou de laryngite ( pas le covid) mais cela m’a suffisamment fatigué avec tout ce que j’avais à faire.. Je fus très étonné car ce genre d’affection m’épargne depuis 15 ou 20 ans.. Ce doit être le changement climatique, ou la guerre en Ukraine.. (tout vient de là parait-il) ; bref.. Vous comprendrez pourquoi je n’ai pas pu prendre de temps pour commenter les derniers exercices pour élèves ; je le ferai bientôt..

Je suis quand même allé récupérer mes aquarelles à St Sériès samedi. Bon, je n’ai pas eu de prix. J’aurais bien aimé en pleurer pour compenser le déficit pluviométrique de la région, mais j’était plutôt content d’avoir côtoyé de grands aquarellistes. Content aussi pour Véronique Albert (qui avait convoyé mes aquarelles là-bas) ; Catherine Rey, D. Boni, JP Olivari et JL Decron qui ont été justement récompensés. Je me console en me disant que ni C. Izquierdo ni Thierry de Marichalar n’ont eu de prix, je suis donc bien accompagné.. et puis un collègue m’a dit récemment : « les prix c’est juste un bout de papier, le vrai premier prix on l’a dans le regard de la personne qui achète notre aquarelle.. » Bref, on peut trouver d’autres raisons pour pleurer.. Plus graves… La hausse du prix de l’énergie, des carburants, l’inflation, les déclarations de Sandrine Rousseau, les défaites de l’OM, le salaire de M’Bappé, le retour de la Star’Academy ou l’audimat d’Hanouna… Ah la la…. Cela me consterne parfois de voir comment certains médias et réseaux sociaux nous maintiennent dans un envasement insidieux de médiocrité…

J’essaye d’avoir d’autres desseins malgré le marasme ambiant ; projets de nouvelles aquarelles, de nouvelles approches artistiques.. Les derniers jours d’ouverture de la galerie ont commencé ; il reste moins d’une semaine. Les derniers jours de dispo de merveilleuses aquarelles qui vous feraient rougir comme un coquelicot..( clin d’oeil à Juliette )..

En voici un petit aperçu avec ce paysage en jaune et bleu :

Une recherche de lumière..

Ou encore ces 2 formats verticaux (17 x 40 cm), de reflets d’automne ou de falaises d’ocres :

Je travaille je travaille.. (Cela me fait bien sourire quand la RATP propose une prime de 400 € pour ses employés qui n’auraient aucune absence en 3 mois… Comme si c’était un exploit.. )…

Il y a de quoi s’amuser (ou se consterner) des disparités salariales dans notre société ; Une seule journée de M Bappé me suffirait largement pour l’année ; certes, je cours moins vite avec le ballon, mais je vous assure que mes pinceaux fonctionnent autant..

Réjouissez-vous.. La météo exceptionnelle d’octobre a été un vrai cadeau, il faut profitez de ces instants, même si cela peut inquiéter comme signe du réchauffement climatique.. Quand le froid arrivera on se plaindra d’autre chose..

Je vous souhaite de belles aquarelles, de beaux dessins, et de grands desseins positifs pour les semaines à venir..

A bientôt !

Les champs du signe automnal

Les champs de vigne en automne sont une merveille, et en cette fin d’octobre les arbres aussi s’unissent pour un concerto de couleurs chatoyantes, comme un chant du cygne de ce que la nature peut offrir avant le dénuement de l’hiver.. Il est important de regarder cela comme un cadeau ; nous passons trop souvent à côté de ce qui nous semble normal ou acquis, comme des enfants gâtés, aveuglés par nos propres soucis..

Modestement, à mon niveau et avec mes moyens, j’essaye de vous le montrer dans mes aquarelles, même si j’exagère la coloration (volontairement) comme une exubérance de sentiments « amoureux » envers ces paysages..

Voici par exemple ces vignes en automne , entre Gigondas et Sablet :

Ce dénuement progressif des feuillages rejoint celui des visiteurs à Roussillon ; quelques étrangers, et pas mal de retraités.. Je les taquine parfois en ironisant sur le prix de mes aquarelles à 50 € que je suis prêt à descendre à 49,3 €.. Mais je ne suis pas sûr que cette allusion à un certains article de loi sur la réforme des retraites soit bien saisie.. Pas grave.. Je m’amuse aussi de ces gens si bien élevés (dans le genre « s’il vous plait, excusez-moi de vous dire pardon.. ») qui me demandent s’ils peuvent rentrer dans la galerie avec leur petit chien (genre chihuahua) dans les bras… LOL… S’ils savaient que certains entraient avec leur leonberg sans demander quoi que ce soit.. Les rencontres dans la vie sont faites de tous ces humains différents.. Un miroir de notre société..

Les pénuries d’essence sont en passe d’être terminées.. Enfin !… J’avoue avoir envisagé reprendre le vélo pour me rendre à la galerie ; j’ai même essayé le ballon sauteur, (le ridicule ne tue pas), ça travaille bien les cuisses, mais il faut éviter de manger une tartiflette juste avant de partir..

Plus sérieusement, je viens de mettre en ligne les réponses des « lents » à l’exercice du mois. Les plus lents des lents ont encore jusqu’à demain soir pour m’envoyer leur version. Et comme je vous l’avais dit, voici ma propre version d’un des sujets :

Il était important d’accentuer la notion de profondeur dans l’arrière plan..

Demain après-midi j’irai à St Sériès (Lun’aquarelle) pour enfin pouvoir admirer les oeuvres des collègues artistes et récupérer les miennes. Bien sûr, en cas d’accident, (je parle de l’obtention d’un prix éventuel) je ne manquerai pas de vous informer.

Les vacances de Toussaints commencent demain, comme les derniers jours d’ouverture de la galerie. J’avoue être fatigué et pas prêt à reprendre les cours par internet pour le moment. Besoin de repos.

Comme la nature qui perd ses feuilles en automne, pour mieux revenir au printemps..

A bientôt !

Au bord

J’y étais…ou presque.. Au vernissage de Lun’Aquarelle à St Sériès (34) hier. Alors que c’était un honneur d’y être retenu et de pouvoir côtoyer de grands noms de l’aquarelle, je n’ai pu prendre le risque de me déplacer là-bas avec les pénuries d’essence et la hausse du diesel.. Je remercie grandement Véronique Albert (participante elle aussi) d’avoir amené mes aquarelles dans l’Héraut, ainsi que S. Langeron pour cette photo envoyée :

Le thème y étant les bords de la Méditerranée, vous reconnaitrez 2 de ces aquarelles déjà postées ici. Celle de droite est la calanque de Sormiou, un grand format que j’ai travaillé il y a quelques semaines à peine ; en voici une photo plus grande :

Au bord de l’eau. C’est toujours un plaisir de peindre ce genre de sujet, même si ce n’est pas évident. Je ne pourrai voir que samedi prochain les aquarelles des autres artistes, vu les grands noms qui participent je ne me fais pas d’illusion sur la possibilité de remporter un prix, mais (comme disait Michel Blanc dans les Bronzés) sur un malentendu ça peut marcher..

Comme pour beaucoup d’entre vous, ma préoccupation principale concerne la possibilité de me déplacer, notamment pour aller à Roussillon. La galerie est encore ouverte jusqu’au 30 octobre, mais l’on ressent évidemment la rareté des visiteurs du fait du manque de carburants. Je fais pourtant semblant d’aller aux toilettes ou à la cuisine, d’ouvrir la bouche pour la première bouchée (parce que c’est toujours à ce moment là que quelqu’un rentre alors que je ne voyais personne depuis des heures..) bref, rien n’y fait ; je me retrouve bien esseulé.. Je m’amuse presque des arguments qu’essayent de trouver les maris pour empêcher leur femme d’entrer dans la galerie quand ils passent devant.. « Non, on n’a pas le temps… J’ai mal aux pieds… c’est des reproductions… il va pleuvoir… on ne saura pas où le mettre, etc… » Limite il feraient passer la galerie pour l’appartement de Jeffrey Dahmer.. Je ne propose pourtant rien à boire (même pas du Champomy.) et je ne découpe que la lumière en morceaux de rêves..

Enfin bref, du coup j’ai un peu plus de temps et j’ai pu peindre ma version de l’exercice du mois ; celle du paysage. Vous la verrez prochainement. J’ai pu poster mes commentaires sur les versions des « rapides », je posterai les « lents » vers le 20. J’en profite pour signaler un petit stage vendredi prochain à Velleron, de 9 h 30 à 12 h 30, il reste 2 places si cela intéresse quelqu’un.

Pour le sujet du 1er novembre je pensais vous proposer un portrait ; celui de Philippe Martinez. Histoire de se défouler un peu.. J’avoue que je n’en peux plus de voir sa tête.. Je suis au bord d’hurler de colère.. Même si je veux bien être choqué que le patron de Total ait augmenté son salaire de 52 %, j’aimerais bien que des infirmières gagnent autant que les salariés des raffineries qui bloquent le pays.. (Mais je tombe dans la démago.. désolé..)

Pour finir, un peu d’air du soir, sur les quais.. A l’heure où les couleurs chaudes s’estompent et les voiliers s’endorment doucement..

Sur la côte varoise. (Hélas, le jaune du ciel et de l’eau ne ressortent pas sur la photo..)

« C’est dans la rosée des petites choses que le coeur trouve son matin et se rafraîchit ». (K. Gibran)

Prenez soin de vous..

En quête de sens

On marche sur la tête, non ? Quand je pense qu’au pays de l’or noir , grâce à cet argent ils vont organiser les jeux asiatiques d’hiver en plein désert en 2029 (!!).. On en est plus à une absurdité écologique près, n’empêche que les pénuries actuelles de carburant nous démontrent ô combien notre dépendance aux énergies fossiles.. C’est n’importe quoi ! Cette quête d’essence devrait se muer en quête de Sens de notre société de consommation…N’est ce pas absurde de voir ces files d’attente aux stations dans toute la France, par le pouvoir de quelques grévistes ? Et ce sont toujours les mêmes qui sont pris en otages.. Manquerait plus que la SNCF s’y mette aussi (Ah oui, faut attendre le début des prochaines vacances, j’avais oublié..)… Bref, tout ça n’arrange en rien les possibilités de déplacement des travailleurs (ainsi que des touristes), et tous les secteurs s’en trouvent impactés.. Le mois d’octobre étant habituellement plus calme à Roussillon, les choses ne vont pas dans le bon sens ; heureusement je continue de faire de merveilleuses rencontres, rares, brèves, mais intenses.. Des parcours de vie étonnants, émouvants aussi. Comme cette femme, photographe, qui après une longue maladie a décidé de photographier à leur avantage (pour qu’elles se retrouvent belles) les femmes ayant souffert de ces mêmes « accidents de la vie ».. Une quête de sens évidente. Mes aquarelles cherchent aussi à donner du rêve aux gens, même si cela semble dérisoire parfois . Je me satisfais du regard admiratif de certains visiteurs (flatteurs), des mots glissés ou chuchotés (même en anglais) pour mes paysages qui les transportent.. (Comme quoi on peut se passer d’essence pour voyager…)..

Vous avez peut-être remarqué aussi combien de personnes ont changé depuis le covid.. Depuis ces fameux mois de confinement où des gens ont pris conscience du sens de leur vie et de leur(s) priorité(s).. Conscience de leur travail qui ne leur plaisait pas, conscience que la vie passait bien vite et qu’il fallait lui donner un sens avant de la quitter.. Certains se sont même demandés pourquoi ils trimaient pour un salaire misérable alors que des influenceurs français à Dubaï gagnaient 100 fois plus dans la vacuité de l’apparence.. Ce maudit covid aura eu au moins ce mérite de redonner à certains une Quête de sens…

C’est dérisoire peut-être, mais je continue à m’éblouir des beautés qu’octobre nous offre ces jours-ci.. Les vignes qui jaunissent, les frémissements colorés d’oranges et de rouges sur la végétation, dans les brumes étales.. Et surtout, les merveilleux nuages, qui passent, légèrement teintés de jaune de Naples rosé, éphémères et magnifiques, comme certains instants de la vie..

Un peu de vision poétique du monde ne fait pas de mal ; de nos jours on en a besoin. J’ai peint ce coin de village fleuri récemment :

Histoire de fleurir le quotidien. Il y a aussi les derniers paysages de lavandes de l’année, pour les touristes (et les nostalgiques), comme ce petit dernier :

C’est quand le soleil commence à manquer qu’on en a le plus besoin..

Je vais bientôt me lancer dans les paysages d’automne, sans doute cette semaine.. Il est prévu que j’aille participer (accrochage et vernissage) aux rencontres Lun’aquarelle de St Sériès ce week-end. J’espère juste que tout sera rentré dans l’ordre au niveau des carburants.. L’option Char à voile est délicate à gérer. J’ai aussi essayé de mettre du Champomy dans mon réservoir, mais ça n’a pas été très concluant.. Reste le vélo, ok, mais je ne suis pas aussi fort sur la distance que certains lecteurs de ce blog…

Bref, il est temps de conclure ; vous avez été nombreux à participer au sujet d’exercice de ce mois. Pas de pommes ni de scoubidous mais de jolies poires, et de belles nuances d’automne.. Peut-être que je prendrai le temps de faire ma version, qui sait..? (Entre deux files d’attente à la pompe…)

Je vous souhaite une belle fin de semaine, que vous trouviez le Sens, autant que l’essence, même si l’un des deux est plus important dans la vie..

A bientôt !

Gentil, j’anticipe…

Ahh ces politiques… A les voir prôner le port du col roulé, ou les polaires, on se dit que l’hiver à venir risque d’être rude.. Peut-être pas dans des températures sibériennes, mais avec des coupures d’énergie, même 10° pourrait paraître insurmontable.. Bref, il faut donc ANTICIPER !… J’ai bien regardé, je dois avoir quelques doudounes des années 80 qui doivent dormir quelque part.. Hé oui, étant le dernier de la famille , mes parents me léguaient les vêtements usagés de mes frères, c’était comme ça avant.. Pas de quoi me traumatiser, je n’ai jamais été attiré par la mode, mais j’avoue n’avoir pas pu compter sur mon style vestimentaire pour séduire qui que ce soit.. Un côté « Artiste », on va dire ça.. Maintenant, ces doudounes, ces polaires pourraient revenir à la mode.. Un sursis pour mon chat qui était sous la menace d’en faire un manteau avec son pelage quand il fait des caprices… Non, je rigole, je suis gentil.. La dernière fois que j’ai été agressif avec un être vivant, euh… ça devait être en 76 ou 77, et c’était envers des moustiques.. Circonstances atténuantes, je pense, sinon je demanderai l’aide de Dupont-Moretti..

Allez, un peu de sérieux.. A défaut d’anticiper l’hiver, j’anticipe les couleurs printanières dans mes aquarelles :

Des fleurs !! Plein de fleurissements , comme dans un rêve éveillé des jours meilleurs.. La Provence comme on l’aime..

Les journées actuelles à Roussillon sont très irrégulières ; (hier par exemple, même pas 2 €), mais parfois des gens enthousiastes qui craquent sur mes aquarelles, et ça fait vraiment plaisir.. J’attends encore ces fameuses personnes qui ont dit qu’elles repasseraient ; ou qui me recontacteraient bientôt… Euhhh, y en a, ça fait quand même depuis 2016 ou 2017 que j’attends de leurs nouvelles.. J’ai beau être gentil et patient, ça commence à faire long… (ça fait un peu penser aux promesses des hommes politiques, non ? On attend, on râle, puis on finit par oublier.. C’est la vie..)

J’arrête de bêler comme un mouton, à défaut d’en avoir la laine pour me réchauffer cet hiver.. Je vais m’entrainer à peindre avec des moufles, on ne sait jamais..

Pour booster vos défenses immunitaires, pensez aux citrons ! Ceux-là ont été peints dans le même principe de fond que les pommes précédentes :

Et si vous préférez les poires, n’oubliez pas celles de l’exercice proposé sur mon site ce mois-ci.. De très belles versions déjà sont affichées..

Les couleurs de l’automne ne sont pas oubliées, elles viendront garnir les pages de ce blog bientôt.. En attendant, prenez soin de vous.. Avec ou sans col roulé, avec ou sans polaire.. Mais jamais sans votre sens de l’humour.. Cela réchauffe aussi..

A bientôt !

De quoi tomber dans les pommes

L’été est fini, nous sommes bien passés en automne, et les couleurs commencent à changer déjà dans la nature.. Ce qui ne change pas c’est le cortège des choses à payer en cette période.. J’ai failli faire un malaise, à 2 doigts d’appeler les urgences (oui, comme quand l’an dernier je m’étais cassé un bout d’ongle, j’avoue je suis un peu hypochondriaque..), à la vue de mon dernier relevé URSSAF.. De quoi tomber dans les pommes…  » Je le vis, je rougis, je pâlis à sa vue ; un trouble s’éleva dans mon âme éperdue ; mes yeux ne voyaient plus, je ne pouvais parler, je sentis tout mon corps et transir et brûler.. » Si je cite du Racine c’est que ça devient sérieux.. Non, je suis quand même prévoyant, et je m’attendais plus ou moins à cela, mais ce qui « fatigue » c’est cette accumulation de choses à payer.. Je vous épargne la liste, elle est pareille pour bcp d’entre nous.. Les impôts et diverses taxes, les factures d’énergie, auxquelles je rajoute mes divers loyers dont ceux de ma fille et son école, bref, je crois bien que je vais devoir renoncer à ma villa à Ramatuelle et mon jet privé.. De toute façon, et vous le savez, on passe notre vie à payer. On ne va pas se plaindre, cela nous donne droit à un service hospitalier de qualité (…), des infrastructures impeccables, des enseignants bien rémunérés, des policiers et une justice suffisamment efficaces, etc… Bon, j’arrête là de faire mon français râleur, revenons à l’aquarelle :

Je suis donc tombé dans les pommes avec ce premier sujet de l’année donné à mes élèves. Le travail consistait surtout à négocier le fond, en utilisant du film étirable pour l’occasion, le choix du bleu était un défi pour faire ressortir les pommes de manière originale..

J’ai aussi peint ce petit paysage à Roussillon :

Une maison en haut des marches et sous les pins, certains reconnaitront ce sujet que j’ai légèrement modifié.. Le travail du vert est enrichissant, et l’arbre de Judée vient souvent égayer mes compositions de ce style.. (C’est toujours le printemps dans nos coeurs, quelle que soit la saison..)

Un petit instant Karma pour finir.. Vous vous souvenez de cette histoire de vente annulée juste après l’emballage ? Hé bien hier j’ai vendu ces 2 mêmes aquarelles à une autre visiteuse. Comme si ces peintures attendaient la bonne personne pour partir. Le monsieur de la dernière fois n’avait sans doute pas la bonne âme que mes créations avaient choisies.. Je me dis parfois que ce sont les peintures qui choisissent leurs acquéreurs, et non l’inverse..

Prochain rendez-vous pour les fidèles de ce site : samedi matin. Le 1er du mois est l’occasion d’un nouveau sujet d’exercice, à peindre à l’aquarelle.. Il n’y aura pas de pommes, mais la vie est faite de surprises.. N’est-ce pas ?

N’oubliez pas de croquer la vie à pleines dents…

A bientôt !