Trip artistique

Pour les non-initiés un « trip » est un voyage, une expérience particulière, et il arrivait que cela ait un lien avec une prise de substance illicite, il y a quelques années…  Bon, je vous rassure, je n’ai jamais pris aucune drogue de ma vie, et je ne suis pas non plus un adepte des beuveries en tout genre, (difficile avec le Champomy…), mais je dois admettre que certaines aquarelles m’emportent vers des contrées lointaines, colorées et fantastiques, qu’à peine mes rêveries pourraient surpasser..      Ce sont parfois des rencontres de couleurs, des harmonies inattendues, des effets de sel, d’auréoles improbables et sublimes, que l’on ne saurait créer volontairement,  qui naissent de façon magique sous mes yeux, au bout du pinceau.. Un peu comme dans la vie, quand il y a des circonstances qui amènent à la beauté parfaite d’un instant, ou d’un sentiment partagé..  Des congruences d’harmonie et de complétude, où rien de plus n’est nécessaire, où tout est réuni, comme pour  l’ expression d’un pur bonheur…      Bon, je m’emballe peut-être un peu, mais cela fait du bien de parler d’autre chose que ce dont on parle tous les jours aux infos..

Ces fameux « trip » en questions sont des compositions de 3 vues, verticales, des triptyques (que je pourrais nommer « tripartistiques » d’ailleurs), en petits formats. Mon ami Bernard Troublé en faisait aussi avec les ocres de Roussillon.

Je vous en présente ici quelques-uns :

Je continue d’explorer ces petites visions miniatures, à la recherche de l’harmonie de couleurs et d’effets.

Il y en a plein d’autres, dans des tons variés, (bleus, roses, violets, verts, etc..) mais aussi avec du brou de noix, parfois avec des personnages, souvent avec des arbres, des collines ou des jeux de brumes ou de reflets..  Il y en a aussi qui sont plus figuratifs, avec des lavandes , des oliviers, des cabanons , des coquelicots, (du classique en somme..).. Et comme ce sont de petits formats ,(15 x 35 cm), ils ne sont pas chers et faciles à placer chez soi..     Les veinards qui viendront en premier à la galerie de Roussillon pourront les voir en vrai, quand viendra l’heure de la réouverture ; pour l’instant j’espère qu’avril sera possible, mais hélas, comme pour mes cours (suspendus depuis fin octobre) il est impossible de prédire quand un retour à la normale, ou à la simple reprise, sera autorisé..  J’ai la folie d’espérer mars pour les cours, mais peut-être que je rêve trop..

Dans mes triptyques, il y en a  aussi avec des oliviers, des arbres de Judée, et bien sûr des amandiers en fleurs..  C’est la transition pour en venir au thème de l’ exercice pour élèves ; vu que j’ai déjà reçu quelques photos (en avance) je présume que vous serez nombreux à  participer encore cette fois-ci.. Essayez si possible que votre photo ne soit pas trop « lourde » (pas plus de 4 ou 5 MO ) car les capacités de mon site sont limitées ; c’est d’ailleurs pour cela que je ne peux laisser trop longtemps les anciens exercices et leurs commentaires..

J’essaierai de peindre une version de l’amandier fleuri, ce sera la semaine prochaine.

D’ici là, je vous laisse avec cette magnifique photo prise par ma fille Inès.  Dès l’aube..

Cela rejoint ce que je vous disais au début ; il y a parfois des instants magiques, des moments d’éternité, où la beauté nous transporte bien au delà du bas monde..

A bientôt !

S’abandonner aux songes

S’abandonner aux songes, comme l’on imagine un chat contemplant  le lointain d’un paysage.. A Venasque ou ailleurs, les préoccupations d’un chat semblent bien moins profondes que celles des humains (en temps de covid) que nous sommes..  Peut-être faudrait-il s’en inspirer, apprendre à se détacher des peurs de l’imprévisible avenir, et ne se préoccuper que du vol des oiseaux au loin, inaccessibles, mais beaux, comme la légèreté des choses qui donnent envie..

Vous l’avez compris, c’est de l’un des sujets proposés la semaine dernière dont je parle ; le chat sur le parapet à Venasque.  J’ai pris le temps de le peindre cette fois-ci, même si je ne suis pas satisfait du résultat final, c’est quand même cette pose (cette pause aussi) contemplative que je voulais mettre en scène..  Je ne la posterai pas dans cet article mais vous pouvez la voir dans l’onglet des exercices..

Demain sera proposé un nouveau sujet. Un habituel de février, fleuri, qu’il est toujours agréable de peindre quand la fin de l’hiver se fait attendre.. Vous devinerez..

Les balades m’amènent aussi parmi les oliviers, sous les pins, dans la garrigue, dans des endroits où les beautés se cachent derrière les évidences..

Un travail dans le mouillé sur mouillé, des oliviers abandonnés, abandonnés parce que l’herbe n’est pas taillée en dessous, mais il semble qu’ils se portent très bien comme ça.. Ce travail est sur Moulin du coq, grain fin ; il permet des retraits même après séchage, ce qui est très agréable..

Il y a aussi cette autre interprétation de garrigue et de restanques :

Dans les tons oranges (de Chine) et bleus, principalement..  Il est évident que ce genre de création n’a rien à voir avec le chat de Venasque, mais c’est justement ces nombreuses possibilités d’approches qui sont intéressantes en aquarelle..

Une petite image pour finir, elle concerne les petits pas nécessaires pour progresser ; beaucoup d’élèves râlent de rater, de stagner, de gâcher parfois..

Parfois,  en voulant griller les étapes, on n’y arrive pas..  Il faut tant d’essais et d’échecs pour arriver à faire quelque chose de correct que certains se découragent..  Patience… Tout finit par arriver, un jour ou l’autre..

Il ne faut pas abandonner..

A bientôt !

 

Prendre une inspiration

« N’attendez pas l’inspiration. Elle vient pendant que l’on travaille.  » (H. Matisse)

Même si c’est l’hiver, même s’ il fait froid ou il pleut (surtout cette semaine), même si  les nouvelles et les perspectives tardent à être bonnes, je reste à l’affut du moindre rayon de soleil, du moindre frémissement de la nature, qui annoncerait le retour des beaux jours..

Comme un chercheur d’or (et de lumière) je guette le premier amandier en fleurs, comme le messager de l’espoir et du printemps..  Il faut marcher dans la nature pour cela, marcher, respirer, prendre une grande inspiration, et trouver justement l’inspiration pour de nouveaux sujets..

Je voulais vous en faire profiter avec ces 2 photos récentes.. La première se trouve dans les Alpilles, la deuxième à quelques pas d’un petit village du Luberon dont le nom est le Graal du peintre..(Vous chercherez..)..   Non, je vous assure, je ne suis pas en train d’uriner dans l’eau, je prends juste une photo pour vous, pour un prochain sujet d’exercice pour élèves..  Le prochain sera justement lundi 15 février, et il y aura forcément un rapport avec l’une de ces photos..

J’ai pu en vitesse peindre le sujet de la porte fleurie de Velleron, je l’ai postée sur l’onglet des exercices ; j’aurais pu mieux faire, mais j’étais pressé..  si j’ai le temps je ferai celui du chat de Venasque (j’ai une idée de composition)..

En attendant, voici aussi des aquarelles printanières, peintes dans la fraicheur :

La première est dans le mouillé sur mouillé, la deuxième (que je dédie à Michèle et Maryse) est une interprétation d’une photo banale, prise dans la garrigue..  Il nous revient de fleurir le bord de nos chemins, de nos paysages, même si l’hiver refroidit nos ardeurs..

Un grand merci à ceux qui ont voté pour mes aquarelles dans le concours du mois ; je reçois beaucoup de mails avec vos exercices et je ne peux répondre à tous, ou il m’arrive d’oublier ; je vous prie de m’excuser.. Je tenais à dédier cet article à Francine, qui peint souvent de merveilleuses interprétations des sujets, et qui traverse une période douloureuse ; vous avez mon soutien..   Le fait de peindre nous envole parfois bien au delà des tristesses terrestres..

Continuons donc de peindre..

L’inspiration se loge dans les rêves et dans le coeur.. Ecoutons les..

A bientôt !

Dans le flou…

On ne peut pas dire que l’avenir soit très clair sur ce qu’il adviendra des prochains mois.. Nous avançons dans le flou, comme dans une aquarelle en  mouillé sur mouillé, attendant au jour le jour les dernières nouvelles concernant les chiffres du virus et les progressions du vaccin..

Il m’arrive d’envier la sécurité de revenus de certains fonctionnaires , malgré un pouvoir d’achat en baisse, mes parents avaient peut-être raison de vouloir que je le sois plutôt qu’Artiste peintre.. Mais bon . Mon père au téléphone (depuis son Ehpad) m’a dit hier qu’il était fier de moi.. Il ne faut pas grand chose pour m’émouvoir, et ne pas regretter mes choix de vie..    C’est difficile, comme pour beaucoup de monde, mais cela vaut bien le coup..

Une collègue me disait récemment que sans la peinture, sans cette évasion et cette régénération créatrice, les périodes de confinement ou de couvre-feu auraient été très difficiles à vivre.. « Peindre est un sentiment, un rêve, une aventure... », fort heureusement ; et je suis ravi de vous proposer des exercices qui vous aident à progresser et surtout à penser à autre chose..

Tant pis pour mes vacances dans les Bahamas, je resterai là-bas au Mas… de Velleron.. Tant pis pour l’île Maurice, j’irai plutôt à L’Isle (sur Sorgue) chez Maurice.. Tant pis pour la Ferrari, le lifting et les implants capillaires… Il faudra m’accepter comme je suis.. Désolé..

Heureusement il y a dans la création artistique une richesse inépuisable. Un trésor perpétuel , dont l’âme se nourrit..   Voici quelques aquarelles dans le mouillé sur mouillé qui m’ont donné bien du plaisir.. :

Elles sont disponibles aussi à la vente sur mon onglet « Petits formats ». (60 ou 90 €).

Autre chose ; je participe cette fois-ci encore au concours du magazine L’Art de l’Aquarelle. La dernière fois, grâce à beaucoup de soutiens et de sympathies, 2 de mes aquarelles étaient arrivées dans les 11 premiers.. Ce fut un immense honneur et une joie sincère de paraître dans ce magazine pour la première fois ; je me suis permis de retenter l’aventure , et si vous le voulez encore, vous pouvez voter sur mes aquarelles en cliquant sur le coeur sous l’image.. Voici le lien (milieu de la page 2) :

http://www.lartdelaquarelle.com/votez-formulaire/galerie/index.php?p=2

Je ne mettrai pas le lien sur ma page facebook (comme en novembre pour le précédent concours), pour voir si cela à un impact sur les votes.

N’oubliez pas que vous pouvez voter pour autant d’aquarelles que vous le souhaitez ; notamment pour Nicole Landrieux (page 1) qui participe depuis longtemps aux exercices pour élèves..   Il y a environ 550 visuels sur 11 pages, ce qui fait environ 200 participants. Il est d’ailleurs étonnant d’y retrouver de grands pros comme Jean-Louis Thibaut, Adam Papke, Carine Minguet, entre autres ; j’aime aussi beaucoup le travail de Claire Valentin (en dernière page) et de Corinne Vassort..   Il est dommage que certains n’aient pas vraiment respecté le thème (Le printemps).. Je ne comprends toujours pas la publication de portraits, de paysages hivernaux, de barques , avions ou autres, qui, même s’ils sont bien réalisés sont éloignés du thème.. (Il est d’ailleurs marqué en en-tête du concours que les oeuvres hors-sujet ont été écartées..Hummm.. Ils avaient besoin de participants sans doute..).

Je mettrai aussi le lien du concours dans l’onglet « Exercices pour élèves », sachant que c’est la page la plus vue de mon site. Les exercices étant toujours commentés gracieusement, je me dis qu’un petit click coeur en retour est un petit geste solidaire..

Prenez soin de vous..

Avec et sans ciel…

Il y a deux choses importantes en aquarelle : la lumière, et la légèreté.

La lumière est ce qui doit guider le chemin de nos créations, avec harmonie et douceur, si possible ; la légèreté doit se retrouver dans la touche, ne pas gouacher une aquarelle est essentiel, et c’est là que s’opère la magie de la rencontre entre l’eau et les pigments, dans ces secondes d’éternité, dans l’inconnu de ce qui sera , dans cet abandon à la confiance dans l’imprévisible..

Il est un exercice qui permet de travailler cela : le ciel. Il y a mille et une façons de le traiter :  dans le mouillé, dans le choix des couleurs, dans la présence ou non de nuages , de soleil, d’oiseaux, d’effets de contrastes, dans ses fondus avec la végétation.. Et c’est encore un autre défi d’y adjoindre l’eau et les reflets du ciel..

Dans ces dernières aquarelles j’ai voulu explorer d’autres parties de cet univers ;

Avec un choix restreint de couleurs, le tout dans le mouillé sur mouillé..

Dans cet autre sujet, (où un pêcheur  est en méditation), j’ai voulu explorer le rouge du ciel et ses reflets ; c’est assez inhabituel ce genre de tonalités chez moi, mais sans doute que les événements que nous vivons depuis plusieurs mois sont inhabituels aussi..

Le mois de janvier se termine et je m’aperçois que je n’ai peint aucun grand format. J’ai des modèles de rivières ou de jardins qui m’attendent, mais je me dis que j’aurai le temps le mois prochain.. Février c’est déjà lundi. C’est aussi ce jour là que je vous proposerai un nouvel exercice.. Heureusement qu’il reste des choses agréables ou « déconnectantes » dans ce monde ; s’évader en aquarelle en fait partie..

Je voulais faire passer un message à mes élèves de Velleron et de Pernes (dont beaucoup sont des lecteurs de ce blog) ; sachez que je pense bien à vous, que je ne vous oublie pas, et que l’expo annuelle de vos travaux est toujours prévue fin mars.. Peut-être que d’ici là tout ira mieux, (LOL), et même si peu de peintures ont été terminées il sera toujours possible d’exposer ceux des années d’avant.. L’essentiel étant de pouvoir se retrouver..      Je me rend compte que depuis un an pile, je n’ai pu donner que 4 mois de cours. C’est pas terrible..

Le brouillard dans lequel nous avançons en 2021 est perturbant ; même si les choses s’améliorent, si le vaccin fonctionne correctement, la saison touristique sera privée (comme l’année dernière) des américains, des asiatiques et australiens, et nous compterons donc sur les français et les quelques européens autorisés à circuler..

Comme vous, j’ai hâte de retourner au restaurant, de voir des festivals ou des films au ciné.. Les rencontre sportives, sans spectateurs, sont aussi désolantes ; d’ailleurs  quand j’ai su que certains footballeurs gagnaient en une journée (ou quelques heures) ce que je gagne en une année, et qu’il fallait qu’ils envisagent des baisses de salaire (vu la crise covid) j’étais presque pris de pitié… Les pauvres…  Bon, d’accord, ils jouent mieux que moi au foot, ok,  mais je ne suis pas certain qu’ils réussissent leurs aquarelles comme moi.. Côté coupe de cheveux, par contre , là je ne peux pas lutter..

Quand j’arriverai à me faire des tresses, peut-être que j’y accrocherai un pinceau.. Il faut bien innover un peu.. Pourquoi ne pas entrevoir une reconversion dans la coiffure et lancer des tutos sur You tube (?) … Le futur incertain me fait dire n’importe quoi, j’espère juste vous faire un peu sourire..

N’oubliez pas de rester zen, patient et plein d’espoir.. L’essentiel est là . Mon essentiel est de peindre et de vous transmettre cette lumière par mes peintures ; ce n’est pas grand chose, mais ça a le mérite d’exister..

L’essentiel n’est pas de peindre, mais d’avoir une raison de peindre.

A bientôt !

Le chemin importe peu…

… La volonté d’arriver suffit à tout.

Dans les quelques vers écrits sur l’aquarelle, je disais que la beauté éclot du banal dans ce qui nous inonde.. Ce peut être le vent dans l’olivier, caressé de lumière, le cabanon lové dans l’écrin de ses pierres, mais ce  peut être aussi  la fleur sur le bord du chemin…   Une fleur, ou quelques fleurs, quelles que soient leurs couleurs, quelle que soit la saison.. C’est ce que j’ai voulu représenter dans mes versions du sujet proposé en exercice cette semaine. Une route fleurie, qui conduit vers le bonheur, ou l’inconnu, mais qui permet d’apprécier ses beautés  au présent, comme un enfant insouciant.. « L’enfant marche joyeux, sans penser au chemin ; il le croit infini,  n’en voyant pas la fin. » (A. de Musset).  

Le chemin bordé de genêts

Comme le temps m’a été donné, j’ai pu peindre aussi ces 2 versions :

Le temps chéri des arbres de Judée, avec des coquelicots précoces, et bien sûr le temps des amandiers en fleurs, de leurs promesses (à moins que ce ne soient celles des personnages qui se rencontrent..).. J’aurais pu faire une version enneigée aussi (comme Armand ou Marie-Christine) mais j’avais plus envie de la douceur des fleurs en ce moment..    Vous avez été vraiment très nombreux à participer, et aussi à regarder mon site avant hier puisque il a été comptabilisé plus de 5200 vues en une journée..!  En remerciement de votre fidélité, voici aussi ma version du deuxième sujet, celui de Lourmarin :

Oliviers près de Lourmarin

La lumière caresse le feuillage des oliviers, ils deviennent argentés quand le mistral d’hiver souffle dans leurs branches..

J’ai travaillé sur d’autres aquarelles également, que vous découvrirez une prochaine fois.. Il  faut s’habituer au temps qu’il nous est donné, et se préparer (inévitablement ?) au reconfinement à venir..       Avez-vous fait votre stock de papier toilettes ? De riz, de farine..?     Acheté de l’encre pour pouvoir imprimer vos futurs attestations de sortie ?  Avez-vous pensé à passer chez le coiffeur avant sa fermeture pour un mois ? Personnellement j’ai renoncé à refaire ma couleur de même qu’à ma permanente, (les bigoudis c’est dépassé..), je ne vous montrerai pas de 3ème photo de mes épisodes capillaires, je sens que vous vous moquez… Rassurez-vous je ne vous montrerai pas non plus mes choix de vernis à ongles pour les pieds..       Mais oui, mais oui tout va bien.. Si ce ne sont les émanations de caput mortum qui me font dire des bêtises, ce doit être l’approche d’un nouveau confinement..

Gardez le sourire, prenez du recul…

Soyez content du soleil sur le chemin de chaque journée, regardez les fleurs (ou leurs promesses) qui sont voilées par le pessimisme des médias.. Certes, la  route est caillouteuse parfois, mais…

« Les chemins difficiles mènent à des destinations merveilleuses ».

A bientôt !

Quelque(s) part(s)…

En ayant appris hier la disparition de J.P. Bacri , j’ai failli titrer ce nouvel article : « Le sens de la fête« .     C’est en effet un film que j’ai beaucoup apprécié,  où l’acteur jouait  parfaitement son rôle de râleur désabusé, se débattant malgré les incapables et les  impondérables pour mener à bien la réussite de la fête..    Il y aurait fort à dire sur ce sens de la fête que nous avons perdu depuis tant de mois, sur ces cinémas, ces restos, ces festivals, ces concerts, qui semblent appartenir à une autre époque..  J’ai du mal à croire que ces fermetures et ces restrictions soient uniquement dans le but de couler une économie, même si la forme peut interroger, j’ose espérer que le fond nous amène à mieux gérer cette crise sanitaire.. Une anticipation de la saturation des lits d’hôpitaux, une adaptation quasi au jour le jour selon les chiffres de contaminations du virus..(?)  Si la France était le seul pays à agir ainsi on se poserait des questions, mais il s’avère que tous les pays du monde sont concernés..

Alors bien sûr, on peut râler.. Critiquer les moindres décisions des « incapables » qui nous gouvernent ; certains préféreraient sans doute vivre en Corée du Nord, en Tchétchénie, en Syrie ou même en Russie..? Ou être parmi ces migrants d’Afrique ou d’Orient prêts à tout pour faire des milliers de kilomètres et arriver chez nous.. ?     Il est très facile de juger et critiquer (certains animateurs et chroniqueurs télé le font très bien) mais il me semble que la réalité de ce qui se passe dans le monde mériterait que l’on se réjouisse d’être dans un pays comme le notre..

Ce mois de janvier ne brille pas par ses bonnes nouvelles ; j’aurais aimé vous faire sourire en ayant cette vision décalée et optimiste, mais j’avoue que ce n’est pas facile.. Dans ce désert, il y a eu pourtant de bonnes choses ; des colis arrivés par exemple, ou des aquarelles porteuses de lumières et d’espoirs..

Cette dernière en date est un hommage au Petit Prince. Il se tient debout ; en émerveillement ou en questionnement.. (Peut-être le renard joue-t-il quelque part,  pas très loin de lui ?). Je voulais illustrer à ma manière cette citation de St Exupéry : « Ce qui rend beau le désert c’est qu’il cache un puits quelque part« . (Déjà cité dans un précédent article).  La quête du Petit Prince est sans doute la même pour nombre d’entre nous, comprendre le monde et le sens de la vie..    Ce « puits » et ce « quelque part » sont les raisons pour lesquelles je continue à peindre, même si c’est dérisoire au regard des événements sur la planète. Savoir que cette peinture plaira à une personne donne un sens à sa création.

J’ai pu peindre déjà les deux sujets donnés en exercice cette semaine ; vous les verrez la prochaine fois. Je pense même faire 2 versions du chemin, car les possibilités sont nombreuses.. J’en profite pour remercier tous ceux qui  ont posté de si beaux commentaires sur certaines de mes aquarelles ; j’en suis très touché.    Je voulais aussi remercier ceux qui ont versé 2 ou 3 € de plus lors de l’achat de mes 2 petits ouvrages il y a un an. Par la force des choses j’ai dû descendre le prix à 20 € (au lieu de 22 ou 23), même si je ne suis pas encore rentré dans mes frais d’éditions. Le visuel des ouvrages a été rajouté dans l’onglet « Petits formats ».

Cette autre petite aquarelle (Impression végétale) va rejoindre ses soeurs dans l’onglet cité. Un travail dans le mouillé, encore ; cela s’ajoute aux quelques parts que j’essaye de donner à l’émerveillement du monde.. Une oasis dans le désert..

Patience et courage ; restons positifs…!

A bientôt !

Soleil d’hiver

« Quelle flamme pourrait égaler le soleil d’un jour d’hiver..? » (H. D. Thoreau)

Peut-être la flamme de l’espoir, celle qui chancelle  au vent des nouvelles jamais très rassurantes des médias  concernant le coronavirus et ses variants.. Qui chancelle au vu d’un avenir toujours incertain sur ce qu’il adviendra de nos professions, de nos anciennes habitudes.. Qui chancelle au mistral glacé de la peur d’être malade ou que nos proches le soient… Qui chancelle, oui, mais c’est une flamme qui ne s’éteint pas. Quelque soit la longueur de l’hiver traversé, la lumière n’est jamais éteinte.

Ces jours de janvier ne sont pas évidents, certes ; le froid (pour l’enfant des îles que je suis) me fait souvent squatter la place près de la vitre, à guetter le moindre rayon de soleil, comme un mendiant pathétique.. « Le front aux vitres comme font les veilleurs de chagrin » écrivait Paul Eluard, c’est un peu de cela ; mais c’est fou comme cette lumière fait du bien…

J’ai voulu vous l’offrir avec cette aquarelle :

Certains d’entre vous reconnaitront cette aquarelle donnée en modèle à des élèves ;  elle symbolise l’espoir que donne le soleil, dans la traversée de l’hiver, tout en révélant les beautés de la saison glacée..           C’est toujours agréable de travailler les couleurs chaudes et froides..

Vous êtes de plus en plus nombreux à suivre mes exercices pour élèves ; je n’ai pas eu le temps de peindre l’un des sujets précédents (je n’ai pas pris le temps plutôt), mais le prochain sera proposé demain, et je pense bien le faire..

Je continue d’alimenter de temps en temps l’onglet de mes petits formats ; le dernier en date est cette balade sous les pins (dans le mouillé)..

Il y a un personnage, il n’est pas perdu (sinon dans ses pensées), car le chemin traverse toujours des beautés , des évidences, qui guideraient n’importe qui vers le bonheur et la sérénité…

Il suffit de faire confiance et d’ouvrir les yeux..

Tenir bon

Puisque la vie consiste en un subtile mélange entre Lâcher prise et Tenir bon, je dois admettre que cette dernière attitude semble plus adaptée pour supporter ce qui se passe en ce moment..  Que ce soit les débordements d’excités  aux Etats-unis ou les dernières déclarations de notre premier ministre sur les mesures à venir, l’optimisme est difficile.. Et pourtant, il faut tenir bon ; tout ne va pas si mal..  Déjà si vous pouvez lire ces lignes c’est que vous avez beaucoup d’avantages que d’autres n’ont pas :  pouvoir se servir de ses yeux, de ses mains, est une chance, être au chaud alors qu’il gèle dehors aussi, bref, la liste serait longue de tout ce qui fait de nous des privilégiés, malgré tout..   Certes , nous traversons une période difficile, inédite, mais se plaindre ne sert pas à grand chose.. Le ciel nous offre de magnifiques couchers de soleil, certains villages se révèlent poétiques sous la neige, proposant de multiples sujets à peindre..  La pratique de l’aquarelle rejoint celle de la vie quand on parle de Lâcher prise, mais aussi de tenir bon malgré les ratés et les déceptions..  Il y a des mondes merveilleux à découvrir, justes sur un bout de feuille, caressé d’eau et de pigments..

Cela fait maintenant plus de 10 ans que j’ai dressé une liste de mes aquarelles réalisées. Plus de 2000, cela semble énorme.. Certaines sont restées dans des cartons, d’autres sont parties aux quatre coins du monde, et cela reste une grande fierté.. De la satisfaction aussi d’avoir progressé au fil de ces années, même si , comme vous, il m’arrive de râler sur la médiocrité de certaines créations..

Peut-être est-ce par nostalgie de ce temps d’avant (?), j’ai retrouvé une grande aquarelle d’un marché provençal, où les gens se bousculaient presque entre les étals, et sans masque bien sûr… ça sentait le melon, le romarin, la lavande , l’insouciance et les jours heureux..

Cette aquarelle est une pièce unique, car je ne peins presque jamais de personnages ; l’idée était surtout de mettre en avant la couleur, les odeurs, la vie qui bruissait..  J’ai fait quelques retouches mais je n’ai pu corriger toutes les erreurs..   Messieurs ne cherchez pas Miss France ou Monica Bellucci parmi ces femmes, désolé, ce ne sont que des gens normaux..   J’espère que cette aquarelle sera prémonitoire de ce retour à la normale qui nous attend, ce printemps ou cet été, cette année ou l’année prochaine..  D’ici là il faut tenir bon..

Il parait que pour renforcer ses défenses immunitaires contre le virus, il faut,  au sortir de son lit douillet le matin : se rouler nu dans l’herbe givrée.. …J’ai essayé……..Non je rigole.. Par moins 6 degrés le matin j’avoue préférer rester au chaud..   Mais j’espère que cette image vous aura fait sourire..

A bientôt !

 

Voeux du soleil !

2021 nous voici…!   Il serait incongru d’exprimer mes souhaits de bonne année, vu ce que la précédente a donné en termes de bonnes nouvelles et de résolutions positives, il faudrait juste souhaiter que 2021 soit meilleure que 2020 ; sur tous les plans..    Ce ne devrait pas être si difficile. Après tout, la vaccination suit son cours, et même si un ou 2 re confinements sont forts probables, les jours meilleurs sont à venir..  Il n’y a rien de plus beau que les premières lueurs de l’aube après une nuit noire.

C’est pourquoi en 2021 j’veux du soleil … Je vous souhaite du soleil dans le coeur, dans votre âme, dans vos yeux, dans la moindre parcelle de vos aquarelles.. Je vous souhaite de pouvoir cueillir la lumière de chaque instant, afin de donner de l’éternité aux bonheurs invisibles.. Être conscients des chances que nous avons, plutôt que de nourrir (et d’être nourri par ) la peur..            Le temps passe si vite, une vie est un battement d’aile, autant tout faire pour que ce battement nous élève un peu plus haut.

2020 s’en est allé. 2021 va naître des cendres de cette dernière.

J’ai trouvé cette image très symbolique sur Facebook ; elle symbolise le renouveau et la vie, toujours recommencée..  Il y a toujours un nouveau départ.

C’est aussi pour cela qu’aujourd’hui,  les sujets proposés en exercices (pour élèves) concernent les barques et la lumière dans le ciel. Nous sommes prêts à embarquer vers de nouvelles aventures, sous un ciel inondé de soleil et de douce chaleur..  Vous avez jusqu’au 12 pour m’envoyer votre photo d’aquarelle.

Concernant la reprise de mes cours (réels), à Pernes ou Velleron, ce n’est toujours pas à l’ordre du jour. Il faut encore patienter. Mais je vous préviendrai rapidement quand le feu vert sera donné pour la reprise.  J’en profite pour remercier infiniment toutes celles et ceux qui ont contribué à l’achat de quelques aquarelles depuis novembre, sur mon site. C’était du soleil en hiver..

Dans l’onglet Petits formats , justement, j’ai ajouté 2 petites aquarelles de villages fleuris ; je vous laisse les découvrir.

Je voulais terminer cet article par cette jolie photo qui illustre parfaitement ma joie d’aquarelliste à la suite de la parution dans le concours L’Art de l’aquarelle..

C’est le bonheur d’être à sa place, de se satisfaire de ce que l’on a, sans envier quoique ce soit. 7ème ou 70ème qu’importe, puisqu’il y en a qui ont aimé.

Je vous remercie pour tous vos gentils messages, vos voeux, et je vous adresse des rayons de lumières positives en guise des miens..

A bientôt !