Bienvenue en France, pays où la plupart des gens râlaient il y a 3 mois parce qu’ils ne trouvaient pas de masques, et maintenant qu’ils en ont ils ne veulent pas le porter… C’est l’été, Hé oui, il fait beau, mais le virus n’a pas fini sa ballade mondiale, ça s’en va et ça revient (comme une chanson populaire) et il est fort probable que le port du masque redevienne obligatoire, notamment dans les lieux clos, comme la galerie de Roussillon.. Les visiteurs ne sont pas toujours enclins à le porter, c’est vrai que la chaleur rend la chose peu agréable, mais il s’agit de civisme et de précaution.. On peut le faire pour les autres si on ne veut le faire pour soi..
J’ai eu la chance de rencontrer des gens formidables, de belles âmes, des parcours atypiques, des couples étonnants , et même une de mes aquarelle quittera la France pour transiter par le Mexique avant de finir en Côte d’Ivoire.. Quel parcours !! Pas d’américains bien sûr, mais des allemands, des suisses, belges, danois, hollandais, tchèques , polonais et même des lettons.. L’attraction de Roussillon reste célèbre malgré tout.. Pourvu que cela dure encore un peu ; l’épée de Damoclès d’une seconde vague est toujours au dessus de nous.. (A la verticale)..
A propos de verticalité, j’ai peint quelques sujets récemment, dans ce cadrage ; il s’agit de champs de fleurs violettes et odorantes dont le nom m’échappe, mais vous retrouverez sûrement..
Le défi est d’arriver à donner de la profondeur, dans ce sens là, en jouant sur la perspective atmosphérique notamment.. J’ai aussi réalisé une huile dans ce même format :
les couleurs sont bien sûr plus intenses à l’huile, d’autant que la photo renforce les bleus… Cela fait du bien de changer d’approche parfois.
Dans un paysage il est très fréquent que je place quelques cyprès, ça et là ; ce n’est pas uniquement parce que c’est provençal. La verticalité du cyprès est le principe masculin qui permet de trouver un équilibre sur les strates plutôt féminines des champs et des collines du paysage.. Et il semble clair que la maison ou le cabanon représente la personne que nous sommes au milieu de ce paysage.. C’est pourquoi l’harmonie doit être au coeur de ce que nous peignons.. L’importance d’ Être vrai. Ne masquons pas la vérité de ce que nous sommes. Vivre et peindre c’est pareil. Et les gens ne sont pas dupes quand ils voient les peintures, en général ils captent l’authenticité de celui qui les peint ; la pointe du coeur est celle du pinceau, n’est-ce-pas ?..
Vous avez pu voir aussi mon interprétation du sujet proposé en exercice : le cabanon aux coquelicots ; mes commentaires sur vos réalisations sont donc visibles jusqu’au 20 juillet ; mais dès demain un nouveau sujet sera proposé, et il faudra se mouiller un peu..
Je continue au moins une fois par semaine mes allers-retours en vélo à Roussillon. 70 km dans la journée, même avec l’aide électrique, on le sent un peu sur les jambes..
J’en profite pour rappeler à certains automobilistes que le clignotant n’est pas en option.. La courtoisie non plus..
A bientôt, à la verticale du pinceau.. !
Cette petite aquarelle vous attend (peut-être) à l’atelier de Roussillon. Des bignones, des géraniums, une porte bleue.. Un peu de douceur et de fleurissement dans la chaleur de juillet. J’ai pu finir de peindre aussi le sujet du cabanon aux coquelicots que j’ai proposé en exercice. Je le posterai après demain sur l’onglet. Je dois avouer être un peu saturé par les coquelicots en ce moment, c’est pour ça que ce seront les derniers avant quelques semaines.. En voici d’ailleurs une dernière rasade :
Le temps est maintenant aux lavandes ; le prochain article y sera consacré, de même que sur les quelques huiles que j’ai peintes ces jours-ci.. (J’y ai pris plaisir, et cela est très important quand on fait quelque chose)..
Peut-être allez vous préférer ma précédente version ? Chacun a son ressenti devant une aquarelle, un chemin vers le coeur qui lui est propre.. C’est pour cela que chaque aquarelle a son destinataire.. Une âme soeur quelque part dans le monde. C’est un peu pareil..
Cette illustration trouvée sur Facebook m’a bien fait rire, car elle est très réaliste.. J’ai juste recadré pour ne pas montrer l’énervement du peintre dans la dernière case ; ce n’est pas mon genre de m’énerver. C’est plutôt une chance de pouvoir discuter avec des gens qui s’intéressent à ce que l’on peint ; certaines rencontres sont des voyages merveilleux dans l’univers de l’Humain..
La dernière en date est cette aquarelle, amenée à Roussillon cette semaine. Difficile de rendre les nuances réelles en photo, surtout quand il y a des transparences, mais cela donne une impression d’ensemble..
Petite dédicace à Jacqueline R. au passage, je travaille également sur 2 autres aquarelles de coquelicots ; même si leur floraison est passée, principalement, il reste toujours ce souvenir indélébile de leur beauté, fragile et éclatante, qui imprègne la fugacité de nos instants essentiels…
J’ai peint ces petits paysages dans le mouillé, avec en point commun la lumière au bout..(Pardon pour le mauvais cadrage du dernier, ce doit être l’abus d’alcool, sans doute..). J’ai fait aussi cette petite correction de l’aquarelle inachevée d’une élève :
C’est pour cela que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté d’être parfait…
La lumière, ou le progrès, se trouvent probablement tout là-haut.. Sans oublier bien sûr qu’à chaque pas, chaque marche apporte son lot d’apprentissage et d’évolution.. Pour ceux qui s’en souviennent, (les fidèles de ce blog), j’avais posté une aquarelle similaire , et dans les mêmes tons bleus en 2015 ; pour le départ de ma mère. Quasiment 5 ans jour pour jour.
Je ne dessinais pas aussi bien à 15 ans et demi, (ni même encore maintenant), mais j’essaye d’apprendre de mes erreurs ; marches après marches… La grande difficulté pour les jeunes d’aujourd’hui, malgré le talent que certains peuvent avoir, c’est d’arriver à gérer au mieux l’utilisation de leur portable, des réseaux (a)sociaux, et du temps qu’ils y passent.. Je n’ose imaginer les progrès réalisés si on utilisait juste la moitié du temps qu’on y consacre pour travailler vraiment sa technique..
Cette dame a eu des mots d’une grande gentillesse, qui ont autant d’importance qu’une vente qui encourage à continuer.. Cela donne un sens à ce que l’on fait et des raisons de continuer..
Je vous souhaite de belles promenades dans nos villages et nos campagnes, à vous émerveiller, encore et toujours…
Ces 2 petites aquarelles , odes aux coquelicots et surtout aux oliviers , sont parmi les rares que j’ai peintes en mai. « …Le vent dans l’olivier, caressé de lumière… » (extrait de mon poème sur Peindre à l’aquarelle), est un résumé de notre modeste rôle : montrer la beauté qui vit autour de nous. C’est peut-être cela l’AIR de l’Artiste. L’R de l’aRtiste.. Une part de lui même qui se traduit par le vent suggéré dans le feuillage des oliviers, ou celui que l’on imagine dans les ruelles des villages provençaux, ou encore celui qui fait frémir les champs de lavandes, comme frémit l’émotion dans le regard du spectateur qui sera touché par la peinture devant lui..
« Souvent, j’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot. » (H. de Balzac)