Les rencontres et les choix que l’on fait font l’intérêt de notre vie. Bons ou mauvais, ils enrichissent notre compréhension du monde et nous enseignent pourquoi il fallait passer par là.
Pourquoi diriger le pinceau à tel moment, mettre telle couleur, prendre tel chemin ? « Let the mystery be » (comme dirait la chanson).. Et si je prenais , au hasard, mes 53 dernières aquarelles, il y en aurait surement que je regretterais, d’autres dont je serais fier, d’autres encore que je chercherais à améliorer, corriger, si cela est possible..
Les fidèles de ce blog reconnaîtront ces 2 aquarelles :
Reflets d’automne en Luberon. Une aquarelle retouchée la semaine dernière et exposée à Roussillon..
Enfin, cette brume matinale sur la Sorgue, dont j’ai rehaussé le ciel et les reflets.. La lumière apparaît mieux quand l’obscurité la fait ressortir..
A la galerie de Roussillon, peindre n’est pas ma seule activité ; je discute volontiers avec des visiteurs qui font l’effort de s’intéresser à ce que l’on fait ; il y a parfois de la superficialité , des redondances dans le discours, mais aussi des oasis dans le désert. . Il y a des rencontres bouleversantes, comme ce vieux monsieur passé la semaine dernière. Je ne comprenais pas pourquoi il avait les larmes aux yeux. Il venait de Nouvelle-Zélande. Puis il m’a expliqué qu’il était venu l’année dernière avec sa femme, en Provence.. Elle est décédée il y a 2 mois. Il refaisait en pèlerinage les lieux de leur dernier voyage ensemble . Raviver le souvenir.. Braver l’injustice ressentie de la séparation. Remarcher sur les pas du bonheur qui fut… C’était un vieux couple. ( Ils avaient sans doute 53 ans de vie commune). Elle aimait les fleurs, les belles choses.. Et son dernier coup de coeur, son dernier achat, fut fait dans ma galerie l’année dernière..
Elle s’appelait Dawn. Il m’a montré la photo de ces coquelicots qu’elle aimait tant, et qui étaient accrochés maintenant au dessus de son urne funéraire..
Partir, revenir.. En Amour, le temps et l’espace ne sont rien. Il y a des choses qui sont éternelles.
Cette rencontre restera une image forte de ma petite vie d’aquarelliste à Roussillon. Une émotion intense. Une raison de plus pour me dire que ça vaut la peine de continuer..
Un dernier mot pour vous dire que la semaine prochaine je compte faire un stage pour m’améliorer. Avec un aquarelliste dont j’admire le travail. Je vous en reparlerai.
On ne finit jamais d’apprendre.
Enfin, si vous voulez me faire un cadeau, même si vous n’êtes que 53 à le faire, n’hésitez pas à voter pour mes aquarelles dans le concours de Pratique des Arts (thème nature morte, page 2).. on ne sait jamais ; on oublie qu’on a aucune chance, et sur un malentendu ça peut marcher..(Michel Blanc dans « Les Bronzés »..)
Si comme moi vous habitez chez votre chat, peut-être opterez vous pour lui rendre hommage en le plaçant innocemment dans la composition.. Cette ruelle est d’ailleurs inspirée d’une vue du Crestet.
La position du chat est la même sur les 2 photos ; sans doute regarde t-il un petit lézard ou une sauterelle dans un coin..
Cette aquarelle a été réalisée durant le petit stage de la semaine dernière ; comme souvent avec les photos du portable, les couleurs et les contrastes ne sont pas très fidèles, mais si vous passez à la galerie vous la verrez en vrai.
Je n’ai pas mis de barque, sans doute pour ne pas troubler l’ordre serein des reflets ; je vais essayer de faire l’autre version, si tout va bien..
Des milliers de tournesols, comme des milliers de roses, cela peut rendre une vie plus souriante. L’aquarelliste, le poète, bref l’Artiste, est comme un tournesol en quête de lumière. S’élever . S’orienter du bon côté . Essayer de faire les bons choix n’est jamais évident, les doutes, les imprévus, les erreurs font partie des aléas qui construisent une aquarelle. Une vie.
il peut pleuvoir aussi sur « La Comté ».. Tout est une question de perception…
Voilà ce que j’ai trouvé de mieux pour apporter un peu de climatisation écologique… Le silence de la neige, dans les alpages … En effet, si Au milieu de l’hiver on peut découvrir en soi un invincible été, il n’est pas impossible, au milieu de la canicule, de découvrir en soi une fraîcheur éternelle.. Ce n’est pas faire offense au discours de la jeune Greta Thunberg, (auquel je souscris), si nous n’écoutons pas les cris alarmistes des scientifiques sur le climat et la pollution, il faudrait au moins faire un petit geste, à notre mesure, (comme le petit colibri qui fait sa part en faisant des allers-retours avec une goutte d’eau dans son bec pour éteindre un incendie..), en utilisant moins de plastique par exemple, en limitant les déplacements inutiles.. Ce n’est pas grand chose, mais je préfère le comportement du colibri à celui de l’autruche..
Même si les lavandes sont pour la plupart coupées maintenant, il reste toujours leur parfum qui nous enivre au delà du temps…