Pas de grève pour moi aujourd’hui ; il serait difficile de m’arrêter de peindre, ce serait comme couper les ailes d’un oiseau.. Je fais donc partie de ces millions de personnes qui vont essayer de travailler malgré tout, malgré ces énièmes blocages et revendications (justifiées ou pas), malgré ces images démoralisantes que les médias vont s’arracher, guettant les premières dégradations , les premières bavures, les premiers blessés, voire les premiers morts… Puis viendront les réactions, les récupérations politiques, les polémiques… Qu’importe le fond pourvu qu’il y ait la forme. La visibilité médiatique. Il faut bien de la patience, ou du détachement, pour vivre en France et garder un regard optimiste sur notre société. Ce n’est pas mon rôle de juger ; tant de gens ont maintenant la parole (qu’ils réservaient avant au bistrot du coin), et chaque avis créé sa polémique.. Non, ce n’est pas mon rôle, j’essaye juste de peindre, de progresser, et vous proposer des photos de mes aquarelles.. Ce n’est pas grand chose dans la construction d’une société, mais j’ai la faiblesse de croire qu’un peu de douceur et sérénité sont essentiels pour « respirer »..
Cette aquarelle est faîte pour cela. Respirer. Contempler la nature. La brume et les reflets de l’eau calme. (Spéciale dédicace à Charlotte à qui j’avais proposé ce sujet).
Dans les photos proposées en exercice ce mois-ci, il est possible de saisir cette sérénité en peignant une vieille bâtisse dans la neige, à partir d’une image d’été. Ce n’est pas si compliqué. Essayez ; il y a ma vidéo sur le cabanon en hiver qui pourrait vous aider… Sinon, il y a ce petit oiseau, libre et fragile à la fois, comme le symbole de ce côté Artiste que nous avons au fond de nous..
Combien de temps passons-nous à nous envoler un peu, au lieu de râler ? Combien de temps passons-nous à contempler ce qui nous entoure, les beautés discrètes, les silences profonds ? Combien de temps passons-nous à être conscients de la chance que nous avons ?
En ce moment, j’ai l’honneur de donner des cours d’aquarelle à un monsieur de plus de 84 ans, victime d’un AVC. Tenant tant bien que mal son pinceau de la main gauche, la plus valide, mais sans le délié naturel, avec une vue déficiente de surcroît.. Tant d’obstacles, de difficultés, qui ne sont rien finalement, quand on a la joie de diriger un peu de couleur sur le papier et de faire naître un olivier, de sa main tremblante.. Essayez de peindre de la main gauche (les droitiers) pour voir ce que ça donne.. N’est-ce pas là une grande leçon de vie ?
Je pense qu’avant de râler pour tout ce qui ne va pas, pour tout ce qui pourrait aller mieux, il faudrait être conscient de tout ce que nous avons.
Bref ; si vous avez la chance de pouvoir vous déplacer, parler, regarder, écouter, réjouissez-vous ! Et si vous n’êtes pas loin, vous pouvez aussi venir voir mes aquarelles à mon atelier de Velleron .Il sera ouvert ce week-end et le suivant..
Un peu de douceur dans ce monde de brutes..
Des clémentines, bien sûr ; elles attendent d’être dégustées, avant les fêtes..
L’eau est merveilleuse quand elle est paisible ; il revient à nous, peintres, de la sublimer avec davantage de couleurs.. Eau et couleur, c’est la vie..!
Elles sont tropicales celles-là, rien à voir avec les clémentines corses ou espagnoles.. C’est ce mélange de verts et d’oranges qui était intéressant à traiter.. Je suis en train d’en peindre 2 autres, que je vous montrerai prochainement.. En attendant , voici aussi des citrons peints récemment que je dédicace à Isabelle Kissereconaitra..
Ce n’est pas la première fois que j’en fais ainsi, mais ils sont à chaque fois différents. Novembre est aussi le mois où j’ai un peu de temps pour peindre ces carrés de fruits qui plaisent bien à Roussillon ; c’est du travail, et c’est bien loin du mouillé sur mouillé, mais bon, j’aime peindre à l’envie…
Sur ce vieux pont automnal, les différences avec la photo modèle sont importantes ; et sans doute que si je la refaisais une deuxième fois elle serait totalement différente encore.. C’est ce qui fait le charme de l’aquarelle..
Cette ballade dans les Alpilles est d’une toute autre approche ; je n’ai choisi que 3 couleurs, réhaussées à la pointe fine, un peu comme une illustration.. C’est une manière de peindre qui a ses « aficionados », et pourtant on est loin de l’aquarelle classique ou du mouillé sur mouillé.. J’aime avoir cette liberté de peindre comme je le ressens, même si cela rend difficile de définir mon style ou ma technique..
et bien sûr la Bonne mère, d’où la vue est magnifique.. A propos de poésie j’ai croisé pas mal de gens heureux qui chantaient « Lyon, Lyon ! On te bouscule !! » (Bon, j’avoue ne pas être très sûr du dernier mot…), mais c’était sympathique… J’en profite pour saluer Claude qui m’avait fait découvrir sa ville, ainsi que les fidèles de ce blog qui sont dans la région..
Cette maison rose vient d’être terminée. Certains penseront qu’il manque peut-être un chat ; c’est une question de goût (ou d’équilibre comme dirait Francis Cabrel…). Mais parfois la simplicité ne nécessite pas d’artifice..
Voici une des dernières aquarelles d’automne ; dans l’humide ; une borie apparaît timidement, au pied de 3 cyprès.. Je vais probablement en terminer avec la série automnale et me consacrer aux fruits d’ici Noël.. Vous en verrez bientôt..
Celle-ci est la dernière en date. Je l’ai intitulée « La rivière insolente » ; comme le titre de cet article, c’est bien sûr une référence à des chansons de Michel Sardou. Elle court, elle court… Ce n’est pas que la maladie d’Amour, c’est aussi une métaphore sur le temps qui passe, et l’eau, comme le temps, nous glisse entre les doigts…
Vous trouverez la réalisation de cette aquarelle sur You tube ou sur mon site ; il en existe aussi un time-lapse sur ma page Facebook.
C’est par cette aquarelle inhabituelle que je conclus cet article ; des reflets jaunes et bleus qui annoncent , comme un crépuscule, les derniers jours d’ouverture de l’atelier.. Une ère se termine, une autre commencera l’an prochain, avec des changements car il y en aura en 2020..

Peut-être une rencontre se prépare t-elle derrière cette porte..?
Ce n’était pas un sujet habituel pour moi, (ni escalier, ni chat, ni cabanon, ni cyprès…!) mais les neiges au loin.. Le spectacle de la nature n’a souvent besoin de rien d’autre, nul besoin d’artifices, simplement prendre conscience de la beauté de ce que la terre nous laisse encore.. Des couleurs, des horizons merveilleux, des odeurs d’herbes et de sols mouillés, le silence (ce luxe inouï) par endroits… L’aquarelle essaye parfois de rendre hommage à cette véritable richesse que nous avons.
Cette aquarelle de reflets d’automne au Canada fut travaillée pendant mes cours ; la photo a été prise avec le plastique protecteur, d’où l’effet de brillance en haut.. désolé. Ce n’est jamais évident de travailler les contrastes rouges et verts dans le feuillage, sachant qu’il ne faut jamais superposer ces couleurs.. Mais ce sont toujours des sujets agréables à peindre..