L’exercice proposé sur mon site, brumes matinales sur la Sorgue, est disons « assez » difficile.. C’est bien pour cela que je l’ai proposé ; avec davantage de temps, ce genre de sujet permet de nous confronter à la difficulté, à sortir de notre zone de confort, à prendre des risques.. Il y a les effets de brume à gérer, la lumière derrière les arbres, et bien sûr les reflets.. Soyez rassurés, vous ne serez pas jugés ni notés. Mais il sera intéressant de voir, à compter du 20 janvier, comment s’en sont sortis ceux qui ont essayé de relever le défi.. C’est aussi en regardant ce que font les autres que l’on progresse. Les choix de priorité ne sont souvent pas les même. Sans doute parce que nous sommes tous différents.. Heureusement.
Pour ceux qui ne se rappellent pas, j’avais présenté sur ce blog une aquarelle de brume sur la Sorgue. Elle est visible dans l’article « Esthétique personnelle » daté du 18 mai 2017. Même si ce n’est pas la même photo d’origine cela peut aider quelques uns..
En attendant, j’ai aussi peint ce paysage de lavandes ; sans doute languissant les chaleurs d’été, dans cette froideur hivernale..
C’est un grand format. (43 x 60 cm). L’aquarelle permet de voyager dans l’espace comme dans le temps..
Il reste bien sûr de la place pour le stage proposé à compter du 21 janvier. Le thème sera sur les maisons et ruelles de village.
Pour finir, plutôt que de se promettre des résolutions (bien rarement) tenues dans l’année qui vient, concernant vos bonnes ou mauvaises habitudes, je vous propose d’essayer de faire des choix. Des choix de directions, d’intentions, de conscience.. S’atteler au détail ? Préférer la suggestion ? Marier les deux ? Lâcher prise ou tenir bon ..? C’est un des points communs qui relient l’aquarelle à la vie : nos choix déterminent la réussite ou l’échec. Mais dans les 2 cas on apprend.

Je vous présente ma version de l’exercice proposé. Vous pouvez constater qu’elle diffère énormément de l’aspect abandonné et triste de la photo ; c’est d’ailleurs ce qui me plait quand je commence une aquarelle d’après une photo presque banale, c’est cette possibilité qui nous est donnée de transformer en positif des choses négatives, de donner de la vie, de la couleur sur la morne plaine, de rêver et voyager au delà des apparences, de faire ressortir toutes ces choses invisibles pour les yeux mais qu’on ne voit bien qu’avec le coeur..(ça me rappelle un renard et un Petit Prince)… L’essentiel est ici, dans ce prolongement des doigts, la pointe du pinceau doit être guidée par la magie de l’émerveillement que l’on souhaite voir, par nos rêves de beauté et d’harmonie..
Je vous souhaite une très belle année 2019, sereine et harmonieuse, comme je l’espère cette aquarelle que j’ai voulue « zen » du mieux possible. Inspirée d’une photo de Patrice de Charleville ; les ronds dans l’eau ont été rajoutés (comme les paroles de la chanson des moulins de mon coeur), car je pense que chaque pierre que l’on jette dans l’eau de ce qui nous entoure diffuse des ondes positives, d’émerveillement ou d’apprentissage..
Cette petite photo trouvée sur le net, pour conclure, et pour saluer tous mes élèves qui ont travaillé sur la rouille ces dernières semaines.. L’espoir se cache partout. (On peut interpréter le message de cette image comme on veut…)
La vie est une promenade dans un lieu comme celui là ; certains préféreront les zones d’ombres, d’autres l’appel de la lumière. Il y a parfois quelques marches à gravir, mais l’éblouissement en vaut toujours la peine…
Cette aquarelle vous aidera j’espère à écouter le silence de la nature, le murmure de l’eau, le bruissement léger du vent dans les arbres.. N’oublions pas d’où nous venons.
La sérénité d’un ruisseau est un havre de paix, en ces jours agités ; j’en ai peint un autre que je vous montrerai prochainement. Il faut dire que les verts et les bleus m’éloignent un peu du jaune que l’on voit tant en ce moment ; entre les revendications des uns, les réponses de l’autre, les appels à la révolution de certains, je me retrouve un peu au milieu de tout ça ; ballotté dans une multitude d’informations contradictoires, de fake news et de théories complotistes .. Bref ; du coup, pour rajouter aux revendications, je vais protester officiellement contre le prix du papier Arches. Cela reste dans mon domaine, même si cela est quelque peu égoïste , je l’avoue..
En attendant j’ai aussi composé ce florilège de couleurs douces et crépusculaires ; il y a parfois du bon dans ce qu’on considère avoir raté. Un recadrage suffit parfois.
Ces deux oiseaux discrets doivent se dire des mots doux, des aveux invisibles pour les yeux, mais qui semblent résonner dans la douceur de la brume jaune matinale.. Oui, un peu de douceur dans un monde de brutes, c’est possible…
J’y ai rajouté de la verdure derrière la maison et les oliviers, ainsi que des coquelicots…
Je remercie Jacques G. pour la photo de ce charmant ruisseau ; cela m’a replongé dans mon enfance, quand j’allais pêcher des petits poissons avec des copains et qu’on les mettait dans nos aquariums.. Près de 40 ans plus tard, quand je suis retourné vers cet endroit, il n’existait plus ; remplacé par un lotissement, du béton encore et toujours… Ce qui ne disparaît pas c’est la force du souvenir ; elle me permet de peindre ce sentiment de bonheur, de mystère et d’aventure mêlés, qui imprègne notre enfance parfois, et qui resurgit au bout du pinceau des années plus tard…