Pour des raisons de recherches de logement pour mon fils étudiant , j’ai dû aller dans la capitale le week-end dernier.. Ce fut l’occasion de voir mon fils aîné qui y habite et nous en avons profité pour marcher (+ de 20 km en 2 jours) et visiter divers lieux que je ne connaissais pas.. J’ai repensé inévitablement à la chanson d’Aznavour (Paris au mois d’août), traversé des quartiers, Belleville, Ménilmontant, le parc des buttes Chaumont, les voies sur berge, le marais, entre autres, mais aussi bien sûr : Montmartre et ses peintres de la place du Tertre..
Il faut un sacré coeur pour monter là-haut, mais cela vaut la peine.. J’ai essayé vainement d’échapper à la foule derrière moi qui me demandait un autographe, mais bon, c’est la dure loi de la célébrité… Plus sérieusement, j’ai été fasciné par les peintres, les silhouettistes , portraitistes, ( tous n’avaient pas le même talent), le monde incroyable qui s’affairait autour, la multiplication des petits tableaux, avec presque toujours la tour Eiffel, Montmartre, l’Arc de Triomphe, la tour Eiffel, ou encore les ruelles de Paris, les cafés, la tour Eiffel, ou encore la tour Eiffel..(Ah bon, je l’ai déjà dit ?).. Un peu lassé d’ailleurs de voir la grande dame sous toutes les coutures, dans toutes les boutiques, sur tous les supports… Et puis là je me suis rendu compte de la chance que j’avais de peindre ma tour Eiffel à moi : La Provence. Ses oliviers, ses lavandes, ses petits cabanons bordés de coquelicots, de tournesols, ses cyprès etc… C’est aussi forcément un cliché, mais c’est vraiment une chance de voir ces beautés et de pouvoir les peindre sans s’en lasser.. Le grand défi est de continuer à peindre toujours avec le coeur, avec sincérité, avec la lumière qui nous est chère..
Le plaisir de peindre ne doit pas s’effacer au profit du commercial. Tant que l’on continue à s’émerveiller, on a des chances d’y parvenir..
Comme promis, voici l’aquarelle du mas dans les tournesols, réalisée en stage la semaine dernière..

Un petite vue de tour Eiffel provençale, en somme…
Les arbres de Judée, bien sûr… Sur papier Arches, format 22 x 30 cm.
Des reflets de Sorgue (où l’eau est à 12, 14 ° toute l’année) ; j’ai osé mettre du violet et du bleu outremer pour renforcer les tons froids de la composition..
Certains touristes (asiatiques souvent…) auraient bien aimé pouvoir se baigner dans cette lavande, qu’ils vénèrent plus que nous.. Le temps étant passé, c’est au tour des tournesols (dont je vous parlais lors du dernier article) de colorer les champs alentours ; je tenterai de vous montrer une prochaine aquarelle sur ce sujet..
Prise avec mon portable le rendu des couleurs n’est pas excellent sur la photo, mais l’ambiance de l’été y est..
Ce monde de l’image, de l’immédiateté, qui s’est développé depuis l’envahissement d’internet et des téléphones portables change bien plus notre société qu’on ne s’en rend compte.. Tout n’est pas mauvais (vous lisez ce blog par ce biais, et voyez mes vidéos également), mais il ne faut pas oublier de regarder vraiment les choses, les ressentir sur l’instant ; cela vaut tous les selfies du monde..
Je dédie cette aquarelle à Nicole qui a interprété le même sujet ; j’ai essayé de jouer sur la profondeur, l’ondulation des lavandes et le mouvement des herbes au premier plan.. Désolé si la photo est penchée..

Comme tous les fruits et légumes dans ce style d’aquarelle, c’est un long travail.. Je projette de faire prochainement des raisins (si j’ai le temps)..
Non, il ne faisaient pas la queue pour me demander un autographe ou s’arracher mes aquarelles, ni même se recueillaient pour l’entrée de Simone Veil au Panthéon, non, rien de tout ça, c’était juste pour voir un match de foot.. (Bon j’ironise, mais j’avoue avoir été un spectateur assidu..)..