Couleur Lavande

Répondre aux questions les plus insolites, les plus déroutantes, c’est aussi ce qui arrive lors de mes permanences à l’atelier de Roussillon..   La dernière en date m’a quelque peu sidéré, j’ai même pensé que c’était une plaisanterie, mais….non.

Regardant mes aquarelles d’automne, avec des champs de vignes, très sérieusement une dame m’a demandé pourquoi je peignais mes lavandes ….en jaune orangé……   (???)

Je ne suis pas du genre moqueur, j’ai beaucoup de patience (parait-il), mais cette question a bien failli m’achever.. Je ne me souviens plus de ce que j’ai répondu, entre la retenue d’un sourire et l’explication sérieuse sur les champs de vignes qui se parent de jaune, d’orangé ou de rouge quand vient l’automne, et que, oui, par moment leurs alignements pouvaient prêter à confusion avec des champs de lavandes…  Mais bon ; il me semblait que les hauteurs n’étaient pas les mêmes, ni les couleurs chaudes sur la végétation des alentours…  Enfin, j’en déduis qu’il y a des gens qui ne souhaitent voir qu’une chose, et quoique l’on fasse il est difficile de les en détourner…

Provence d'automne (22 x 30 cm)J’espère que je ne vous lasse pas avec mes aquarelles automnales ; cette dernière a été peinte hier. Pour faire passer l’indigestion des paysages avec des lavandes, cela fait du bien de changer de points de vue..

Pour finir, je vous offre ces quelques melons pour le dessert..

Les melonsCe sont les derniers de la saison, il faut en profiter…

Chaque feuille…

l'automne Oui je sais, les couleurs de l’automne ne sont pas encore tout à fait là, à peine quelques rougeurs entraperçues ,la fraîcheur matinale semble cependant nous avertir de l’ arrivée imminente de la pluie d’or à venir sur les arbres et les vignes à l’entour.. Ce sera magnifique..

J’ai peint ces quelques aquarelles « prémonitoires », inspiré d’une ballade près de Gigondas et Suzette, dans les dentelles de Montmirail..

Les dentelles ressemblent parfois à des vagues océanes, perdues dans l’arrière pays provençal, et qui semblent figées pour l’éternité.. S’y promener, respirer les senteurs, écouter le silence, est un luxe qui n’a pas de prix.

A propos de voyage, si vous êtes attentif à ce site, vous remarquerez que j’ai ouvert une nouvelle page, dédiée aux photos de mes aquarelles parties chez des particuliers, loin d’ici.. Mine de rien, mes aquarelles sont  comme des enfants que je laisse partir, chez des gens chez qui j’espère ils apporteront sérénité, rêve ou évasion ; ou juste un souvenir de leur passage en Provence.. Je n’en garde que des photos ; mais il est émouvant de voir que leur « vie » continuent là-bas, sur d’autres murs, pour d’autres yeux…

Un mot pour finir concernant le stage d’aquarelle de la semaine prochaine ; je me vois contraint d’annuler la demi journée de mardi après-midi, (pas d’inscrit), par contre il reste de la place encore mercredi et jeudi. Pensez-y…

Visions d’automne

C’est l’automne aujourd’hui et depuis quelque temps déjà les couleurs de mes aquarelles anticipaient cette belle saison.. Les vignes ne sont pas encore jaunes, les arbres ne rougissent pas encore tout à fait, mais la perception des choses est un avantage d’artiste.. Il est facile de changer les couleurs dans sa tête, comme il est facile d’enlever les voitures, les poteaux électriques et autres injures à l’harmonie d’une photo qui me sert de modèle. Le « Photoshop » de l’artiste réside en cette vision personnelle de ce qui lui semble juste et cohérent pour l’oeuvre qu’il va peindre ; c’est pourquoi je conseille souvent à mes élèves d’oublier certaines parties d’un modèle, de n’être pas chevillé à la reproduction photographique du sujet ; l’interprétation compte plus que le défi technique..

Ces quelques aquarelles sont des exemples de vision améliorées :

Je n’oserais vous montrer les photos de départ qui ont servi pour réaliser ces aquarelles ; ça n’a plus rien à voir. De même, ce petit porche et ces petites marches à Gigondas n’ont plus grand chose à voir avec la photo de départ..

vieilles pierres à GigondasBien sûr, le chat est un rajout , en guise de présence humaine ; même si cela rend certains « chat foin »…

Ce chat, comme d’autres, ou comme ces couleurs que je vais accentuer, ces cyprès, ces ombres que je vais bleuter , ces fleurs rajoutées, sont des parties de mon imagination et de ma vision des choses.. Ce ne sont que des choix . S’ils ne plaisent pas , tant pis, mais s’ils plaisent qu’à une personne, tant mieux..

vision personnelle du peintre Cette illustration trouvée sur Facebook , très drôle et très juste, colle parfaitement à mes derniers propos.. Elle mérite qu’on s’y attarde, et devrait nous pousser à réfléchir sur notre corne à nous..

Un dernier mot pour rappeler qu’il reste de la place pour le stage du 2 au 4 octobre ; c’est bientôt. Je vais peut-être encore devoir annuler des demi-journées comme en août si le nombre d’inscrits est insuffisant ; pensez-y…

Le thème sera  sur les paysages d’automne, les paysages suggérés à partir d’une photo…

Tiens donc….

Au bon moment

« La vie est courte ; prenez votre temps… »

Cette citation peut paraître paradoxale, pourtant elle est pleine de sens ; même si tout va trop vite parfois, même si on a l’impression que nos 20 ans étaient hier, même si les mois défilent comme des minutes, il est important de prendre son temps . D’être attentif à l’instant.   En aquarelle, il y a parfois une sorte de frénésie à peindre quand la feuille est mouillée et qu’il faut aller vite ; vite avant que ça sèche…  Le principal est de ne pas paniquer. Une tache, une erreur, une auréole… et alors ? La vie est faite de choses comme ça, d’imperfections, de mauvais choix, ou de trains loupés, mais c’était sans doute pour que le suivant arrive à bon port. Au bon moment.   Tout arrive finalement au bon moment.

Quand je me lance dans une aquarelle, dans le mouillé, j’essaye de gérer  l’imprévisible, mais j’accepte aussi les erreurs qui se produiront et les flaques, et les directions indésirables des pigments..  Tout le travail consiste à utiliser ces « aléas » du mieux que l’on peut, pour en faire quelque chose de « beau », ou du moins, qui ait du sens…  L’obsession de la beauté finale d’une oeuvre peut être un leurre .  Tous les efforts que l’on a fait pour tenter d’y parvenir sont plus importants que le rendu final, c’est pour cela qu’il faut du recul, qu’il faut de la tolérance.. Accepter l’imperfection c’est accepter notre humanité .

La ruelle fleurie (43 x 60 cm) Cette aquarelle est une autre vision d’un sujet déjà travaillé. J’y ai mis plus de fleurs, des ombres et de la lumière. Il y a des parties humides et des parties sèches. C’est un grand format qui m’a demandé du temps ; et du coeur.

Je termine avec cette citation de Paulo Coelho :

« Si vous écoutez votre coeur, vous savez précisément ce que vous avez à faire sur terre. Ceci dit, il est normal de nous éloigner à un moment ou à un autre de notre voie. Ce n’est pas grave car, à plusieurs reprises, la vie nous donne la possibilité de recoller à cette trajectoire idéale.« 

Quatre mots

La date du prochain stage a été mise à jour ; ce sera du mardi 2 après-midi au  jeudi 4 à Velleron. Si vous êtes intéressé et disponible, allez voir l’onglet « cours/stage » et contactez-moi par mail pour vous inscrire car les places sont limitées à 5 par demi-journée.

J’ai aussi mis à jour quelques photos de mes aquarelles, certaines ayant quitté l’atelier ; d’autres sont en cours de réalisation..

Promenade d'automne vers AixCette ballade automnale (par anticipation) est un exemple d’aquarelle récente..

C’est aussi bien sûr la reprise de mes cours, et je voulais rendre un hommage à une ancienne élève, Marie L. ,  probablement décédée depuis.    En effet, cela fait donc 20 ans que je débutais les cours de peinture au centre culturel de Velleron : septembre 1998. Je n’avais que deux enfants (et bien plus de cheveux !), j’exposais un peu, et le destin a voulu que la prof en partance me laisse ses cours de peinture.. J’ai donc commencé avec Monteux (dont j’ai parlé en juin car cela s’est terminé), mais aussi Entraigues-sur-Sorgue, Althen des Paluds, et donc Velleron.. Tout cela cumulé avec les cours donnés en école de tennis (1998 fut d’ailleurs l’année de mon meilleur classement : 15/1 ), tout cela donc pour quelques centaines de francs de salaires, qui m’ont tant aidé à l’époque..  Les débuts sont toujours importants, et je me souviens très bien de certains élèves.. Je me souviens particulièrement  à l’issue d’un de mes premiers cours, (c’était sur les effets de matière à l’aquarelle), de sa voix  rocailleuse une dame m’a dit ces quatre mots : « Très bon cours Jacques..! ». .. Très bon cours….?  Elle ne l’a jamais su, mais ces paroles  m’ont donné une joie et une confiance rassurante, à moi qui en manquait tant.. Quelques mots d’encouragement, qui ont changé ma vie, certainement, et ouvert la voie à mon désir de transmission de mon petit savoir artistique.. Et le reste a suivi..    Vingt ans après, je me souviens encore de ce simple compliment, banal, comme  on en fait tous parfois machinalement ; je mesure davantage la portée des paroles maintenant.. même les plus insignifiantes. Et les compliments que je reçois parfois à la galerie ne sont jamais  oubliés.

Tout n’est pas facile, le doute est le compagnon de l’artiste ; mais ça vaut le coup de croire en son destin, en ses rêves , même s’ils sont naïfs…

si tout était facile

Une question de temps

« Agir c’est faire confiance à l’imprévisible… »

Je me plains souvent du manque du temps dont je dispose, car peindre demande de la disponibilité, mais aussi de la sérénité, et quelques imprévus ont encore détourné de son lit le cours tranquille de la rivière..  C’est ainsi, il faut s’adapter, même si la préparation de mes cours en est un peu chamboulée.

Je voulais vous montrer ces quelques aquarelles, liées à l’article précédent :

triptyque aux 3 rivièresCe triptyque de rivières partira donc pour la Belgique ; l’eau a plusieurs façon de couler, comme les jours de s’écouler, comme l’aquarelle de s’exprimer…

Je suis allé voir l’expo croisée des aquarellistes canadiens et français au cloître st Louis à Avignon ; malgré quelques bonnes surprises canadiennes, je suis resté plus impressionné par les français. Le niveau de Marc Folly me renvoie à ma cour d’école, et j’aurais bien aimé avoir un peu de son talent. J’ai aimé aussi les paysages enneigés d’Annie Chemin, les forêts de Joëlle Krupa, et quelques autres encore.. Des façons de peindre différentes, des visions, des sensibilités, qui enrichissent le spectateur.

J’ai aussi retouché cette aquarelle d’hiver :

Je la trouvais trop froide et triste, et ces quelques touches d’orange de Chine, de Terre de Sienne brûlée, l’ont réchauffée quelque peu. Certains préféreront la première version, mais choisir c’est renoncer.    Je vous invite à lire les commentaires magnifiquement écrits de monsieur Roger Godard sur cette aquarelle, ainsi que sur « Automne vers Mazan »,  » l’entrée sous les rosiers », ou encore « Les coquelicots ».. (onglet mes aquarelles).

Je termine avec cette photo au pays de Cézanne ;

vers AixOn peut apercevoir la Ste Victoire dans le fond. (Désolé pour la pub Adidas, ils ne m’ont pas payé pour ça, de même, je précise que ce n’est pas mon année de naissance…).     Bref, j’ai compris l’inspiration que l’on pouvait avoir en se baladant entre Vauvenargue et Bibémus.. La nature est la muse suprême..

pas prévu

Suivre son cours…

Elle court, elle court la rivière insolente… Cela faisait longtemps que je n’avais pas peint une rivière, un peu désabusé par leur manque de succès à la galerie, alors que le travail y est conséquent.. Et puis, comme tout arrive, un monsieur est venu en prendre trois d’un coup..! J’ai donc dû m’atteler à en refaire une, et j’ai pris du plaisir à peindre les arbres et les rochers, et à faire couler l’eau…

Pour les bons observateurs, c’est une version verticale de l’aquarelle « Le bruissement de l’eau » que j’avais peinte à l’horizontal. La dernière image est presque terminée ; je dois encore travailler l’eau du bas pour laisser moins de blancheur…            On dit que la vie suis son cours… Que la vie est un long fleuve tranquille (ou pas)…elle court... Il y a une analogie aussi entre notre vie d’artiste et cette eau qui coule, qui se fraye un passage dans les forêts ou les prairies, qui irrigue la végétation alentours, et les pierres dans son lit abritent les poissons ou permettent des lieux de baignades agréables…    C’est un peu le rôle de nos peintures ; une parenthèse, un peu de douce fraîcheur  et de rêve dans la vie .   Ces derniers jours j’ai rencontré des gens formidables à l’atelier, dont les mots m’ont touché au delà de simples compliments.. On se rend compte alors du sens de sa vie, de ce que l’on fait, même si pour certains cela paraît superficiel.  Peindre est essentiel.  Pouvoir toucher les gens avec ses créations l’est encore plus.       J’ai aussi eu la chance de partager un repas avec Jacques Salomé à Roussillon. Une belle rencontre.

Suivre son cours est aussi un clin d’oeil à la reprise des cours d’aquarelle ; hé oui, c’est déjà la rentrée.   Pour mes élèves qui lisent ce blog, sachez qu’à Pernes-les-fontaines elle aura lieu le 11 septembre, puis à Velleron le samedi 15, le mercredi 19 et le vendredi 21 septembre.. Les inscriptions doivent se confirmer par téléphone ou par mail.

Concernant les cours par internet, ils seront limités à 10 élèves, et priorité est donnée à ceux qui voulaient prolonger ces cours avant l’été.  Il me faut du temps pour m’en occuper c’est pour ça que je ne peux en gérer plus.

« La rivière peut faire maints détours, finalement elle atteint toujours la mer »…

Une parenthèse à Eze

Cela faisait longtemps que je voulais y aller, ces lieux que j’aimerais tant voir ; ce n’était pas Syracuse, l’île de Pâques ou Kairouan (comme le chantait Salvador), mais simplement ces magnifiques villages de la région de Nice… Eze bien sûr, sur son promontoire dominant la mer ,Ezeses multiples ateliers d’artistes, mais aussi St Paul de Vence et ses dizaines de galeries, (j’ai aussi fait un tour à la fondation Maeght), de même que le charmant village de Biot, ou encore le très sélect village de Mougins.. (Il paraît d’ailleurs qu’un peintre espagnol un peu connu y est mort, je me souviens plus du nom, ça se terminait par O, et ses initiales étaient P.P. , mais bon , ça me reviendra..).   Le point commun de tous ces endroits , hormis la beauté des lieux, était bien sûr les ateliers d’artistes et les galeries.. J’ai discuté avec certains, rencontré des fatigués, des blasés, des Artistes, et des « artistes », mais hélas pas un seul aquarelliste . A croire que nous sommes en voie d’extinction.. Il y avait aussi beaucoup de reproductions, numérotées ou pas, de leurs oeuvres ; je sais bien que cette pratique est répandue et qu’elle permet au grand public d’accéder à des visuels d’artistes à des prix plus raisonnables, mais je résiste encore à cette tentation ; peut-être ai-je tort car cela demande beaucoup de travail de peindre de petits originaux, mais cela me donne l’impression de m’éloigner du commercial. La frontière est toujours mince quand on tente de vivre de sa peinture, entre le désir d’exprimer son art  tel qu’on est, et la réalité qui vous rappelle qu’il faut vendre aussi pour payer son loyer, ses cotisations et autres charges…

En tout cas j’ai pris des dizaines de photos de ruelles, d’escaliers, de pots, des sujets de peinture à tous les coins de rue.. Vous en verrez des aquarelles dans les mois à venir, ainsi que des sujets d’exercices.. Les prochains en octobre.

Un mot pour parler d’une expo d’aquarelle qui aura lieu dès demain au cloître st Louis d’Avignon :Capture d-e-cran 2018-08-08 a- 10.03.50 Les peintres de la SFA (Société française d’aquarelle) et certains du Canada. Le vernissage est demain à 18h30 mais je ne pourrai y être, étant à Roussillon.

Une aquarelle pour finir, car j’aime les arbres, et les couleurs de l’automne…

Promenade d'automneLa beauté est dans l’oeil de celui qui regarde…

Ce que nous en faisons

Les vacances se terminent bientôt pour nombre  d’entre nous, et c’est aussi la fin des exercices pour élèves sur mon site . Les prochains seront proposés fin octobre, c’est loin mais proche à la fois, le temps passe bien vite.  Vous avez été nombreux à y participer et vous avez pu constater que par manque de temps je n’ai pas pu réaliser une seule version de ces photos ; ce n’est pas très grave, c’est ce que nous faisons de notre temps qui compte, et si ce n’est en été ce sera peut-être en automne ou en hiver..

Tout arrive toujours au bon moment ; quoique l’on pense.

Voici quelques aquarelles de lavandes ; les dernières de la saison probablement :

(Pardon pour le mauvais cadrage photo).. Dans la première il y a un mélange de flou et de net, dans la seconde tout est en mouillé sur mouillé, la maison un peu moins.. j’ai aussi refait un paysage aux arbres de Judée :

Chemin aux arbres de JudéeC’est toujours agréable pour moi de peindre ce genre de sujet, car je me promène sur ce chemin en même temps que je peins. La beauté est tout autour, le silence et la contemplation en sont les compagnons.

La saison n’est pas terminée que j’envisage déjà quelques projets pour 2019 ; notamment la réédition d’un livre de mes aquarelles, (vu le succès du précédent, déjà épuisé), cette fois axé sur les paysages provençaux.. Vous me direz à l’occasion si c’est une bonne idée..

Je vais essayer de prendre deux jours de vacances (un exploit !), en attendant je vous laisse avec cette citation de Jacques Salomé :

« Ce n’est pas tant ce qui nous arrive qui est le plus important, c’est ce que nous en faisons ! »

A bientôt !

De l’apparence des choses

 » Peindre , c’est faire apparaître une image qui n’est pas celle de l’apparence naturelle des choses, mais qui a la force de la réalité. » (R. Dufy)

Beaucoup de gens se trompent en pensant qu’une peinture est réussie si elle est au plus proche d’une photo. Certains peintres hyperréalistes ont bluffé nombre de spectateurs de leurs oeuvres, mais le défi technique n’est pas essentiel à la réussite d’une peinture ; il y a surtout l’émotion que cela doit susciter, l’impression, le sentiment, le rêve, le questionnement… Parfois plein de choses encore, qui touchent au delà d’un simple regard sur des formes et des couleurs.  Il est difficile de  comprendre le succès d’une oeuvre  ou son mépris auprès d’un même public ;  certaines de mes aquarelles restent « invisibles » pour les visiteurs, pendant des mois, des années, si bien qu’on voudrait les jeter ; et puis un jour, une personne s’en empare en étant touchée, comme si cette oeuvre n’attendait qu’elle..    C’est juste une question de moment ; la bonne personne au bon moment.  J’aime à penser que chaque oeuvre n’attend que la personne pour qui elle était peinte..

Dans le tourbillon du temps qui passe,  de ces jours qui filent si vite, j’ai enfin eu quelques heures pour peindre une grande aquarelle dernièrement :

Le chat sous le porche (43 x 60 cm)J’ai fait des erreurs, des choix hasardeux, mais j’assume les imperfections de mon travail ; je ne suis pas une machine.  Des pierres apparentes, du fleurissement, un lieu qui j’espère fait rêver et s’évader un peu, mon but ne va pas plus loin que ça..

sur le motifJ’ai terminé également les deux petits sujets croqués sur le motif avec les stagiaires du début de mois dans le village de Roussillon. Celui du haut ressemble un peu au sujet d’exercice pour élèves, mais c’est un hasard.

Plus qu’un ou deux exercices ; l’été passe bien vite…