Nous arrivons déjà à la fin juin, et donc bientôt les sujets d’exercices pour élèves seront visibles sur ce site ; peut-être même dès demain soir.. J’ai 3 ou 4 jours de libre en ce moment c’est bien un trésor dont j’essaye de profiter car ce temps est rare et précieux ; les « exploits » de l’équipe de France me font espérer avec fébrilité un deuxième sacre mondial le 15 juillet (oui, je sais, je délire, je suis un grand rêveur ; naïf, et pitoyablement optimiste..ça permet au moins de penser à autre chose..). J’ai réalisé quelques aquarelles dont je vous présente deux visuels :
La première est inspirée d’une remise au fond d’une cour que j’ai davantage fleurie, (avec un arbre de Judée qui est vraiment placé là), la seconde est une version de ma démo de glycine en vidéo.. Il y a parfois des merveilles au fond du jardin, surtout quand on prend du temps pour observer, quand on débroussaille, quand on refleuri ce qui avait flétri ou qui était envahi de lierre sclérosant… C’est du travail, cela ne se fait pas en un jour, mais comme pour notre jardin intérieur cela vaut sans doute la peine de remettre en lumière et en valeur ce qui mérite de l’être..
Désolé pour ceux qui attendent la prochaine vidéo ; peut-être cet été si j’ai le temps (et Valentin également).. A propos des vidéos, une femme est entré l’autre jour dans l’atelier, par hasard, en étant toute émue de rencontrer celui dont elle suivait les tutos sur You tube.. J’ai dû poser pour une photo, faire un selfie , et répondre à plein de questions.. Je sens qu’un jour je finirai par signer un autographe… Cela me fait sourire, mais n’oubliez pas que ce ne sont que des vidéos qui montrent une façon de peindre des sujets à l’aquarelle, ce n’est pas forcément la meilleure, c’est juste la mienne. Et comme je parlais précédemment de la fin de certains cours, je ne suis pas dupe du fait que l’essor d’internet et des différents tutos libres d’accès depuis près de 10 ans, ont eu forcément une influence sur la baisse de fréquentation des ateliers.. C’est le revers de la médaille, mais ceux qui veulent vraiment progresser réaliseront que suivre des démos sur internet ne suffit pas , et que rien ne remplace l’enseignement réel, personnalisé, par cours ou par stages..
Je vous souhaite une belle fin de semaine, en terminant avec cette citation :
« Oublie pour toujours cette idée que le chemin est un moyen d’arriver à une destination ; en réalité , chaque pas est toujours une arrivée. » (P. Coelho)
Entré en septembre 1998, j’ai commencé de façon difficile car les 2 premières années j’animais en même temps le cours adultes et le cours enfants (pour des raisons budgétaires) et ceci dans la même grande salle partagée avec le cours de danse d’autres enfants.. Inutile de dire qu’un simple rideau n’arrêtait pas la sono..(je me souviens encore des tubes de la chanteuse Lorie ou de Britney Spear…). Le pire c’est que parfois la jeune prof venait me dire que je faisais trop de bruit..(!).. Puis l’activité s’est développée avec le bouche à oreille, le nombre d’élèves est monté , un deuxième puis un troisième cours se sont ouverts, pour les enfants également, bref, c’était l’âge d’or des cours de peinture.. L’ambiance était sympa et conviviale, de nombreux fous rires ont accompagné ces années.. (Je me souviens d’ailleurs de la fois où , naïvement, j’ai dit à une dame du cours : » c’est marrant, quand je passe derrière vous, vous avez les poils du pull qui se hérissent.. » c’est en les voyant toutes rigoler que j’ai réalisé qu’elles n’avaient pas bien saisi les mots utilisés..). Il y eu des expos de fin d’année, des sorties peinture en extérieur, des repas de clôture ,et puis progressivement, le nombre d’élèves a baissé, les cours se sont fermés (surtout à partir de 2010-2012), pour finalement s’éteindre, comme une obsolescence programmée d’une vieille machine.. 20 ans d’une vie ce n’est pas rien ; je garde la satisfaction d’avoir apporté mon (peu de) savoir à certains, d’avoir suscité l’émotion d’une création artistique, d’avoir guidé ou ouvert la voie pour d’autres, (l’aquarelliste Catherine Rey que l’on voit maintenant dans les magazines y a fait ses débuts avec moi), bref, tout a toujours un sens, tout ce que l’on fait, et sans doute était arrivé l’heure que cela s’arrête.
Cette aquarelle enfin pour illustrer que la vie est un chemin bordé de coquelicots et d’oliviers, qui mènent à la Ste Victoire…
Il s’agit là d’un grand format, visible à l’atelier ; c’est le travail des multiples verts qui m’a demandé le plus de temps.. Inspiré d’une photo prise en Drôme provençale. Le violet des lavandes a succédé au rouge des coquelicots, sans oublier le jaune des genêts.. Au pays des ocres de Roussillon , c’est une chance de vivre dans une région si colorée, et une merveille pour le peintre que je suis..
Petit clin d’oeil à Maxime Le Forestier, même si cette maison ne se trouve pas à San Francisco.. Cette aquarelle a une petite histoire sympa, j’étais en train de la peindre à l’atelier, pas encore finie, quand un couple de passage a véritablement craqué dessus et me l’a réservée ; ils l’ont donc emportée le lendemain matin, avant même qu’elle ne puisse être exposée à la galerie.. C’est à la fois formidable, et frustrant, car je n’ai pas eu le temps d’en profiter, mais elle a rendu des gens heureux, c’est ce qui compte, et je vous fait le partage de sa photo..(ce n’est parfois que ce qui reste des belles choses…).
Bien sûr ces fleurs sont pour toutes les mamans, en cette journée de leur fête, et certaines ont bien du mérite d’avoir autant d’amour et de patience avec leurs enfants (ainsi qu’avec leur mari qui est souvent l’enfant supplémentaire…), car l’absence révèle le prix et l’importance de certaines choses qui semblaient banales. Bonne fête à vous donc, et je vous dédie cette aquarelle de cosmos (que j’ai proposée en exercice à des élèves d’internet)..
Comme pour les coquelicots, les jeux de transparence dans les pétales seront toujours des beautés indéfinissables que les jeux de lumière magnifient au fil des heures de la journée.. Nous prenons des photos, des selfies dans les champs, nous essayons (parfois pathétiquement) de peindre cela, mais rien ne vaut la beauté réelle à contempler l’espace d’un instant. La pleine conscience de cette réalité vaut tous les selfies de la terre..
Elle est fort appropriée ici pour cette aquarelle (réalisée récemment) ; s’aimer c’est danser aussi.. Malgré la pluie on peut voir la vie rose…ou en bleu.
Cruelle, mais presque juste (je n’ai qu’un seul chat !).. C’est sans doute pour ça que j’en place dans certaines de mes aquarelles…
Avec 6 exposants (au lieu de 15) on ne peut pas vraiment parler de Biennale d’aquarelle à Pernes-les-fontaines, mais plutôt d’une simple expo ; j’ai déjà expliqué les raisons de ces absences précédemment , quoiqu’il en soit j’ai tout de même tenu à faire une démo hier, sous les vivats d’une centaine de personnes (… bon c’est vrai , j’ai tendance à exagérer les chiffres, comme la CGT, en fait y avait 6 ou 7 personnes…)
Ces coquelicots réalisés en démo hier (36 x 48 cm) partiront à la galerie de Roussillon ce week-end ; il est temps que les beaux jours reviennent pour de bon. Là-bas ou ailleurs ce n’est pas si facile ; Il y a parfois des vents contraires, des mauvaises nouvelles, des déceptions… Et malgré tout ça, malgré ce temps qui court et qui fuit, il nous faut garder espoir..