Rien ne change vraiment

Une branche de lilas… Ma dernière vidéo est sortie ce matin, elle est visible sur l’onglet « vidéo » de ce site, ainsi que sur You tube et sur facebook.. Bien que les premiers lilas ne seront visibles que dans un mois ou deux, on peut anticiper leur présence , et pourquoi pas s’entraîner à les peindre.. Vous verrez, c’est assez facile..

Voici en attendant une aquarelle inspirée d’un paysage aux arbres de Judée ;

Le temps des arbres de JudéeLà aussi , un sujet qui m’est cher..

En regardant certaines de mes vidéos j’ai remarqué que j’avais souvent ce petit doigt décalé quand je peins..  C’est vraiment ridicule, mais bon, en tombant sur d’anciennes photos du temps des Beaux-arts à Montpellier, je me suis aperçu que j’avais déjà ce même « défaut »..1986Cette photo date de 1986.. J’étais en train de peindre une série sur les mangroves . Il me semble que le truc brun que j’ai sur la tête soit bien de la chevelure… Si si, je vous l’assure.. Mais maintenant je coupe très court, c’est moins gênant quand il y a du mistral d’avoir les cheveux dans les yeux..

Au fond , rien ne change vraiment . Il est difficile de supprimer nos petits défauts, on apprend juste à en prendre conscience, au fil des expériences de la vie, des rencontres, on essaye de devenir une meilleure personne..

Tout en restant soi même.

Une citation pour finir :

« Tant de gens parlent de leurs défauts comme si c’étaient des parents éloignés qu’ils avaient appris à supporter parce qu’ils ne pouvaient les renier complètement. » (André Aciman)

Beautés et promesses

La douceur des jours revenue il est agréable de se promener et d’admirer les paysages qui se parent progressivement des promesses et des beautés à venir.. Les bourgeons frémissent , les oiseaux piaillent, et la verdure revient..  Il est amusant de constater que prendre certains chemins nous offre des merveilles à voir, en avançant , mais que si l’on reprend ce chemin dans l’autre sens on s’aperçoit qu’il y avait aussi d’autres choses merveilleuses que l’on avait pas vues . Elles étaient pourtant là ;  simplement le fait de changer d’angle, permet de percevoir des choses essentielles qui nous étaient naguère invisibles..       D’où l’importance de regarder. D’observer. D’apprendre.

Ventoux et amandiersC’est ce genre de paysage que je parcours, parsemé d’amandiers en fleurs, et de Ventoux enneigé..  Pas de maison pour une fois, la nature est belle sans ça..

L'iris et son bourgeonCet iris et son bourgeon sont un peu précoces mais ce n’est que l’impatience de les voir en vrai..

Vous avez été très rapides pour l’exercice sur la pivoine ; j’ai pu constater que pour nombre d’entre vous (comme pour moi) c’était votre fleur préférée.. Patience, elles arriveront vite.. Merci aussi pour tous vos témoignages de sympathie concernant ma petite Gaïa ; quelque soit l’être, on s’habitue à son absence, on vit comme si,  mais on ne l’oublie pas.

les commentaires sur les pivoines seront postés bientôt ; le prochain exercice pour élèves aura lieu probablement fin avril.

La semaine prochaine je vous parlerai de ma nouvelle vidéo de démo aquarelle.. Des fleurs, parfumées pour le printemps..

Une petite citation de P. Coelho pour finir :

« Rien n’est complètement faux dans le monde. Même une horloge arrêtée réussit à être à l’heure deux fois par jour.. »

Se souvenir des belles choses

C’est le titre d’un très bon film sorti il y a quelques années..     Je voulais vous montrer les autres sujets travaillés lors du stage de la semaine dernière ; Les reflets étaient très présents, ainsi que les effets de brume..

Vous pouvez constater que la dernière a été finalement divisée en deux ; je trouve que c’est mieux comme ça ; j’ai pas mal hésité avant , mais il faut bien faire des choix, qu’importe les conséquences, après on ne peut pas revenir en arrière.

Si vous êtes allé sur l’onglet des exercices pour élèves vous avez pu remarquer que j’ai rajouté un sujet « cadeau ». Une magnifique pivoine, déployant sa beauté au monde et surtout aux yeux de ceux qui savent regarder. J’ai gardé ce souvenir lors d’une visite à Anduze, comme plein de belles choses que l’on garde, des choses qui,  même si le temps passe, ne peuvent être oubliées.   Le temps ne prend pas tout.

GaïaMa petite Gaïa s’en est allée la semaine dernière, pendant le stage ; ajouté à d’autres déconvenues ce fut une peine immense, car l’on s’attache parfois fort à ces petites bestioles..   Je garde le souvenir de ses acrobaties  cet été dans les oliviers du jardin (photo), ses demandes de câlin, ses filouteries , ses siestes interminables dans des poses incongrues,  ses miaulements particuliers, etc…  Certains diront que ce n’était « que » un chat, qu’il y en aura d’autres, et que la vie est ainsi faite.. Nous ne faisons que passer.    D’autres comprendront car ils savent ce que peut représenter un animal qu’on apprécie..    Ces disparitions nous font réaliser l’impermanence des choses, la fragilité de ce qui nous entoure, et donc l’importance de les vivre pleinement quand elles sont présentes..  « J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant « (J. Prévert)..

Je ne vais pas m’enliser dans les marais larmoyants de la nostalgie, la beauté est ce qui sauve, même s’il faut du temps, même si c’est plus facile à écrire qu’à appliquer, il faut se souvenir des belles choses et se réjouir qu’elles aient existé.

Demain sera un autre jour, le printemps arrive, des pivoines magnifiques écloront   et exhaleront leur parfum au monde.. Je vous invite à peindre ces beautés que la nature nous offre..

Vivement le printemps

Le dernier stage  dans le mouillé sur mouillé s’est bien terminé ; je remercie les stagiaires de m’avoir fait cet honneur de venir de si loin pour certaines :  de Nice, de Bretagne, de Tain l’Hermitage, de Grenoble, de Vaison, et aussi d’Arles , même si le risque d’être bloqué par la neige était pourtant là..

La technique du mouillé sur mouillé est un abandon au manque de contrôle de ce qui se passe sur la feuille, il faut accepter ce qui peut se passer, en bien , comme en moins bien , et en retenir la leçon…comme dans la vie..

Voici une partie de ce qui a été travaillé :

Il y en a eu 2 ou 3 autres que je posterai une prochaine fois.. Vous pouvez constater que les sujets étaient variés..

En ce qui concerne les exercices pour élèves, j’ai aussi posté mes commentaires sur le dernier sujet, ainsi que mon interprétation .. Certaines floraisons faisaient du bien, « nous irons voir ensemble les jardins refleuris » chantait Barbara, vivement le printemps en effet..!           Pardon pour les retards de réponses par mail à certains d’entre vous, ces derniers jours ont été difficiles, mêlées de peine et de contrariétés, un peu comme le temps au dehors, et comme il vous en arrive aussi.. Mars va amener le retour des beaux jours , il faut donc s’occuper de son jardin, préparer le sol, dépoter ce qui doit l’être, il y a en effet des endroits où « les feuilles mortes se ramassent à la pelle..(etc…) »

Je n’ai pas arrêté de dates de prochain stage pour le moment ; peut-être en avril ou en mai , sous réserve de mes disponibilités avec la galerie de Roussillon. D’ici là j’animerai 2 fois , le 15 et 22 mars, un mini stage à Martigues.(Déjà complet).

Je n’avais pas prévu de 3 ème exercice d’aquarelle pour ces vacances, peut être que lundi il y aura une petite surprise…

A suivre…

Patience en hiver

Ce début de semaine va être très froid ; probablement le plus froid de l’année, ce qui est un peu normal vu que nous sommes en hiver..  N’oublions pas que c’est en hiver que se renforcent les germes qui vont éclore au printemps, plutôt que de sortir trop tôt, par trop d’impatience ou par leurre d’une douceur passagère, il faut parfois attendre le bon moment..    Comme en aquarelle..

Mais comme je comprends cette impatience..! C’est toujours au milieu de la nuit que l’on cherche la lumière, au coeur de l’hiver que l’on attend la chaleur…     Il y a plus de 30 ans , à mon arrivée en France, ma soeur me disait pour m’encourager que le froid est une invention de l’esprit.. C’est ce que je dis parfois à mes enfants, mais c’est un peu comme souffler sur une blessure pour en atténuer la douleur.. Tout est dans l’intention.    Quand on a chaud au coeur on a moins froid dehors…        Evidemment.

Cette aquarelle fleurie devrait vous apporter un peu de chaleur des beaux jours à venir..

Le patio fleuri (45 x 60 cm)Elle sera exposée à la galerie de Roussillon dans près d’un mois.. (format 45 x 60 cm).  Au détour d’un porche, d’une rue, on peut tomber sur une vue merveilleuse, il suffit juste d’attendre le bon moment,  d’être patient…

Je remercie tous ceux qui ont commenté les propos sur le fameux Plan B de Christine Angot dans mon précédent article. Merci de votre soutien. Je rajoute ce petit texte que j’ai trouvé, qui parle de l’importance d’être soi-même, (même en tant qu’ « artiste »), dans cette société si intolérante parfois..

être soi même (2)A propos d’intolérance,  Je voulais finir par un petit mot concernant un film que je suis allé voir ce week-end. « La forme de l’eau« (de Benicio del Toro). Si vous n’aimez pas le fantastique, n’y allez pas ;  mais si vous pensez qu’on peut aimer au delà des apparences et des différences, que l’eau, comme l’amour, prend la forme de ce qui l’entoure, je pense que vous apprécierez..      Il y a un léger esprit « Amélie Poulain » dedans..

Je posterai mon aquarelle de l’exercice jeudi ou vendredi..

A bientôt !

Plan B

consternantLes propos de la chroniqueuse Christine Angot sur le fait d’être « Artiste » m’ont sérieusement remué.

Après la stupéfaction, puis le dégoût, vint une certaine interrogation sur les fondements de telles déclarations.  Je me suis demandé si finalement je n’avais pas raté ma vie en choisissant de peindre et de vouloir vivre de ma peinture.. C’est vrai que quelque part on manque de crédibilité quand on répond à la question « Que fais-tu dans la vie ? : Je suis artiste peintre »,   beaucoup imaginent une vie de bohème, d’incertitudes et d’utopies.. Ce n’est pas totalement faux. Convaincre un banquier ou ses futurs beaux-parents n’est pas évident..  Ne pas savoir de quoi sera fait demain,  dans un marché tellement aléatoire, où la concurrence est si rude, où les charges sont lourdes, demande de l’abnégation, ou peut-être un peu de folie… Surtout quand on ne s’aide pas de drogue, d’alcool ou de cigarettes pour tenir le coup…  Il faut aussi beaucoup d’amour et de confiance pour partager la vie de  quelqu’un qui fait ce « métier » là.    Déjà au lycée, nous qui choisissions  l’option « Arts » étions  souvent jugés comme des « glandeurs », de futurs chômeurs en somme..     Il faut croire que certains ont réussi.    La vie, la société a besoin d’artistes il me semble ; quelque soit le domaine.        Que l’on choisisse le plan A ou le plan B, l’essentiel est de ne pas se planter, et d’écouter son coeur..

Être Artiste c’est un engagement. C’est y croire quand même ( » sans nulle autre richesse que d’y croire toujours « – J. Brel), c’est être persuadé de créer des choses qui , sans la certitude d’être belles, arriveront parfois à émouvoir quelqu’un..

C’est marcher sur un fil, entre la reconnaissance et l’indifférence ; garder la foi en ce que l’on fait malgré les critiques, malgré les doutes, et les peines…

Et quand on me demande si je ne suis pas lassé de peindre, toujours et toujours, depuis tant d’années,  j’ai la faiblesse de croire que ma prochaine aquarelle sera réussie et qu’elle comblera   la personne qui l’emportera.. Sa satisfaction, comme tous les mots d’encouragements que je reçois,  sont autant de raisons qui m’aident à continuer..

Je voulais rajouter cette citation d’un artiste que je ne connais pas , mais que je partage :

je suis artisteEnfin je rajoute pour finir cette petite improvisation printanière, faite récemment , que je dédie à Claude de Marseille..

improvisation printanière

L’or du soir qui tombe

Une fois n’est pas coutume je vais vous montrer l’aquarelle que j’ai réalisée à partir de l’image proposée en exercice, et ce , avant la fin des envois..      En effet, c’était un sujet difficile ;  les paysages à contre-jour sont toujours délicats à traiter , d’autant plus quand il y a « L’or du soir qui tombe » (Merci Monsieur Hugo..)..  Pas la peine de regarder les voiles au loin (qui peuvent être celles des regrets ou des souvenirs), un jour qui se termine , dans le flamboiement d’un feu de joie, n’est que la promesse du prochain qui viendra..      Il faut essayer d’en garder la lumière en mémoire ; bien plus que toutes photos, que tout selfie, c’est le ressenti de l’instant qui nous touche à jamais..

La fin du jour - 20 x 30 cmDans ce sujet j’ai donc donné plus d’importance aux sensations, à l’ambiance, aux sentiments, plutôt qu’à rentrer dans les détails…   Je ne me suis donc pas embêté avec les vignes à aligner.    Il est parfois plus facile de « cueillir » une certaine lumière que du houx vert et de la bruyère en fleurs…

Le deuxième exercice sera proposé  jeudi ou vendredi . Il sera plus facile, rassurez-vous.. Peut-être un sujet enneigé, j’hésite encore… De toute façon ma vie est pleine de doutes…

La semaine prochaine le stage commencera presque complet ; il ne reste que 2 petites places.  Le travail dans le mouillé est un travail de lâcher prise et d’abandon dans ce que l’on voudrait contrôler ; dans ce genre de sujets, l’échec comme la réussite sont des choses secondaires. C’est toujours l’expérience qui compte, bien avant le résultat.

motivéUn dernier mot pour finir concernant ce blog ; il parait qu’il y a parfois des publicités qui s’insèrent dans mes articles.. Ce n’est pas de mon fait, je ne les vois pas, et j’en suis désolé..

Essayez de garder l’essentiel, comme l’or du soir qui tombe, tout le reste n’est que vacuité…

Chabadabada…

Qui se souvient de ce film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » datant de l’année de ma naissance (heu… ne cherchez pas dans les années 80 ni 70 , hélas…) ? Il y a notamment une scène mémorable de ce couple qui court s’enlacer, sur la plage de Deauville, avec en fond sonore le fameux « chabadabada » de Nicole Croisille…   Ah …..  c’est beau l’Amour,  ce sentiment qui change une vie,  qui lui donne un sens ou qui la rend belle…    Il paraît qu’il y a des couples qui durent encore de nos jours.. Si si,   je vous l’assure.. même si c’est de plus en plus rare.. Mes parents avaient 65 ans de mariage, et beaucoup de couples « anciens » peuvent se vanter de cette longévité ; maintenant, avec la génération du divorce et du « jetable », cela devient rare, hélas..  Dans quelques années on étudiera peut-être, avec incrédulité,   ces dinosaures qui s’aimaient et/ou restaient mariés tant de longues années..

Après tout, il existe aussi des aquarelles presque parfaites, qu’on ne retoucherait pas..

Si je parle d’Amour aujourd’hui c’est bien sûr parce que c’est la St Valentin..  Et puis pour vous présenter l’aquarelle de cette plage faite en stage la semaine dernière..

La maison en bord de mer (30 x 40 cm)Ce n’est pas cette fameuse plage de Deauville ; le couple d’amoureux ne court pas l’un vers l’autre comme dans le film, mais peut-être sont-ils cachés dans les buissons, à se prendre….en selfie..?         Je ne sais pas où cette image a été prise, sans doute dans le Var, ou en Corse..  Enfin, bref, c’était intéressant de travailler la mer, et la végétation…

J’en profite aussi pour vous remontrer l’aquarelle des façades du village ; après l’intervention insistante du CPCA  (Comité pour la Présence de Chats dans les Aquarelles )- un truc que j’ai inventé bien sûr…     j’ai donc rajouté ces 2 petits félins…                  (« Chat bada bada…?)

avec chats aussi  Certains penseront qu’ils sont de trop, d’autres qu’il manquait effectivement quelque chose… Qu’importe, le choix est fait, et on ne peut pas plaire à tout le monde…

Un mot aussi pour vous dire que les exercices pour élèves commencent demain matin.. Tenez vous prêts…

Je termine par ces 2 visuels pour la St Valentin.. Ils symbolisent bien la génération actuelle, et l’ancienne…

facebook love

aimez des âmes, vous les retrouverez Mais faut-il vraiment un jour dans l’année pour rappeler à l’autre personne qu’on l’aime…?

Qualité vaut mieux que quantité

Nous ne partîmes pas 500 avant que d’arriver au port, il n’y eut point de prompt renfort (cher Corneille), mais en guise de 3000 il y eut 3 stagiaires ; la qualité vaut mieux que la quantité.        Je remercie Claude, Michèle et Isabelle pour leur gentillesse et leur fidélité à ce stage des deux derniers jours ;   nous avons travaillé un bord de mer, mais aussi les façades d’un village..

les façades du villageJe sais,  certains diront qu’il manque un chat quelque part,  « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », mais peut-être aussi que ce léger fleurissement suffit… A nous d’imaginer ce que l’on croisera au coin de la rue, ou derrière une porte..

en stageSur cette photo Michèle avait déposé les 32 pinceaux qu’elle avait dans chaque main, ainsi que dans la bouche, (allez,  je taquine un peu…), mais on sait bien que ce n’est pas la quantité qui compte…   Je montrerai prochainement l’aquarelle du bord de mer (dont on voit le modèle à droite) car il fut bien réussi par les élèves..

Vous avez pu remarquer que j’ai ôté l’onglet « Promos d’hiver », sans mouvement depuis 2 mois, j’ai aussi mis à jour les stages, (un nouveau sera prévu le matin du 22 mars à la boutique « Regards » de Martigues), et qu’il reste encore de la place pour celui prévu à la fin du mois sur le thème du mouillé sur mouillé..      Concernant les exercices pour élèves une nouvelle image sera postée dès jeudi prochain.. Tenez-vous prêts !…

A part ça il parait qu’il a neigé (quelques centimètres…) dans certaines régions, provoquant comme d’habitude les grands titres ,  les petites paniques et le bazar sur les routes.. Vous vous rendez compte, de la neige en hiver ??!!

Quand je vous disais que ce n’est pas la quantité qui compte…

Après la pluie…

… vient le beau temps  »  dit-on.  Il faut parfois attendre longtemps, bien longtemps même pour qu’un coin de ciel bleu apparaisse enfin..  On dit aussi  que « La vie ce n’est pas d’attendre que l’orage passe mais c’est d’apprendre à danser sous la pluie.. », on dit bien des choses en somme, et pour réussir des aquarelles il faut également beaucoup de patience et de lâcher prise..

On peut faire des  choses sympas avec les paysages pluvieux, les flaques, les mares.. Le reflet est souvent intéressant. Avec sa permission   je me suis inspiré d’une photo de Patrice de Charleville, de prime abord d’une triste fin d’automne, Photo P. de Charlevillemais  j’aimais bien la courbure du chemin alors j’ai décidé de la rendre printanière par la magie de l’aquarelle..

Je voulais travailler les flaques, les verts différents de cette nature du nord, (c’est à dire au dessus d’une ligne Bordeaux – Montélimar..), il parait qu’ils ont un peu plus de pluie que nous par ici..

Après la pluie (35 x 45 cm)J’ai rajouté un tamaris pour donner un ton rose au centre, quelques boutons d’or à droite, et des touches ça et là pour tenter d’harmoniser le tout à ma « sauce »..   On peut rendre beau les jours de pluie, si on regarde différemment…

Et si votre  aquarelle n’est pas splendide en totalité, il y a souvent quelques centimètres carrés (même 2 ou 3 parfois) où la beauté et les heureux hasards se sont donnés rendez-vous.. Des fusions prodigieuses de pigments, des fondus merveilleux, des auréoles involontaires extraordinaires qu’il serait impossible de faire exprès,  tout ce qui fait         l’ imprévu et le charme de l’aquarelle..

Je termine par cette petite citation d’Hippocrate :

« Le hasard, quand on vient à l’examiner, est reconnu ne pas exister ;  tout n’est qu’enchaînement  de causes et de conséquences. »