Douceur des champs, et des chants

Je regarde de moins en moins la télé (trop de pub, trop de pessimisme, d’opinions dirigées, etc…), mais il m’arrive de faire des exceptions certains soirs de fatigue ; j’en profite pour découper des cartons (pour mes aquarelles) par exemple, ou faire autre chose devant ; j’aime bien la musique et les belles voix, et samedi soir j’avais le choix avec le concours Eurovision et The Voice.. Hélas, c’est de plus en plus insupportable.. Déjà que les programmes commencent de plus en plus tard, que l’on regarde plus de pubs et de blablas inutiles que de prestations vocales, bref, c’est une perte de temps…! Quant à l’Eurovision, je me suis demandé si ce n’était pas un concours de faux ongles pour les chanteuses, ou une compétition de buzz pour d’autres, histoire d’attirer l’attention avant tout.. « Evidemment » la chanson de la France s’est plus fait remarquer par son geste à la fin que par son classement.. (Mais on est habitués, hélas..).. Bref, j’ai surtout été plus agacé par les jeux de lumières fatigants et les hurlements de certain(e)s que par la douceur des chants.. Sans compter la durée interminable de ces émissions.. Passé 23 h j’ai du mal à tenir éveillé.. (Trop de Champomy , sans doute..)..

Bon voilà, je vous ai fait part de mon avis de râleur de téléspectateur français, ça m’éloigne un peu de l’aquarelle, j’avoue, c’est pourquoi je passe des chants aux champs : ceux de coquelicots sont toujours présents et interpellent les touristes de passage ; en voici un que j’ai peint avec un chemin qui nous emmène à contempler…

Imaginer le silence de la nature, ou les gazouillis des oiseaux, semble plus adapté que certains chants quand on se promène dans ce paysage..

Pour changer du rouge, j’ai aussi un peu anticipé sur le temps des lavandes (dans un mois) ; en voici un paysage, avec un olivier sur la droite :

Oui, je sais, ce sont des paysages classiques, du « commercial » diront certains bien-pensants, mais ils ont au moins le mérite de donner du plaisir à quelques personnes qui ont aussi droit au respect. La condescendance est le mépris de ceux qui se pensent supérieurs.

Bien sûr, j’ai eu encore des échanges savoureux avec certains visiteurs (je vous en parlerai une autre fois car vous croiriez que j’invente tout, mais pas du tout..).. Enfin, il y a des rencontres mémorables, des visites qui ne laissent pas indifférent..

Vous avez été tellement rapides pour les exercices du mois (clos le 8 mai) que beaucoup n’ont pas eu le temps de participer. D’ici au 1er juin il reste du temps, il est possible que je poste une photo nouvelle pour un autre exercice, (pour les retardataires) mais dont je ne publierai pas les réponses.. Juste un travail d’exercice.. A suivre donc, demain ou mercredi..

Pour finir, je vais vous interpréter ma reprise de « La Bohème » de Charles Aznavour.. Vous verrez, c’est tout en nuance et en sobriété… (Comme à l’Eurovision).. Ah non, désolé.. ce spectacle est réservé à ma salle de bain..

Ahhh … »La Bohème… ça ne veut plus rien dire du tout… »

A bientôt ! (Et ne soyez pas aussi sérieux..’-))

Des coquelicots , pour couronner le tout

Mon couronnement n’a pas encore eu lieu, désolé, ni en tant qu’aquarelliste ni en tant que quoi que ce soit d’ailleurs.. Je ne vais donc par concurrencer le grand Charles d’Angleterre pour une quelconque cérémonie grandiloquente (et qui semble en décalage de nos jours, il faut bien le dire..).. Mon royaume n’est fait que des paysages que je peins, enjolivés et exagérés dans leur coloration, j’avoue, sans doute pour leur donner un peu de rêve ou d’évasion, sans doute aussi parce que j’aime la couleur..

Il faut croire que cela plait à certains ; les 2 aquarelles de paysages aux coquelicots que je vous montrais l’autre fois ont été vendues.. Une bonne nouvelle qui fait bien plaisir ! Les fleurissements de mai sont inspirants, et par exemple voici une interprétation de coquelicots en format 20 x 20 cm :

La lumière est importante quand il s’agit de traiter la transparence des pétales ; c’est pareil pour les iris.. (Cela me fait penser à ce monsieur l’autre jour qui passait devant la galerie , croyant tout savoir, pour épater sa compagne, je l’ai entendu dire : » tu vois chérie, ça c’est de la pastel, la dame elle a bien réussi les belles iris et surtout la transparence de la pétale.. ».) Bon.. Il a dû m’entendre rire, je n’ai pas pu m’en empêcher.. En une phrase il y avait l’accumulation de telles énormités que c’était comique.. Même si c’était un compliment au final.. Bref ; les gens sont parfois surprenants. A l’atelier de Roussillon on ne s’ennuie pas vraiment, même si les heures sont parfois longues.. Et comme d’habitude, les visiteurs ne rentrent que quand je m’absente quelques secondes pour aller aux toilettes, ou alors quand je vais à la cuisine.. Je les soupçonnerais presque de le faire exprès.. C’est comme quand je me mets à manger car je vois personne.. A tous les coups il y a quelqu’un qui rentre quand j’ai la bouche pleine.. Scrountch scrountch..  » ui che chouis l’artich’.. scrountch. .. » Damned !! Je vais finir par faire semblant de manger pour les faire venir, on ne sait jamais..

Sinon, je peins souvent, je tente de recycler aussi, comme cette ancienne aquarelle sur laquelle j’ai tenté le rougissement post mortem..

J’avoue que les coquelicots sont rares au bord d’une rivière, mais bon, la vision de l’artiste peut le permettre.. Je l’ai donc recadrée aussi.

Bref, avec tout ce travail je n’ai pas trop le temps d’aborder le ou les sujets d’exercice du mois ; les envois sont d’ailleurs terminés depuis hier, je ne peux plus prendre de nouveaux ou des « lents », une fois la vingtaine atteinte, tant que la galerie est ouverte pour la saison. Vous avez été excellents pour les pivoines (je ne suis pas sûr de faire aussi bien que certaines), mais , comme un clin d’oeil du destin, je me suis aperçu que mon plant de pivoine bourgeonnait de nouveau… Après environ 10 ans de sommeil !! Tous les espoirs sont permis..!

Je vous laisse avec cette petite façade de Roussillon, près de l’église, située à 50 m de la galerie :

Rien à voir avec les coquelicots, juste l’amour de la couleur, peut-être..

N’oubliez pas de mettre de la couleur dans votre vie, des couronnes de fleurs, comme celles qui ne quittent jamais le coeur..

A bientôt !

Trouver le temps (et l’inspiration)

Il parait qu’un certain ministre a trouvé le temps d’écrire 5 romans ces 4 dernières années.. Je dois avouer qu’il faut un sacré sens de l’organisation pour pouvoir tout gérer, son travail et son divertissement.. A en croire les extraits dont la presse se gargarise , en parlant de dilatation, c’est plutôt le temps qu’il arrive à dilater… Bon, personnellement, je cherche surtout à dilater ma pupille devant les magnifiques champs de coquelicots que je vois sur le bord des routes.. C’est toujours une merveille ; éphémère aussi, donc il faut en profiter.. Beaucoup de mes aquarelles actuelles concernent cette fleur rouge, si fragile au vent, qui colore les premiers jours de mai..

En voici 2 exemples, dont le premier avait déjà été traité comme sujet d’exercice pour élèves il y a quelques mois ou années :

Dans la deuxième aquarelle il n’y a pas de détails de coquelicots nets au 1er plan.. Toutes ces couleurs font du bien au moral.. J’aime de plus en plus rajouter des fleurissements roses ou jaunes dans les buissons en arrière plan, des arbres de Judée, des lauriers ou des genêts, par exemple.. D’ailleurs les genêts, déjà fleuris, ont un mois d’avance par ici.. La nature semble désorganisée avec le manque d’eau, sans doute..

En parlant de l’eau, voici l’aquarelle de la rivière dont je parlais l’autre fois :

« L’eau vive entre les rochers » (35 x 50 cm). Comme je le disais, c’était un sujet trop complexe pour des stagiaires, je l’ai fini après plusieurs heures de travail sur les pierres notamment.. J’hésite encore à laisser le rocher de droite « vide ».. Un animal posé dessus aurait été une possibilité ; (non, pas un chat..) ; un cerf ? Un ours ? Une fouine ? François Hollande nu en position du Penseur de Rodin..? Non, je déconne… Parfois la nature n’a besoin de rien pour la sublimer.. (N’est ce pas ?) Imaginer le bruit de l’eau qui coule, la mousse sur les rochers, suffit pour profiter de la beauté toute simple.. Sans artifice.. (Tant pis pour François Hollande..).

Plus sérieusement, le sujet d’exercice du 1er mai a eu du succès, puisque le jour même j’ai reçu la première réponse de Stefano (d’Italie).. Il n’a pas choisi le Lac de Côme, étonnamment, mais l’étang et ses reflets.. Vous avez encore un peu de temps, il reste une quinzaine de places..

A part ça, je suis bouleversé . Je vais sans doute devoir annuler mon déplacement ce week-end en Angleterre pour le couronnement du roi Charles III. Il m’avait pourtant personnellement invité (oui, nous avons des points communs lui et moi : la pratique de l’aquarelle…et peut-être un peu les oreilles..) Ce sera dur de survivre sans assister à cela.. Mais que pourrai-je faire d’autre à part suivre des influenceuses sur Instagram ou regarder de la télé réalité..? Franchement j’hésite..

Oh my god ! Il y a tant de décalage en ce monde.. Des choses si sérieuses qui mériteraient toute notre attention, et d’autres si futiles, avec tant de vacuité..

J’ironisais au début sur ce ministre qui trouve le temps d’écrire des romans pendant son mandat.. Mais je me rappelle que quand j’étais à l’armée (oui, c’était y a longtemps, juste avant ma découverte de l’aquarelle, 1989), je profitais de mes nuits de garde pour écrire des nouvelles ou des essais.. Très mièvre tout ça (quand il m’arrive de retomber dessus en rangeant des papiers)..Mes enfants se moqueraient de moi.. J’écrivais aussi des poèmes, des réflexions, bref.. C’est daté maintenant.. Mais bon, tout ça pour dire que je trouvais le temps de faire des choses.. Plus de 30 ans après je m’aperçois que je continue d’écrire, sur ce blog, pour essayer de vous faire sourire, et vous montrer mes aquarelles par la même occasion.. Ce n’est pas de la littérature, juste des billets d’humeur , même si le travail est chronophage je m’autorise cette parenthèse.. La plus mauvais excuse est de dire « Je n’ai pas le temps ! » ; alors que la réalité est : je ne prends pas le temps.

Prenez le temps de regarder les belles choses, surtout quand elles sont éphémères, aimez vos proches (et surtout dites leur !), car la vie est trop courte pour avoir des regrets..

Je m’en vais continuer à peindre des aquarelles ce week-end.. Je vais prendre le temps d’avoir de l’inspiration…

Quoi de plus merveilleux en ce monde…?

Démos qui ont du sens

Je viens de finir 3 jours de stage près de Nîmes, assez intenses (et fatigants avec les allers-retours), mais la satisfaction des élèves est une vraie récompense ; d’autant que leur accueil et leur gentillesse rendent cet épisode agréable.. J’en profite pour saluer les fidèles de ce blog qui habitent le Gard et l’Hérault (ils se reconnaitront) car ils sont nombreux.. Nous avons abordé 4 sujets différents, sous le mode « démo ». C’est à dire que je peins en temps réel le même sujet que les stagiaires, tout en les corrigeant en passant surveiller leur travail. Les démos ont du sens car ils montrent comment se déroule une aquarelle, étape par étape, (à ma manière), en commençant par le dessin, puis les zones globales de fondus, d’arrière plan, et enfin les détails de finition.. Il y a des élèves plus bavardes ou accaparantes que d’autres , mais bon, la patience fait partie de la pédagogie..

Des 4 sujets traités, le plus difficile fut la rivière entre des blocs de rochers ; j’ai sous estimé la difficulté pour des stagiaires (tâtonnants pour certains), je vous la montrerai une prochaine fois, en attendant, voici le panier de figues que nous avons traité :

Pour ceux qui me suivent depuis longtemps, c’est un sujet que j’avais déjà abordé il y a 7 ou 8 ans. Et cela fait toujours plaisir que des élèves me complimentent sur mes figues. Ces tons mauves violacés sont agréables à travailler.

il y a eu aussi ces citrons :

Un sujet plutôt facile, que j’avais aussi déjà réalisé il y a quelques années.. Le jaune des citrons est agréable, plein de soleil et de vitamine.. C’est un sujet qui a été travaillé par d’autres aquarellistes également.

Le mois d’avril se termine ce week-end, et si les visiteurs ont été assez nombreux dans le village de Roussillon, les entrants dans la galerie l’ont été beaucoup moins, et les acheteurs encore moins.. Pâques ne fut qu’un feu de paille prometteur, mais au final ce fut moins bien que l’année dernière. Peut-être qu’une fois le 1er mai passé, ce sera mieux.. Ce fameux 1er mai, fête du travail, où je travaillerai comme les 9 ou 10 derniers à Roussillon ; pas de défilé pour moi ; je ne suis pas du genre non plus à taper dans une casserole, j’avoue être las des débordements et invectives en tout genre.. Même si je ne suis pas d’accord avec certaines lois ou comportements du pouvoir actuel, le bruit , les grèves et les dégradations des opposants me consternent encore plus.. Parler de dictature est une insulte pour ceux qui vivent dans certains pays et qui meurent pour juste penser autrement, ou s’habiller autrement.. Il y a des mots qui ont du sens.. Il ne faut pas l’oublier.

Le 1er mai sera donc aussi le temps du nouveau sujet proposé en exercice ; il y aura des fleurs (un sourire pour Nicole), et de l’eau calme, sans doute.. L’eau, si précieuse et si rare dans le sud en ce moment..

Je termine avec un petit mot de remerciement pour Dominique, passée à la galerie, ainsi que Danielle et Armand que j’ai raté, le don d’ubiquité fait hélas partie des nombreux dons que je n’ai pas.. Je vais déjà continuer à travailler celui de l’aquarelle, je suis encore loin de finir d’apprendre.. (même après 64 ans je pense que je continuerai..)

A bientôt !

Au milieu du Printemps

L’on pourrait presque paraphraser Camus avec sa fameuse citation sur cet invincible été qui perdure en soi au milieu de l’hiver, hé oui, nous sommes à peine au milieu du printemps et pourtant les feuilles mortes des illusions perdues s’envolent déjà au vent d’automne du pouvoir présidentiel.. Je ne juge personne, je ne fais que constater la vindicte populaire que les médias se font un plaisir de relayer , avec un président cristallisant les reproches, les rancoeurs ou la haine.. C’est un peu beaucoup dans une vie si courte. Je ne souhaite pas perdre mon temps à conspuer qui que ce soit, quoi qu’il ait fait.. Il y a des choses bien plus graves ; porter atteinte à un enfant, lever la main sur une femme, martyriser un animal, sont par exemple des choses que je ne tolère pas.. L’âge de la retraite n’est qu’un motif parmi d’autres de crier son exaspération de la difficulté de vivre décemment , l’inflation , le réchauffement climatique, la guerre en Ukraine, rajoutent au mal de vivre actuel.. Sacré printemps..

« Et pourtant il faut vivre (ou survivre) sans blesser tous ceux qu’on aime » (je cite Balavoine), avec poème en revanche, et comme l’aquarelle est poésie je vous offre une parenthèse de légèreté dans ma version en mouillé sur mouillé de l’exercice du mois :

Intitulé tout simplement « Printemps« , un travail assez grand (48 x 52 cm) sur vélin d’Arches. Comme d’habitude la photo ne relève guère les nuances.. La feuille a été entièrement mouillée, travaillée sur plexiglass, avec des retraits, puis des petites touches fines sur le sec pour les pierres et les branches..

Il y a certaines aquarelles dont je suis satisfait, parfois presque au point de sortir dans la rue et de taper sur une casserole avec une louche pour que le monde entende ma satisfaction.. Mais bon, il parait que ce n’est pas autorisé en ce moment, je ne sais pas pourquoi..

Bref, il y a parfois plus de vacarme dans le coeur d’une émotion ressentie que dans les bruits assourdissants du monde..

Vous avez pu constater que les commentaires sur les réponses aux exercices ont été postés. Le prochain sujet sera le 1er mai.. Il y aura probablement des fleurs , ou de l’eau, pour atténuer la colère.. espérons..

A propos de fleurs, j’ai rajouté des coquelicots à cette aquarelle que j’avais réalisée lors d’une vidéo You Tube (la seule en extérieur). Elle sera disponible à la galerie :

C’est le pont de Cambuisson (sur le canal de Carpentras) à Velleron.

Les visiteurs sont bien moins nombreux et intéressés, hélas, même si les compliments font toujours plaisir. J’ai rencontré d’anciens élèves aussi. (Je ne me souviens parfois de leur nom que quand ils sont partis.. C’est terrible..).

Ne m’en veuillez pas, je fais ce que je peux, et je ne suis pas parfait. Je vous souhaite d’être un printemps pour les autres, comme un arbre de Judée colorant le paysage, la vie a besoin de ce genre de douceur..

A bientôt !

L’eau de consolation

Certes, il y eut quelques gouttes de pluies hier et avant hier, une misère… L’équivalent d’une larme de compassion sur le visage d’un extrémiste, autant dire pas grand chose.. Il nous faudrait des nuits entières de pluie pour combler les déficits, mais déjà la semaine prochaine s’annonce sèche et venteuse.. Bref, patience, en attendant notre eau de consolation.. La fraîcheur est là cependant ; ça caille même le matin, et les visiteurs à Roussillon se font plus discrets..

A propos de Roussillon j’ai pu finir la version d’un des exercices de ce mois : Une balade dans les rues du haut village, près de l’église :

Un grand format (43 x 60 cm) qui a demandé du travail ; j’y ai même mis 3 personnages (chose rare), j’aurais pu y rajouter 49 chats mais je n’ai pas osé.. (Il ne faut pas dépasser les Bornes !) et passer à autre chose.. Vous pourrez voir cette aquarelle à la galerie en fin de semaine prochaine, quand j’aurai le cadre et le passe-partout.

Concernant les exercices, ils sont clos depuis hier ; n’envoyez plus rien. J’essaierai de trouver le temps de poster mes commentaires sur vos travaux. J’en profite pour saluer Jean Marie, l’un des participants, qui est passé à la galerie hier..

Les visiteurs ne brillent pas tous , hélas, par leur sourire ou leur lumière intérieure.. A l’atelier, en dehors des aquarelles, nous avons aussi quelques huiles qui sont numérotées (de 1 à 20 en général) et qui réfèrent à une liste de prix correspondants, posée bien en évidence.. L’autre jour, il y a quand même une femme qui est venue me demander si « 17 » était bien le prix de la peinture.. Bon. (En général, j’ai de la répartie, mais seulement quelques heures après..). Bref, je me suis demandé si elle était sérieuse, si elle était influenceuse instagram, si ses enfants s’appelaient Bryan et Kimberley, si elle suivait les programmes de télé réalité, si « 17 » était son Q.I., enfin, si ça valait le coup que je lui explique le prix et la valeur des choses… Bref, j’ai juste souri, avec un « non » poli et en lui indiquant le vrai prix.. « Ouh là ! c’est pas mon budget ! » a-t-elle dit.. Hé oui, 17 € ce n’est même pas le prix du cadre, mais bon, je suis parfois las d’expliquer les choses..

Dans le lot de visiteurs, il arrive donc qu’il y ait ce genre de personnes ; mais fort heureusement ils sont minoritaires. C’est donc pour la majorité que je dédie cette petite aquarelle de lumière sur le Ventoux :

C’est un exercice de dégradé pas trop difficile (même si ça vaut plus que 17 €), et j’encourage mes élèves à s’y entrainer..

En manque d’eau, la lumière est notre lot de consolation. Ne la perdons pas de vue, même quand tout semble plus sombre.

Vous êtes de plus en plus nombreux à me suivre, je vous remercie ; j’en profite pour saluer Serge, Christiane, Diamina et les autres fidèles pour qui j’ai une pensée particulière. La semaine prochaine sera très chargée, ainsi que la suivante, avec de la famille en visite, des rdv médicaux, un stage, bref, et en plus il faudra peindre… Oui, ça vaut vraiment plus que 17 €…

Prenez soin de vous , et à bientôt !

A la délicatesse

Un grand Merci pour vos gentils messages d’encouragement pour ce week-end de Pâques à la galerie.. ça s’est très bien passé ! Il y eut beaucoup de monde le samedi et le dimanche, un peu moins hier, mais cela apporta de très belles rencontres, et notamment 2 belles ventes très réconfortantes pour le travail accompli.. Ma ruelle fleurie (présentée ici le 25 mars) ainsi que celle avec les 2 portes et le chat roux, sont parties pour la Suisse. J’en profite pour remercier les suisses qui suivent mes articles ou mes exercices car ils sont assez nombreux..

Cela fait plaisir de voir que ça vaut la peine de travailler dur, de se remettre constamment en question (surtout en aquarelle), car les compliments des visiteurs sont des récompenses agréables. Ouvrir vers 10 h 30 et fermer vers 19 h, sans pause, c’est un peu fatiguant quand on enchaine les jours ainsi, (avec les trajets), mais les rencontres sont précieuses et savoureuses bien des fois.. J’oublie ceux qui rentrent sans dire bonjour, (ou parfois, pour certains couples c’est la femme qui dit bonjour et le compagnon suit sans rien dire, comme si elle était chargée de la politesse.. les hommes doivent être fatigués , sans doute..).. J’oublie aussi ceux qui rentrent tout salis d’ocres, comme une nouvelle couleur humaine que l’on ne doit trouver qu’à Roussillon, les enfants semblent plus « colorés » que les adultes (mais pas toujours).. Bref, une palette d’humanité assez large, où le respect n’est pas forcément inclus dedans.. C’est ainsi. Mais fort heureusement il y a 95% de personnes agréables . J’en profite aussi pour apprendre des mots (quand des étrangers essayent de parler français).. Hier, par exemple, j’ai bcp hésité quand une femme m’a demandé :  » vous pendez ? « .. Ce doit être l’âge, mais parfois je ne comprends pas tout, les lettres P et B peuvent se confondre, les intonations rajoutent à la difficulté, bref, après hésitation j’ai compris qu’il ne s’agissait pas de « pendre » mes tableaux au mur (encore moins mes illusions) alors j’ai répondu « oui, c’est moi qui peint.. »…

Bon, et puis il y a aussi ces moments de grâce, ce genre de visite qui vous fait comprendre que ce que vous faite est délicat et mérite de l’attention.. Dans un silence empli d’émotion retenue, cette jeune femme regardait avec une infinie délicatesse mes aquarelles, mes triptyques, comme on les traite si rarement.. Un vrai moment de douceur.. Alors que tant de gens font défiler les aquarelles dans les bacs sous leurs mains comme des promos de steak haché au supermarché du coin , grossièrement, sans précaution, c’était là exactement le contraire, comme un murmure de respect, si rare de nos jours.. Merci Jessie pour cette délicatesse inoubliable..

Je ne fais pas que des rencontres à l’atelier, bien sûr je peins aussi ; presque tout le temps. Je dédie cette aquarelle à Jacques G. qui connait l’origine de ce dessin :

La photo altère les nuances de bleus et mauves des lavandes mais cela donne une idée. Je sais que je suis en avance pour l’été, mais j’ai pu constater que la demande était déjà là ; les étrangers gardent en tête une image de la Provence, et elle est liée à la lavande comme Paris à sa Tour Eiffel, comme la CGT à ses grèves, ou comme Borne à son 49,3… Chacun son image..

En attendant les lavandes, c’est le temps des arbres de Judée (les lilas également), ce sont de vraies merveilles qu’il faut savoir apprécier.. (je regrette de n’avoir pas assez de temps pour me balader et photographier ces instants de beauté..). Profitez-en..

Il vous reste 5 jours pour envoyer votre version de l’exercice du mois ; je suis en train de travailler sur l’un d’eux, j’espère le finir ces jours-ci.

En attendant, je vous souhaite une belle semaine, toute en délicatesse et en respect, car c’est par cette voie que les choses les plus belles arrivent..

A bientôt !

Façades et contenants

« Il y a des gens qui n’ont que la façade… L’entrée est un palais , mais le logement une cabane. » (B. Gracian)

C’est à se demander si de nos jours l’apparence n’est pas plus importante que l’intérieur. Du maquillage à outrance, des filtres instagram pour paraitre plus jeune et plus beau, du buzz sur l’emballage plutôt que sur le contenu.. Et quand les intelligences artificielles (genre Chat GPT) s’y mettent aussi avec de fausses images créées, on ne distingue plus la limite entre la réalité et les fake news. C’est le syndrome de ces dernières années : Paraitre plutôt qu’Être, comme si l’on refusait l’acceptation de soi, comme si la bataille contre nos défauts physiques était plus importante que ce que nous pensons ; cette exigence de la belle apparence enferme tant de jeunes dans des complexes et des angoisses .. Quel dommage ! La beauté est justement dans l’imperfection .

C’est peut-être ce qu’a pensé Marlène Schiappa en posant pour le magazine Playboy.. Une secrétaire d’état en Une d’un magazine de charme, le timing était surement malvenu en ces temps agités, (pareil pour Pif gadget et l’interview du président), mais j’ai l’impression que tout n’est pas maitrisé dans leur communication.. Bon, ok, ma photo publiée sur ce blog le 3 avril 2020 suite au 1er confinement covid aurait pu me valoir une proposition de parution sur Playboy, mais il n’en a rien été. (Hélas, j’aurais pu montrer mes pinceaux..).. J’avoue que j’aurais préféré une invitation pour un article dans Pratique des Arts ou Plaisir de peindre, chacun ses fantasmes, mais ce sera pour une autre fois..

« La façade d’une maison n’appartient pas à son propriétaire mais à celui qui la regarde« . Ce proverbe chinois peut expliquer ce dictat des apparences, mais il peut introduire aussi certaines de mes aquarelles :

Cette façade de Pernes les fontaines, fleurie d’un rosier Banks m’appartient en quelque sorte par l’interprétation que mon regard d’artiste lui donne. Et qu’importe si je n’ai aucune idée de qui habite dedans ou comment est l’intérieur.. Les rosiers Banks sont en fleurs en ce moment, tout comme les glycines, les forsythias, et même les arbres de Judée qui commencent.. Une merveille à contempler. Il faut en profiter…

J’ai aussi peint cette ruelle de village (technique illustration en 3 couleurs) :

J’y ai rajouté le petit chat à droite en pensant à Nicole et à Dominique ; un petit clin d’oeil à votre fidélité aux exercices proposés sur ce site depuis tant d’années.

Vous avez été très rapides à envoyer les premières interprétations des sujets ; ils sont visibles sur l’onglet concerné. Je compte faire ma version quand le temps me sera donné. Les façades de Roussillon sont immanquables pour moi, j’en suis entouré là-bas, il faut juste faire les bons choix.. Je remercie tous ceux qui m’ont souhaité une bonne reprise à l’atelier ; depuis samedi hélas ce n’est pas terrible ; les visiteurs sont aussi nombreux que les neurones de certains chroniqueurs d’émissions télé.. Je pense que ça ira mieux pour le week-end de Pâques.. Espérons..

Je vous souhaite une belle fin de semaine, dans la beauté de ce que vous êtes au fond de vous, les fleurs sur la façade peuvent aussi faire imaginer qu’il y a des fleurs à l’intérieur..

A bientôt !

C’était hier (et cafetière)

En ces temps agités que nous traversons il est très facile d’avoir la nostalgie des années d’insouciance que furent les 70, voire les 80, pour diverses raisons.. J’étais bien jeune alors, les cheveux au vent (mais oui, mais oui c’est arrivé, ne rigolez pas..), je passais mes journées dans les arbres, ou à dessiner, (déjà), j’envisageais d’être vétérinaire, architecte, ou artiste.. Mes aptitudes pour les mathématiques m’ont sérieusement orienté vers cette dernière option.. Sans regret. Il me semble que c’était hier ; les années collège, lycée, puis l’entrée aux Beaux-Arts de Montpellier.. Bon, je ne vais pas larmoyer sur la chanson d’Aznavour (Hier encore), j’avais 20 ans, certes, mais les décennies suivantes ont apporté leurs lots de merveilles elles aussi..

A l’heure où s’ouvrira l’Atelier galerie de Roussillon demain, pour une neuvième année (!), il me semble que c’était hier les premiers balbutiements d’ouverture en avril 2015.. La fin progressive des journées de peintres dans la rue et des petites expos ça et là.. Un changement de vie, un apprentissage permanent, comme pour l’aquarelle, qui ne cesse jamais de nous fuir alors qu’on s’en rapproche.. Il y a tant de progrès à faire, tant de choses à vouloir maitriser.. Dans mon désir d’amélioration j’ai travaillé beaucoup de sujets variés, d’approches différentes, et depuis une dizaine d’années je vous en fais part dans ce blog ; voici par exemple cette cafetière (ou théière) fleurie terminée aujourd’hui :

Vous reconnaitrez des capucines et des rudbeckias, comme les promesses d’un été fleuri..

Je suis sur d’autres sujets également, mais ce sera à voir une autre fois. Mon projet de faire éditer un deuxième livre de mes aquarelles se heurte au budget (même pour 100 exemplaires) et à la qualité des photos qui ressortent trop saturées et contrastées par rapport aux originaux. J’y retravaillerai plus tard..

Je voulais vous montrer aussi cette nouvelle carte postale disponible dès demain :

Comme toutes mes autres cartes elles sont au prix de 2 € . (Avec l’inflation elles devraient passer à 99,99 €, mais bon, je vais être sympa cette année..).

Comme vous le savez le prochain exercice sera affiché demain. J’ai hésité à proposer des photos d’ amas d’ordures à Paris, je me suis dit que ça changerait, mais bon, je ne suis pas sûr que vous ça vous aurait inspiré.. Il y aura quand même un petit clin d’oeil et un sujet pour le mouillé sur mouillé.. (Vous êtes de plus en plus nombreux à vous connecter à mon site et je vous remercie). En 2014 (c’était hier) était lancé le premier exercice , avec juste 4 ou 5 réponses.. Maintenant je refuse des participants par manque de place (et de temps).. Les choses évoluent dans le bon sens cependant..

Dans les années 70, bien sûr, il n’y avait pas d’internet, ni de portables ou de réseaux sociaux, 3 chaines de télé… Et pourtant on ne s’ennuyait pas. J’attendais Pif gadget avec impatience (Ah le petit pois sauteur !!).. Maintenant il parait que ça existe toujours, et qu’ils font même des interviews du chef d’état français.. Désolé, je préférais les aventures de Rahan ou Placid et Muzo… A chacun ses héros..

Je vous souhaite un bon week-end, plein du fleurissement des cerisiers, et de toutes ces beautés que l’on peut apprécier aujourd’hui, comme hier..

A bientôt !

Il n’y a que des rendez-vous

Selon cette fameuse citation de Paul Eluard : « Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous. » J’apprécie cette idée, tant elle se rapproche à la fois de la vie et de l’aquarelle. Nous croyons rencontrer des gens par hasard alors qu’il n’en est rien, tout comme les pigments et l’eau semblent se rencontrer à leur bon vouloir, mais est-ce vraiment le cas ?

Je me réjouis du rendez-vous que prennent des dizaines de personnes sur mon site à chaque début de mois pour découvrir quel exercice sera proposé (et éventuellement s’y mettre) ; le prochain aura donc lieu dans 6 jours, mais ce sera aussi l’ouverture saisonnière de mon atelier-galerie à Roussillon. En effet, d’avril à octobre je serai plus souvent là-bas à accueillir les visiteurs et amateurs d’aquarelle ; en espérant bien sûr que la circulation des touristes ne sera pas contrariée par les blocages d’essence. Pour cette raison je serai beaucoup moins dispo, je suspendrai les cours par internet et ne prendrai que 20 réponses aux exercices, pas le temps pour les « lents ».. Il faut comprendre que vivre de ma peinture se joue sur ces mois, en étant tributaire de la fréquentation et des ventes de mes aquarelles, car les charges sont énormes.. Même si je peux comprendre les manifestants et opposants à la réforme des retraites, la mienne est une nébuleuse que même le télescope Hubble ne pourrait atteindre.. Je l’ai déjà dit ici, je ne sais pas quand j’aurai une retraite (mon statu d’artiste est différent), mais je suis plus inquiet par l’avenir de la planète (réchauffement et pollution notamment) .. A entendre les rapport du GIEC, les discours de Aurélien Barrau ou de Cyril Dion, les constats sont alarmants. Il est bien facile de se courber sur son portable ou ses écrans et de zapper sur des futilités qui nous font oublier la réalité. (Et l’on pense au film « Don’t look up » sur le déni face à la situation.. ) Mais quel dirigeant aura le courage de renoncer à ses lubies de croissance et de concurrence vis à vis des autres pays ? Quelle entreprise multinationale renoncerait à faire plus de profits (même au détriment de notre environnement ) ?

Je vais arrêter de me poser des questions.. Me contenter de peindre, et vous donner rendez-vous. Je vous invite donc dans cette ruelle fleurie , sous les bougainvillées des jolis mois d’été :

C’est un grand format (43 x 60 cm), une invitation à se promener dans les ruelles d’un village provençal..

Voici aussi quelques formats plus petits, destinés aux amateurs de couleurs :

Les 2 dernières ont été retouchées, j’y ai rajouté des coquelicots dans la brume, pour l’un, et un lièvre pour l’autre.. Ces visuels sont aussi sur mon onglet « Petits formats ».

Concernant un autre rendez-vous, je suis navré d’apprendre que le Roi Charles III ne viendra finalement pas en France ce dimanche. Il devait venir voir mes aquarelles (et en profiter pour passer à Paris saluer un autre monarque, mais qui , au contraire de lui, a bcp plus de pouvoir..), bref, il reviendra plus tard..

Je vous souhaite un bon week-end ; n’oubliez pas que peindre, ou acquérir une aquarelle est en quelque sorte un rendez-vous de l’âme.. Ce sont des rencontres qu’on ne peut pas louper..

Il n’y a pas de hasard…

A bientôt !