Nous ne partîmes pas 500 avant que d’arriver au port, il n’y eut point de prompt renfort (cher Corneille), mais en guise de 3000 il y eut 3 stagiaires ; la qualité vaut mieux que la quantité. Je remercie Claude, Michèle et Isabelle pour leur gentillesse et leur fidélité à ce stage des deux derniers jours ; nous avons travaillé un bord de mer, mais aussi les façades d’un village..
Je sais, certains diront qu’il manque un chat quelque part, « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », mais peut-être aussi que ce léger fleurissement suffit… A nous d’imaginer ce que l’on croisera au coin de la rue, ou derrière une porte..
Sur cette photo Michèle avait déposé les 32 pinceaux qu’elle avait dans chaque main, ainsi que dans la bouche, (allez, je taquine un peu…), mais on sait bien que ce n’est pas la quantité qui compte… Je montrerai prochainement l’aquarelle du bord de mer (dont on voit le modèle à droite) car il fut bien réussi par les élèves..
Vous avez pu remarquer que j’ai ôté l’onglet « Promos d’hiver », sans mouvement depuis 2 mois, j’ai aussi mis à jour les stages, (un nouveau sera prévu le matin du 22 mars à la boutique « Regards » de Martigues), et qu’il reste encore de la place pour celui prévu à la fin du mois sur le thème du mouillé sur mouillé.. Concernant les exercices pour élèves une nouvelle image sera postée dès jeudi prochain.. Tenez-vous prêts !…
A part ça il parait qu’il a neigé (quelques centimètres…) dans certaines régions, provoquant comme d’habitude les grands titres , les petites paniques et le bazar sur les routes.. Vous vous rendez compte, de la neige en hiver ??!!
Quand je vous disais que ce n’est pas la quantité qui compte…
mais j’aimais bien la courbure du chemin alors j’ai décidé de la rendre printanière par la magie de l’aquarelle..
J’ai rajouté un tamaris pour donner un ton rose au centre, quelques boutons d’or à droite, et des touches ça et là pour tenter d’harmoniser le tout à ma « sauce ».. On peut rendre beau les jours de pluie, si on regarde différemment…
Après réflexion (c’est le cas de le dire !), cela fait penser aux cailloux que le petit Poucet semait derrière lui pour retrouver sa maison.. Ces flaques reflètent les arbres sur le bord, comme le miroir parfois angoissant de ce qui nous entoure, on peut choisir d’y patauger ou alors de s’amuser à les éviter… C’est un choix. Il est très facile de se perdre dans une vie d’artiste. Mais j’ai l’impression que ce chemin, comme souvent, mène vers la lumière…
Nous avons souvent peur de nous lancer dans une aquarelle difficile, toujours avec cette appréhension du premier coup de pinceau où l’on tremblerait presque.. Ce premier pas, cette première marche est la plus difficile à franchir, et pourtant c’est le geste le plus important, celui qui donne l’impulsion.. Il faut partir avec cette idée que le meilleur peut être possible, sans craindre les erreurs. Il me semble que nous faisons tous des erreurs (sans doute parce que nous sommes humains ?) et le pinceau se lance dans la danse de la création, en se moquant bien des règles et des censeurs .. Il serait important de peindre, de vivre, et d’aimer ainsi..
Je ne l’ai exposée qu’une fois (et pas à Roussillon), j’y tiens car elle me touche personnellement par rapport à sa date de réalisation, ses différentes transformations et le symbolisme qu’elle représente. Les biches (ne me parlez pas de Bambi !!) sont arrivées bien après, et finalement je ne pense pas les remplacer par un rocher.. J’assume ce côté « naturaliste » et naïf sur cette aquarelle. Certains instants de vie comme celui là sont beaux, même s’ils ne durent que trop peu, après, le chasseur (comme dans Bambi) prend les apparences qu’il veut… Et la vie continue.
Hé oui, « ne rien attendre sinon l’inattendu… » Jusqu’à hier matin je ne pensais pas pouvoir proposer une nouvelle vidéo de démo aquarelle ; et puis les relances régulières de fidèles abonnés sur You tube, la disponibilité miraculeuse de mon fils pour tourner et monter la vidéo, l’idée d’un sujet fleuri et printanier , et donc 5 mois après , voilà que l’impossible fut rendu possible… Nous avons même pris le temps d’en tourner une deuxième d’avance dont je vous parlerai une autre fois. Voici une photo de l’aquarelle réalisée :
Une ambiance ouatée, dans le mouillé sur mouillé, où l’on aimerait bien aller toquer à la porte… La vidéo sera disponible cet après-midi ; une deuxième version plus courte (en time-lapse d’une minute) sera également mise en ligne, pour les plus impatients… Un petit mot concernant mes vidéos à l’aube de 2018 :
Ces quelques oliviers au pied du mont Ventoux, c’est un peu Ma déclaration à la beauté du monde, quand on Résiste à l’hiver, quand on Débranche, et que l’on réalise que Donner pour donner c’est la seule façon d’aimer.. N’oubliez pas non plus ces paroles de Cézanne peint : « Il laisse s’accomplir la magie de ses mains…Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n’voient rien… »
c’est un témoignage supplémentaire de votre fidélité qui donne envie de continuer. Peindre est un émerveillement , une chance, mais c’est aussi une épreuve et un pari fou quand on choisit d’en vivre ; le succès est tellement aléatoire. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Vos encouragements sont hautement appréciés..
2018 sera forcément vitaminé… (avec un zeste d’espoir) !
Cette aquarelle panoramique était une commande récente, vous ne la retrouverez pas sur le site. Le rose devait dominer. J’espère que vous verrez la vie ainsi en 2018, quoiqu’il advienne ; je vous souhaite d’aimer, et d’être en bonne santé, de ne manquer de rien d’essentiel , de faire de belles aquarelles, de croire en vous…
Je tiens aussi à vous remercier de votre fidélité tout au long de cette année ; aussi bien pour les exercices que pour suivre ce blog ; merci aussi pour vos voeux qui me touchent grandement..