» J’écoute l’eau si douce, allongé sur la grève
Les yeux drapés de ciel à suivre les nuages
Qu’importe les tourments je m’envole et je rêve,
L’Instant est essentiel, la vie n’est que passage… »
Je voulais commencer par cette petite parenthèse poétique pour exprimer un peu mon avis sur la grève.. Il ne s’agit pas d’être pour ou contre, (la politique me fatigue), mais je me suis souvent demandé pourquoi ces blocages n’étaient pas plus ciblés vers l’assemblée nationale, Matignon ou l’Elysée.. Après tout, c’est par là que les décisions sont prises, donc la France entière n’aurait pas à pâtir des désagréments occasionnés.. Mais bon, espérons que cela n’affecte pas à long terme la circulation des touristes, français ou étrangers, pour ceux dont le métier est tributaire de leur venue. Les galeries d’artistes en font partie..
Voici la deuxième aquarelle réalisée pendant le stage de Martigues :
Les fidèles de ce blog reconnaîtront ce sujet déjà traité il y a quelques mois.. Le contraste du ciel sombre avec la lumière sur les arbres est toujours intéressant à travailler.. Le prochain stage à Martigues aura lieu en juin (thème des arbres) sinon il reste de la place pour le stage à Velleron autour du 3 mai..
Mes petits soucis de mails continuent parfois ; ils sont plus ciblés vers les personnes ayant une adresse Orange ou Wanadoo. Guéguerre de serveur avec SFR je suppose, en espérant que ce soit bien provisoire.
Hier les couleurs du coucher de soleil étaient magnifiques..Des roses et des orangés d’une grande puissance. Je pense que la force du mistral qui soufflait hier y était pour quelque chose ; comme quoi, parfois des choses désagréables peuvent amener des merveilles à venir..

Il s’agit de reflets printaniers sur la Sorgue.. Ce sont des couleurs que l’on commence à voir ces jours-ci, les verts tendres, les rosés, les jaunes doux.. Voici aussi 2 photos du stage :
L’erreur la plus fréquente est de juger son travail par rapport à celui du maître de stage. Le vécu et l’expérience ne sont pas les mêmes. L’humilité et la patience sont des qualités essentielles pour progresser.. En voyant ce qui se fait ailleurs, tellement mieux parfois, je me dis que ma marge de progression est immense, et cela me motive (plutôt que de me décourager)..
Là aussi , un sujet qui m’est cher..
Cette photo date de 1986.. J’étais en train de peindre une série sur les mangroves . Il me semble que le truc brun que j’ai sur la tête soit bien de la chevelure… Si si, je vous l’assure.. Mais maintenant je coupe très court, c’est moins gênant quand il y a du mistral d’avoir les cheveux dans les yeux..
C’est ce genre de paysage que je parcours, parsemé d’amandiers en fleurs, et de Ventoux enneigé.. Pas de maison pour une fois, la nature est belle sans ça..
Cet iris et son bourgeon sont un peu précoces mais ce n’est que l’impatience de les voir en vrai..

Ma petite Gaïa s’en est allée la semaine dernière, pendant le stage ; ajouté à d’autres déconvenues ce fut une peine immense, car l’on s’attache parfois fort à ces petites bestioles.. Je garde le souvenir de ses acrobaties cet été dans les oliviers du jardin (photo), ses demandes de câlin, ses filouteries , ses siestes interminables dans des poses incongrues, ses miaulements particuliers, etc… Certains diront que ce n’était « que » un chat, qu’il y en aura d’autres, et que la vie est ainsi faite.. Nous ne faisons que passer. D’autres comprendront car ils savent ce que peut représenter un animal qu’on apprécie.. Ces disparitions nous font réaliser l’impermanence des choses, la fragilité de ce qui nous entoure, et donc l’importance de les vivre pleinement quand elles sont présentes.. « J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant « (J. Prévert)..
Elle sera exposée à la galerie de Roussillon dans près d’un mois.. (format 45 x 60 cm). Au détour d’un porche, d’une rue, on peut tomber sur une vue merveilleuse, il suffit juste d’attendre le bon moment, d’être patient…
A propos d’intolérance, Je voulais finir par un petit mot concernant un film que je suis allé voir ce week-end. « La forme de l’eau« (de Benicio del Toro). Si vous n’aimez pas le fantastique, n’y allez pas ; mais si vous pensez qu’on peut aimer au delà des apparences et des différences, que l’eau, comme l’amour, prend la forme de ce qui l’entoure, je pense que vous apprécierez.. Il y a un léger esprit « Amélie Poulain » dedans..
Les propos de la chroniqueuse Christine Angot sur le fait d’être « Artiste » m’ont sérieusement remué.
Enfin je rajoute pour finir cette petite improvisation printanière, faite récemment , que je dédie à Claude de Marseille..
Dans ce sujet j’ai donc donné plus d’importance aux sensations, à l’ambiance, aux sentiments, plutôt qu’à rentrer dans les détails… Je ne me suis donc pas embêté avec les vignes à aligner. Il est parfois plus facile de « cueillir » une certaine lumière que du houx vert et de la bruyère en fleurs…
Un dernier mot pour finir concernant ce blog ; il parait qu’il y a parfois des publicités qui s’insèrent dans mes articles.. Ce n’est pas de mon fait, je ne les vois pas, et j’en suis désolé..