Qui se souvient de ce film de Claude Lelouch « Un homme et une femme » datant de l’année de ma naissance (heu… ne cherchez pas dans les années 80 ni 70 , hélas…) ? Il y a notamment une scène mémorable de ce couple qui court s’enlacer, sur la plage de Deauville, avec en fond sonore le fameux « chabadabada » de Nicole Croisille… Ah ….. c’est beau l’Amour, ce sentiment qui change une vie, qui lui donne un sens ou qui la rend belle… Il paraît qu’il y a des couples qui durent encore de nos jours.. Si si, je vous l’assure.. même si c’est de plus en plus rare.. Mes parents avaient 65 ans de mariage, et beaucoup de couples « anciens » peuvent se vanter de cette longévité ; maintenant, avec la génération du divorce et du « jetable », cela devient rare, hélas.. Dans quelques années on étudiera peut-être, avec incrédulité, ces dinosaures qui s’aimaient et/ou restaient mariés tant de longues années..
Après tout, il existe aussi des aquarelles presque parfaites, qu’on ne retoucherait pas..
Si je parle d’Amour aujourd’hui c’est bien sûr parce que c’est la St Valentin.. Et puis pour vous présenter l’aquarelle de cette plage faite en stage la semaine dernière..
Ce n’est pas cette fameuse plage de Deauville ; le couple d’amoureux ne court pas l’un vers l’autre comme dans le film, mais peut-être sont-ils cachés dans les buissons, à se prendre….en selfie..? Je ne sais pas où cette image a été prise, sans doute dans le Var, ou en Corse.. Enfin, bref, c’était intéressant de travailler la mer, et la végétation…
J’en profite aussi pour vous remontrer l’aquarelle des façades du village ; après l’intervention insistante du CPCA (Comité pour la Présence de Chats dans les Aquarelles )- un truc que j’ai inventé bien sûr… j’ai donc rajouté ces 2 petits félins… (« Chat bada bada…?)
Certains penseront qu’ils sont de trop, d’autres qu’il manquait effectivement quelque chose… Qu’importe, le choix est fait, et on ne peut pas plaire à tout le monde…
Un mot aussi pour vous dire que les exercices pour élèves commencent demain matin.. Tenez vous prêts…
Je termine par ces 2 visuels pour la St Valentin.. Ils symbolisent bien la génération actuelle, et l’ancienne…

Mais faut-il vraiment un jour dans l’année pour rappeler à l’autre personne qu’on l’aime…?
Je sais, certains diront qu’il manque un chat quelque part, « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », mais peut-être aussi que ce léger fleurissement suffit… A nous d’imaginer ce que l’on croisera au coin de la rue, ou derrière une porte..
Sur cette photo Michèle avait déposé les 32 pinceaux qu’elle avait dans chaque main, ainsi que dans la bouche, (allez, je taquine un peu…), mais on sait bien que ce n’est pas la quantité qui compte… Je montrerai prochainement l’aquarelle du bord de mer (dont on voit le modèle à droite) car il fut bien réussi par les élèves..
mais j’aimais bien la courbure du chemin alors j’ai décidé de la rendre printanière par la magie de l’aquarelle..
J’ai rajouté un tamaris pour donner un ton rose au centre, quelques boutons d’or à droite, et des touches ça et là pour tenter d’harmoniser le tout à ma « sauce ».. On peut rendre beau les jours de pluie, si on regarde différemment…
Après réflexion (c’est le cas de le dire !), cela fait penser aux cailloux que le petit Poucet semait derrière lui pour retrouver sa maison.. Ces flaques reflètent les arbres sur le bord, comme le miroir parfois angoissant de ce qui nous entoure, on peut choisir d’y patauger ou alors de s’amuser à les éviter… C’est un choix. Il est très facile de se perdre dans une vie d’artiste. Mais j’ai l’impression que ce chemin, comme souvent, mène vers la lumière…
Nous avons souvent peur de nous lancer dans une aquarelle difficile, toujours avec cette appréhension du premier coup de pinceau où l’on tremblerait presque.. Ce premier pas, cette première marche est la plus difficile à franchir, et pourtant c’est le geste le plus important, celui qui donne l’impulsion.. Il faut partir avec cette idée que le meilleur peut être possible, sans craindre les erreurs. Il me semble que nous faisons tous des erreurs (sans doute parce que nous sommes humains ?) et le pinceau se lance dans la danse de la création, en se moquant bien des règles et des censeurs .. Il serait important de peindre, de vivre, et d’aimer ainsi..
Je ne l’ai exposée qu’une fois (et pas à Roussillon), j’y tiens car elle me touche personnellement par rapport à sa date de réalisation, ses différentes transformations et le symbolisme qu’elle représente. Les biches (ne me parlez pas de Bambi !!) sont arrivées bien après, et finalement je ne pense pas les remplacer par un rocher.. J’assume ce côté « naturaliste » et naïf sur cette aquarelle. Certains instants de vie comme celui là sont beaux, même s’ils ne durent que trop peu, après, le chasseur (comme dans Bambi) prend les apparences qu’il veut… Et la vie continue.
Hé oui, « ne rien attendre sinon l’inattendu… » Jusqu’à hier matin je ne pensais pas pouvoir proposer une nouvelle vidéo de démo aquarelle ; et puis les relances régulières de fidèles abonnés sur You tube, la disponibilité miraculeuse de mon fils pour tourner et monter la vidéo, l’idée d’un sujet fleuri et printanier , et donc 5 mois après , voilà que l’impossible fut rendu possible… Nous avons même pris le temps d’en tourner une deuxième d’avance dont je vous parlerai une autre fois. Voici une photo de l’aquarelle réalisée :
Une ambiance ouatée, dans le mouillé sur mouillé, où l’on aimerait bien aller toquer à la porte… La vidéo sera disponible cet après-midi ; une deuxième version plus courte (en time-lapse d’une minute) sera également mise en ligne, pour les plus impatients… Un petit mot concernant mes vidéos à l’aube de 2018 :
Ces quelques oliviers au pied du mont Ventoux, c’est un peu Ma déclaration à la beauté du monde, quand on Résiste à l’hiver, quand on Débranche, et que l’on réalise que Donner pour donner c’est la seule façon d’aimer.. N’oubliez pas non plus ces paroles de Cézanne peint : « Il laisse s’accomplir la magie de ses mains…Et il éclaire le monde pour nos yeux qui n’voient rien… »
c’est un témoignage supplémentaire de votre fidélité qui donne envie de continuer. Peindre est un émerveillement , une chance, mais c’est aussi une épreuve et un pari fou quand on choisit d’en vivre ; le succès est tellement aléatoire. On ne sait jamais de quoi demain sera fait. Vos encouragements sont hautement appréciés..
2018 sera forcément vitaminé… (avec un zeste d’espoir) !