Voici l’aquarelle réalisée pendant le stage à Martigues, jeudi dernier :
Il s’agit de reflets printaniers sur la Sorgue.. Ce sont des couleurs que l’on commence à voir ces jours-ci, les verts tendres, les rosés, les jaunes doux.. Voici aussi 2 photos du stage :
Je commence toujours par les fonds, un ciel léger, des taches de couleurs pour les masses d’arbres, les reflets, puis au fur et à mesure, on rentre dans les détails.. Je répète sans cesse aux élèves qu’il ne faut pas juger leur aquarelle sur l’instant, tant qu’elle n’est pas finie ; au début cela ne ressemble souvent à rien.. On peut être décontenancé par l’impression de ne pas savoir où l’on va quand on peint ainsi, c’est normal ; on perd ses repères, et tout l’art consiste à s’y retrouver petit à petit, même si c’est difficile et déroutant parfois..
Mon rôle consiste à guider les élèves quand ils sont perdus, corriger les erreurs de directions, les excès ou les manques d’eau, prévenir quand il faut faire telle ou telle action.. Ces actions varient d’un élève à l’autre en fonction de leur niveau. J’évite dans la plupart des cas de trop retoucher personnellement leur travail, sauf catastrophe ou appel au secours, car il faut faire l’Expérience..
L’erreur la plus fréquente est de juger son travail par rapport à celui du maître de stage. Le vécu et l’expérience ne sont pas les mêmes. L’humilité et la patience sont des qualités essentielles pour progresser.. En voyant ce qui se fait ailleurs, tellement mieux parfois, je me dis que ma marge de progression est immense, et cela me motive (plutôt que de me décourager)..
Un mot concernant des petits soucis de mails depuis quelques jours ; certains me reviennent (undelivered mail returned), notamment en réponse à certains élèves.. Si je ne vous ai pas répondu c’est qu’il peut y avoir ce genre de souci, n’hésitez pas à me relancer..
Une citation pour finir :
« L’amour n’est pas seulement un sentiment ; c’est un art. Et comme tous les arts l’inspiration, ne lui suffit pas, il faut aussi beaucoup de travail… » (P. Coelho)
Là aussi , un sujet qui m’est cher..
Cette photo date de 1986.. J’étais en train de peindre une série sur les mangroves . Il me semble que le truc brun que j’ai sur la tête soit bien de la chevelure… Si si, je vous l’assure.. Mais maintenant je coupe très court, c’est moins gênant quand il y a du mistral d’avoir les cheveux dans les yeux..
C’est ce genre de paysage que je parcours, parsemé d’amandiers en fleurs, et de Ventoux enneigé.. Pas de maison pour une fois, la nature est belle sans ça..
Cet iris et son bourgeon sont un peu précoces mais ce n’est que l’impatience de les voir en vrai..

Ma petite Gaïa s’en est allée la semaine dernière, pendant le stage ; ajouté à d’autres déconvenues ce fut une peine immense, car l’on s’attache parfois fort à ces petites bestioles.. Je garde le souvenir de ses acrobaties cet été dans les oliviers du jardin (photo), ses demandes de câlin, ses filouteries , ses siestes interminables dans des poses incongrues, ses miaulements particuliers, etc… Certains diront que ce n’était « que » un chat, qu’il y en aura d’autres, et que la vie est ainsi faite.. Nous ne faisons que passer. D’autres comprendront car ils savent ce que peut représenter un animal qu’on apprécie.. Ces disparitions nous font réaliser l’impermanence des choses, la fragilité de ce qui nous entoure, et donc l’importance de les vivre pleinement quand elles sont présentes.. « J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant « (J. Prévert)..
Elle sera exposée à la galerie de Roussillon dans près d’un mois.. (format 45 x 60 cm). Au détour d’un porche, d’une rue, on peut tomber sur une vue merveilleuse, il suffit juste d’attendre le bon moment, d’être patient…
A propos d’intolérance, Je voulais finir par un petit mot concernant un film que je suis allé voir ce week-end. « La forme de l’eau« (de Benicio del Toro). Si vous n’aimez pas le fantastique, n’y allez pas ; mais si vous pensez qu’on peut aimer au delà des apparences et des différences, que l’eau, comme l’amour, prend la forme de ce qui l’entoure, je pense que vous apprécierez.. Il y a un léger esprit « Amélie Poulain » dedans..
Les propos de la chroniqueuse Christine Angot sur le fait d’être « Artiste » m’ont sérieusement remué.
Enfin je rajoute pour finir cette petite improvisation printanière, faite récemment , que je dédie à Claude de Marseille..
Dans ce sujet j’ai donc donné plus d’importance aux sensations, à l’ambiance, aux sentiments, plutôt qu’à rentrer dans les détails… Je ne me suis donc pas embêté avec les vignes à aligner. Il est parfois plus facile de « cueillir » une certaine lumière que du houx vert et de la bruyère en fleurs…
Un dernier mot pour finir concernant ce blog ; il parait qu’il y a parfois des publicités qui s’insèrent dans mes articles.. Ce n’est pas de mon fait, je ne les vois pas, et j’en suis désolé..
Ce n’est pas cette fameuse plage de Deauville ; le couple d’amoureux ne court pas l’un vers l’autre comme dans le film, mais peut-être sont-ils cachés dans les buissons, à se prendre….en selfie..? Je ne sais pas où cette image a été prise, sans doute dans le Var, ou en Corse.. Enfin, bref, c’était intéressant de travailler la mer, et la végétation…
Certains penseront qu’ils sont de trop, d’autres qu’il manquait effectivement quelque chose… Qu’importe, le choix est fait, et on ne peut pas plaire à tout le monde…
Mais faut-il vraiment un jour dans l’année pour rappeler à l’autre personne qu’on l’aime…?