Le dernier stage dans le mouillé sur mouillé s’est bien terminé ; je remercie les stagiaires de m’avoir fait cet honneur de venir de si loin pour certaines : de Nice, de Bretagne, de Tain l’Hermitage, de Grenoble, de Vaison, et aussi d’Arles , même si le risque d’être bloqué par la neige était pourtant là..
La technique du mouillé sur mouillé est un abandon au manque de contrôle de ce qui se passe sur la feuille, il faut accepter ce qui peut se passer, en bien , comme en moins bien , et en retenir la leçon…comme dans la vie..
Voici une partie de ce qui a été travaillé :
Il y en a eu 2 ou 3 autres que je posterai une prochaine fois.. Vous pouvez constater que les sujets étaient variés..
En ce qui concerne les exercices pour élèves, j’ai aussi posté mes commentaires sur le dernier sujet, ainsi que mon interprétation .. Certaines floraisons faisaient du bien, « nous irons voir ensemble les jardins refleuris » chantait Barbara, vivement le printemps en effet..! Pardon pour les retards de réponses par mail à certains d’entre vous, ces derniers jours ont été difficiles, mêlées de peine et de contrariétés, un peu comme le temps au dehors, et comme il vous en arrive aussi.. Mars va amener le retour des beaux jours , il faut donc s’occuper de son jardin, préparer le sol, dépoter ce qui doit l’être, il y a en effet des endroits où « les feuilles mortes se ramassent à la pelle..(etc…) »
Je n’ai pas arrêté de dates de prochain stage pour le moment ; peut-être en avril ou en mai , sous réserve de mes disponibilités avec la galerie de Roussillon. D’ici là j’animerai 2 fois , le 15 et 22 mars, un mini stage à Martigues.(Déjà complet).
Je n’avais pas prévu de 3 ème exercice d’aquarelle pour ces vacances, peut être que lundi il y aura une petite surprise…
A suivre…

Elle sera exposée à la galerie de Roussillon dans près d’un mois.. (format 45 x 60 cm). Au détour d’un porche, d’une rue, on peut tomber sur une vue merveilleuse, il suffit juste d’attendre le bon moment, d’être patient…
A propos d’intolérance, Je voulais finir par un petit mot concernant un film que je suis allé voir ce week-end. « La forme de l’eau« (de Benicio del Toro). Si vous n’aimez pas le fantastique, n’y allez pas ; mais si vous pensez qu’on peut aimer au delà des apparences et des différences, que l’eau, comme l’amour, prend la forme de ce qui l’entoure, je pense que vous apprécierez.. Il y a un léger esprit « Amélie Poulain » dedans..
Les propos de la chroniqueuse Christine Angot sur le fait d’être « Artiste » m’ont sérieusement remué.
Enfin je rajoute pour finir cette petite improvisation printanière, faite récemment , que je dédie à Claude de Marseille..
Dans ce sujet j’ai donc donné plus d’importance aux sensations, à l’ambiance, aux sentiments, plutôt qu’à rentrer dans les détails… Je ne me suis donc pas embêté avec les vignes à aligner. Il est parfois plus facile de « cueillir » une certaine lumière que du houx vert et de la bruyère en fleurs…
Un dernier mot pour finir concernant ce blog ; il parait qu’il y a parfois des publicités qui s’insèrent dans mes articles.. Ce n’est pas de mon fait, je ne les vois pas, et j’en suis désolé..
Ce n’est pas cette fameuse plage de Deauville ; le couple d’amoureux ne court pas l’un vers l’autre comme dans le film, mais peut-être sont-ils cachés dans les buissons, à se prendre….en selfie..? Je ne sais pas où cette image a été prise, sans doute dans le Var, ou en Corse.. Enfin, bref, c’était intéressant de travailler la mer, et la végétation…
Certains penseront qu’ils sont de trop, d’autres qu’il manquait effectivement quelque chose… Qu’importe, le choix est fait, et on ne peut pas plaire à tout le monde…
Mais faut-il vraiment un jour dans l’année pour rappeler à l’autre personne qu’on l’aime…?
Je sais, certains diront qu’il manque un chat quelque part, « un seul être vous manque et tout est dépeuplé », mais peut-être aussi que ce léger fleurissement suffit… A nous d’imaginer ce que l’on croisera au coin de la rue, ou derrière une porte..
Sur cette photo Michèle avait déposé les 32 pinceaux qu’elle avait dans chaque main, ainsi que dans la bouche, (allez, je taquine un peu…), mais on sait bien que ce n’est pas la quantité qui compte… Je montrerai prochainement l’aquarelle du bord de mer (dont on voit le modèle à droite) car il fut bien réussi par les élèves..
mais j’aimais bien la courbure du chemin alors j’ai décidé de la rendre printanière par la magie de l’aquarelle..
J’ai rajouté un tamaris pour donner un ton rose au centre, quelques boutons d’or à droite, et des touches ça et là pour tenter d’harmoniser le tout à ma « sauce ».. On peut rendre beau les jours de pluie, si on regarde différemment…
Après réflexion (c’est le cas de le dire !), cela fait penser aux cailloux que le petit Poucet semait derrière lui pour retrouver sa maison.. Ces flaques reflètent les arbres sur le bord, comme le miroir parfois angoissant de ce qui nous entoure, on peut choisir d’y patauger ou alors de s’amuser à les éviter… C’est un choix. Il est très facile de se perdre dans une vie d’artiste. Mais j’ai l’impression que ce chemin, comme souvent, mène vers la lumière…
Nous avons souvent peur de nous lancer dans une aquarelle difficile, toujours avec cette appréhension du premier coup de pinceau où l’on tremblerait presque.. Ce premier pas, cette première marche est la plus difficile à franchir, et pourtant c’est le geste le plus important, celui qui donne l’impulsion.. Il faut partir avec cette idée que le meilleur peut être possible, sans craindre les erreurs. Il me semble que nous faisons tous des erreurs (sans doute parce que nous sommes humains ?) et le pinceau se lance dans la danse de la création, en se moquant bien des règles et des censeurs .. Il serait important de peindre, de vivre, et d’aimer ainsi..