En l’honneur de mes parents j’essaye de manier la langue de Molière du mieux que je peux, même si les nouveaux moyens de communication amènent inexorablement à une baisse générale du vocabulaire et de l’orthographe… « Ils » vous expliqueront qu’il faut vivre avec son temps, écrire plus vite, qu’il est vieillot de faire attention à la syntaxe , au participe passé, bref, le nivellement par le bas est indiqué pour que personne ne se sente exclu. Nous en sommes là. Désolé ; je suis loin d’être infaillible moi aussi , ( quels que soient les domaines), et je vous prie de m’excuser pour les erreurs que vous pouvez trouver en lisant mes articles.. Je constate cependant que certaines oeuvres de Molière pourraient illustrer ironiquement les événements que nous vivons depuis plusieurs mois.. Par exemple Le malade imaginaire, conseillé et « surconseillé » par les hommes et Les femmes savantes que l’on voit ou entend dans les médias.. Il est facile de devenir Misanthrope avec tout ça, et de se méfier de tout.. Le quidam apeuré se retrouve Médecin malgré lui, Avare de ses gestes de tendresse, et l’on en vient à se demander quel est le véritable Tartuffe dans tout cela… Dans toutes ces fourberies…! « Mais qu’allait-il faire dans cette galère..?!! »
Bref, les conséquences sur la vie quotidienne sont parfois surréalistes.. Nous portons tous (ou presque tous) le masque. Si bien que parfois j’oublie que je le porte, et je m’en rend compte quand je veux souffler sur une poussière de mon dessin…(Non seulement c’est ridicule mais c’est surtout inefficace..).. Ou alors quand je veux croquer une pomme..En une fraction de seconde je me dis , ça y est, j’ai perdu le goût et l’odorat…! Mais non, j’avais oublié d’ôter le masque… Ridicule, oui..
Ce qui l’est moins, mais plutôt consternant, c’est de retrouver très souvent des masques par terre devant la galerie, « oubliés » par les promeneurs.. Il est vrai que les poubelles sont à quelques mètres.. C’est loin…. Comme le chantait un certain Yves : Les feuilles mortes se ramassent à la pelle, les souvenirs…et les masques aussi…
Ce qui n’est pas ridicule, mais précieux, c’est votre fidélité à suivre mes articles ; vous êtes de plus en plus nombreux.. Pareil pour la participation aux exercices ; le quota a été rapidement atteint et j’ai dû clôturer la participation hier. J’essaierai de peindre l’un des sujets si j’ai le temps ; ce qui est rare en ce moment.. Merci aussi, et encore, à ceux qui ont voté pour mes aquarelles du concours internet de L’Art de l’aquarelle.. Nous verrons bien le résultat..
Concernant un autre concours, celui où j’ai été retenu se déroulera en octobre à St Sériès (34). La liste des participants m’a fait presque trembler.. je vais côtoyer des grands noms, comme Corinne Izquierdo, Fernand Thiempondt, Claude Carretta, Stéphane Langeron , et j’en passe…
Chaleur du soir

Les nuances entre l’orange et le bleu ne rendent pas bien en photo..
Les barques

Les rochers des calanques

Dans cette version de l’exercice j’ai donc choisi Porquerolles, et préféré rajouter un pin pour aider à l’harmonie de la composition..
Le courage de choisir.
C’est par ce magnifique dessin de ma fille Inès (16 ans à la fin du mois) que je voulais commencer cet article..
Cette vue de Porquerolles a été peinte cette semaine. Vous avez pu remarquer que cet endroit me plait puisque il a été proposé en exercice pour élèves.. (Même si ce n’est pas la même photo). Le bleu des eaux, les plages de sable, la nature sauvage, etc.. bien sûr c’est sans doute parce que cela me rappelle mon île natale que j’aime tant ce lieu. C’est comme une étreinte de la beauté . Intense et fugitive.
Il y a bien des choses futiles en ce monde, du brouhaha, de la superficialité, de fausses apparences… Mais tant qu’il reste l’Amour et la Beauté,
les couleurs sont bien sûr plus intenses à l’huile, d’autant que la photo renforce les bleus… Cela fait du bien de changer d’approche parfois.
J’en profite pour rappeler à certains automobilistes que le clignotant n’est pas en option.. La courtoisie non plus..
Cette petite aquarelle vous attend (peut-être) à l’atelier de Roussillon. Des bignones, des géraniums, une porte bleue.. Un peu de douceur et de fleurissement dans la chaleur de juillet. J’ai pu finir de peindre aussi le sujet du cabanon aux coquelicots que j’ai proposé en exercice. Je le posterai après demain sur l’onglet. Je dois avouer être un peu saturé par les coquelicots en ce moment, c’est pour ça que ce seront les derniers avant quelques semaines.. En voici d’ailleurs une dernière rasade :
Le temps est maintenant aux lavandes ; le prochain article y sera consacré, de même que sur les quelques huiles que j’ai peintes ces jours-ci.. (J’y ai pris plaisir, et cela est très important quand on fait quelque chose)..