Windhoek ??? Non, moi non plus je ne connaissais pas.. Hé bien j’ai appris hier que c’était la capitale de la Namibie, et que c’est là, au sud de l’Afrique, que s’envolera la première petite aquarelle vendue hier.. Une petite joie qui fait du bien, dans ces jours pénibles où le printemps tarde à se montrer. Parmi les visiteurs de ce week-end il y eu aussi un couple suisse, de Berne (on écrit Bern là-bas), tout ça pour parler bien sûr de la venue de Stéphane du même nom, pour le tournage de son émission…
Savez-vous qu’il s’est précipité dans ma galerie pour me demander un autographe ?!! Qu’il était même venu spécialement à Roussillon pour voir mes aquarelles en vrai, que c’était un fan, qu’il suivait ma chaîne You tube, mon blog, etc… D’ailleurs vous pouvez voir sur les photos que les caméras étaient là pour MOI (Moi je, moi je…)… Bon bien sûr, c’était dimanche, et c’était le 1er avril… Mais certains ont mangé le poisson que j’avais préparé…
Je ne l’ai vu donc que de loin, les caméramen et le drone filmant aussi le village, il est possible que vous m’aperceviez au pied du beffroi quand les images de l’émission passeront.. Dans un mois peut-être..
Bref, tout cela n’est pas important, c’était surtout la reprise de l’atelier ce dimanche :
Les commentaires agréables et positifs ont été très encourageants pour ces 2 premiers jours d’ouverture ; pourvu que ça dure !…
Aujourd’hui c’est hélas aussi le début d’une longue série de jours de grève, fractionnés, qui vont prendre en « otage » (ô désespoir) beaucoup de gens qui veulent simplement travailler, ou se déplacer pour raisons familiales ou médicales.. Je ne parle même pas des touristes qui font vivre des milliers de commerces liés à leur fréquentation.. Certaines professions peuvent faire la grève, d’autres pas.. Imaginez que je décide de ne plus peindre et de n’ouvrir la galerie que le 1er juillet.. (Après tout, ces 3 premiers mois ne servent qu’à payer mes charges, mes impôts, cotisations sociales etc…).. Ah ben non, je ne peux pas.. Je ferme fin octobre, cela va faire un peu juste pour gagner sa vie…
Ainsi est la France.
Mais souriez ; nous avons un pays merveilleux malgré tout ; râleur, mais merveilleux…
Ce magnifique village de Roussillon va cette année encore accueillir mes aquarelles (et celles de mon collègue Bernard Troublé) du 1er avril au 30 octobre. J’y serai même dès demain pour finir l’accrochage. Passez quand vous voulez… Dimanche après-midi , le village aura l’honneur de la visite du sémillant Stéphane Bern pour le tournage de son émission « Le village préféré des français« .. Roussillon concourra donc cette année et j’espère que vous serez nombreux à voter pour lui , le temps venu..
J’aime voyager dans l’incertitude de l’aquarelle, quand les couleurs font n’importe quoi, que l’on se perd, et puis au fur et à mesure, apparaissent des arbres fleuris, des pierres, et les senteurs des herbes mouillées du printemps..
Un artiste est comme un amandier dans la garrigue ; quelque part dans la végétation banale des campagnes, un arbuste fleuri nous annonce que le printemps arrive et que de belles choses subsistent.. Même s’il n’éveille cette émotion que pour une personne cela lui donne raison d’exister..
Les fidèles de ce blog reconnaîtront ce sujet déjà traité il y a quelques mois.. Le contraste du ciel sombre avec la lumière sur les arbres est toujours intéressant à travailler.. Le prochain stage à Martigues aura lieu en juin (thème des arbres) sinon il reste de la place pour le stage à Velleron autour du 3 mai..
Il s’agit de reflets printaniers sur la Sorgue.. Ce sont des couleurs que l’on commence à voir ces jours-ci, les verts tendres, les rosés, les jaunes doux.. Voici aussi 2 photos du stage :
L’erreur la plus fréquente est de juger son travail par rapport à celui du maître de stage. Le vécu et l’expérience ne sont pas les mêmes. L’humilité et la patience sont des qualités essentielles pour progresser.. En voyant ce qui se fait ailleurs, tellement mieux parfois, je me dis que ma marge de progression est immense, et cela me motive (plutôt que de me décourager)..
Là aussi , un sujet qui m’est cher..
Cette photo date de 1986.. J’étais en train de peindre une série sur les mangroves . Il me semble que le truc brun que j’ai sur la tête soit bien de la chevelure… Si si, je vous l’assure.. Mais maintenant je coupe très court, c’est moins gênant quand il y a du mistral d’avoir les cheveux dans les yeux..
C’est ce genre de paysage que je parcours, parsemé d’amandiers en fleurs, et de Ventoux enneigé.. Pas de maison pour une fois, la nature est belle sans ça..
Cet iris et son bourgeon sont un peu précoces mais ce n’est que l’impatience de les voir en vrai..

Ma petite Gaïa s’en est allée la semaine dernière, pendant le stage ; ajouté à d’autres déconvenues ce fut une peine immense, car l’on s’attache parfois fort à ces petites bestioles.. Je garde le souvenir de ses acrobaties cet été dans les oliviers du jardin (photo), ses demandes de câlin, ses filouteries , ses siestes interminables dans des poses incongrues, ses miaulements particuliers, etc… Certains diront que ce n’était « que » un chat, qu’il y en aura d’autres, et que la vie est ainsi faite.. Nous ne faisons que passer. D’autres comprendront car ils savent ce que peut représenter un animal qu’on apprécie.. Ces disparitions nous font réaliser l’impermanence des choses, la fragilité de ce qui nous entoure, et donc l’importance de les vivre pleinement quand elles sont présentes.. « J’ai reconnu le bonheur au bruit qu’il a fait en partant « (J. Prévert)..