« La vie, ce n’est pas seulement respirer, c’est aussi avoir le souffle coupé ».
Il est étrange de constater que les principaux événements dans le monde auxquels nous avons droit depuis quelques mois se résument à la difficulté de respirer.. Après les incendies, du Brésil en Australie, qui ont fait suffoquer la planète, puis ce fameux corona virus responsable de détresses respiratoires, il y a cette sauvage arrestation qui tourne mal (par étouffement) et dont le slogan devient I can’t breathe… (Je ne peux plus respirer)… Provoquant là aussi des prises de conscience, des réactions -parfois violentes- comme si ce besoin de respirer, de vivre en liberté, se devait de passer par une forme de (re)naissance.. Un besoin d’air. Un changement d’ère.. (Peut-être..)
Je ne suis pas là pour commenter l’actualité ; je ne fais qu’observer ce qui se passe et j’en émets un jugement, simplement personnel. Peindre des aquarelles reste bien loin de ces agitations mondiales, même si inconsciemment il doit y avoir une répercussion ; visible ou perceptible..
Ces 2 petites aquarelles , odes aux coquelicots et surtout aux oliviers , sont parmi les rares que j’ai peintes en mai. « …Le vent dans l’olivier, caressé de lumière… » (extrait de mon poème sur Peindre à l’aquarelle), est un résumé de notre modeste rôle : montrer la beauté qui vit autour de nous. C’est peut-être cela l’AIR de l’Artiste. L’R de l’aRtiste.. Une part de lui même qui se traduit par le vent suggéré dans le feuillage des oliviers, ou celui que l’on imagine dans les ruelles des villages provençaux, ou encore celui qui fait frémir les champs de lavandes, comme frémit l’émotion dans le regard du spectateur qui sera touché par la peinture devant lui..
Un petit rôle dérisoire ; mais un petit rôle quand même..
Nous espérons dorénavant davantage de visiteurs dans la galerie de Roussillon pour voir cela ; la réouverture des cafés, du sentier des ocres, les reportages à la télé sur notre beau Luberon devraient convaincre quelques français à découvrir des beautés pas si loin que ça.. Et entrer dans une galerie reste gratuit ; il ne faut pas hésiter à lever la tête et regarder autre chose que ses notifications sur son portable..
D’ici la fin de la semaine prochaine je posterai des possibilités de dates pour un stage à Roussillon, soit fin juillet soit début août.. Toujours possible en demi journée ou journées entières.. J’en profite pour avertir mes élèves de Velleron que mes cours sont officiellement terminés cette saison. Ils reprendront en septembre. Mais si vous avez besoin d’un conseil sur un travail en cours, je reste joignable par mail ou portable pour vous aider..
Rendez-vous vers le 20 juin pour les réponses à l’exercice des cerises.. Il est fort probable qu’une brise légère se glisse entre les feuilles et les fruits.. Cette vibration imperceptible est ce qui fait notre touche personnelle dans chaque peinture.. Il n’y a que le regard qui change..
« La respiration est le berceau du rythme« . (R. M. Rilke)
« Souvent, j’ai accompli de délicieux voyages, embarqué sur un mot. » (H. de Balzac)
C’e n’est pas la meilleure année pour commencer à exposer, avec ce covid qui bouleverse tout, mais les choses avancent si nous ne restons pas immobiles.
Cette aquarelle (30 x 30 cm) sera visible à Roussillon dès jeudi. Le temps sera beau. J’espère que cela attirera quelques visiteurs qui auront le bonheur de découvrir en vrai nos nouvelles aquarelles. Je vous parlerai une autre fois de la personne qui exposera en ma compagnie ; son site n’est pas encore tout à fait prêt.
Derrière les carreaux de ma fenêtre il y a des roses, qui s’ouvrent jour après jour.. Et plus loin : des iris, des lilas d’Espagne, des Seringats , ou même de simples Nigelles de Damas.. Tout un univers . Jamais très loin. Comme le ciel , par dessus le toit.. (La vie est là, simple et tranquille..)..
Voilà comment vous me verrez là-bas.. Moi qui , étant jeune, rêvait d’être un super-héros, avec masque et pouvoirs fantastiques, il a fallu une épidémie de ce genre pour me rendre compte que les vrais héros sont ces infirmières et médecins , aux premières lignes du front.. On peut participer à sauver le monde de diverses façons. Porter un masque ; tout comme ne pas jeter ces derniers par terre une fois utilisés, c’est être responsable . C’est être un héros dans notre rayon d’action..
Ce sont des cosmos ; ou des marguerites, ce n’est pas important.. Ce qui est important c’est le voyage dans lequel elles nous transportent.
Ces 2 paysages en mouillé sur le temps des lavandes ont quand même été peints récemment. Je ne sais pas encore si je peindrai le bouquet donné en exercice ; Il faut que je pense à me couper les cheveux, faire mes racines, pour paraître aussi jeune que je m’imagine.. Humm… (c’est pas gagné.. Je vous montrerai en fin de semaine une photo de moi avant/après le confinement).. C’est presque comme cette Joconde :
Patience d’ici là… Je vous communiquerai peut-être aussi une date d’ouverture de la galerie de Roussillon. Un choix dans la date c’est important ; Il ne faut pas le louper ; le plaisir d’ouvrir viendra surement le week-end de l’Ascension.. (21 mai).. A suivre donc…
Oui, oui je sais.. J’aime impressionner..
Un arbre, une fenêtre, ou un chat peuvent se rajouter…Histoire de donner un petit « plus », on ne sait jamais..
Tout change, mais rien ne change..
C’est une grande aquarelle que j’ai peinte la semaine dernière. La façade aux rosiers. Du fleurissement, des pots, comme dans l’exercice proposé sur mon site depuis samedi.. Le concept du « bleu pour les garçons , rose pour les filles » est un peu dépassé aujourd’hui, et la peinture offre cette possibilité de peindre des roses avec l’émoi bleu.. Ce que j’aimais dans ce sujet, au delà de la façade fleurie, c’était cette porte bleue, derrière laquelle ont pouvait voir plus loin encore.. (De l’autre côté). Il y a toujours plusieurs lectures ; il y a parfois des secrets derrière les façades, des univers à découvrir.. les roses sont comme des excuses. Toutes les excuses que l’on donne sont comme les baisers que l’on vole.. Bon, vous aurez compris que les mots écrits en italique étaient des bouts de phrases de Christophe ; ce petit hommage était nécessaire..