Il m’est de plus en plus difficile de peindre une aquarelle en m’inspirant à 100% d’une photo.. Il y a toujours ce petit je ne sais quoi qui appelle à fuir les contraintes, à sortir du cadre, à être libre dans son expression..
En cela , l’aquarelle est poésie. La liberté des touches de pinceaux rejoint la liberté des mots quand ils sont brodés sur l’arpège du coeur. Il faut se libérer du modèle ; oui, sans aller trop loin non plus , car la cohérence est importante, tout comme l’harmonie..
Les exemples se font presque à chaque aquarelle ; j’essaye, j’essaye de garder cette direction en tête (et en coeur).. Je voulais vous en montrer 2 exemples totalement différents :
Sur ce vieux pont automnal, les différences avec la photo modèle sont importantes ; et sans doute que si je la refaisais une deuxième fois elle serait totalement différente encore.. C’est ce qui fait le charme de l’aquarelle..
Cette ballade dans les Alpilles est d’une toute autre approche ; je n’ai choisi que 3 couleurs, réhaussées à la pointe fine, un peu comme une illustration.. C’est une manière de peindre qui a ses « aficionados », et pourtant on est loin de l’aquarelle classique ou du mouillé sur mouillé.. J’aime avoir cette liberté de peindre comme je le ressens, même si cela rend difficile de définir mon style ou ma technique..
J’étais hier à Marseille, ayant pu visiter divers endroits que je ne connaissais pas, comme le quartier du Panier, la cathédrale La Major, les abords du Mucem au coucher du soleil,
et bien sûr la Bonne mère, d’où la vue est magnifique.. A propos de poésie j’ai croisé pas mal de gens heureux qui chantaient « Lyon, Lyon ! On te bouscule !! » (Bon, j’avoue ne pas être très sûr du dernier mot…), mais c’était sympathique… J’en profite pour saluer Claude qui m’avait fait découvrir sa ville, ainsi que les fidèles de ce blog qui sont dans la région..
En fin de semaine je posterai vos réponses à l’exercice proposé ; peut-être aurai-je le temps de faire ma version..?
N’oubliez pas d’ici là, même dans le froid qui s’installe, et le doute qui fait frémir le pinceau, de garder un peu de poésie et de liberté dans votre aquarelle..
A bientôt !
Cette maison rose vient d’être terminée. Certains penseront qu’il manque peut-être un chat ; c’est une question de goût (ou d’équilibre comme dirait Francis Cabrel…). Mais parfois la simplicité ne nécessite pas d’artifice..
Voici une des dernières aquarelles d’automne ; dans l’humide ; une borie apparaît timidement, au pied de 3 cyprès.. Je vais probablement en terminer avec la série automnale et me consacrer aux fruits d’ici Noël.. Vous en verrez bientôt..
Celle-ci est la dernière en date. Je l’ai intitulée « La rivière insolente » ; comme le titre de cet article, c’est bien sûr une référence à des chansons de Michel Sardou. Elle court, elle court… Ce n’est pas que la maladie d’Amour, c’est aussi une métaphore sur le temps qui passe, et l’eau, comme le temps, nous glisse entre les doigts…
Vous trouverez la réalisation de cette aquarelle sur You tube ou sur mon site ; il en existe aussi un time-lapse sur ma page Facebook.
C’est par cette aquarelle inhabituelle que je conclus cet article ; des reflets jaunes et bleus qui annoncent , comme un crépuscule, les derniers jours d’ouverture de l’atelier.. Une ère se termine, une autre commencera l’an prochain, avec des changements car il y en aura en 2020..

Peut-être une rencontre se prépare t-elle derrière cette porte..?
Ce n’était pas un sujet habituel pour moi, (ni escalier, ni chat, ni cabanon, ni cyprès…!) mais les neiges au loin.. Le spectacle de la nature n’a souvent besoin de rien d’autre, nul besoin d’artifices, simplement prendre conscience de la beauté de ce que la terre nous laisse encore.. Des couleurs, des horizons merveilleux, des odeurs d’herbes et de sols mouillés, le silence (ce luxe inouï) par endroits… L’aquarelle essaye parfois de rendre hommage à cette véritable richesse que nous avons.
Cette aquarelle de reflets d’automne au Canada fut travaillée pendant mes cours ; la photo a été prise avec le plastique protecteur, d’où l’effet de brillance en haut.. désolé. Ce n’est jamais évident de travailler les contrastes rouges et verts dans le feuillage, sachant qu’il ne faut jamais superposer ces couleurs.. Mais ce sont toujours des sujets agréables à peindre..
Certaines (comme Michèle) doivent regretter de n’avoir que 2 mains et une bouche pour saisir les pinceaux utilisés lors de la réalisation d’une aquarelle.. J’en ai compté 9 sur cette photo.. (Mais peut-être y en avait-il entre les orteils…)
J’ai accentué le fleurissement. Vous verrez mes 4 aquarelles lors du salon si vous y passez. Le vernissage est le samedi 19 octobre 18 h.
Je vous laisse avec ce petit paysage de campagne provençale.. Je garde le choix de la couleur dans mes aquarelles.
J’y avais déjà participé il y a 2 ans sur le thème de l’automne, cette fois-ci le thème concerne les trésors de nos villages et la montagne en hiver.. Il y aura du beau monde, outre Alain Bidault invité d’honneur, Fernand Thienpondt, Lessia Scafi, entre autres feront partie des exposants.. Personnellement j’en mettrai 3 sur les villages et 1 sur la montagne.