Certes, les 15 derniers jours de l’atelier de Roussillon furent plutôt déserts, un désert avec quelques oasis (merci Jacqueline), un désert de pluie aussi, notamment depuis samedi, et je pense que certains jardins doivent être bien trempés ce matin.. Le déménagement de mes aquarelles s’est fait sous les gouttes, mais les voilà désormais à Velleron pour 5 mois.. Mes murs vont de nouveau se décorer de mes « enfants » éloignés, et l’heure est venue pour un repos mérité.
Ranger, faire le point, se ressourcer… Reprendre les chemins d’automne qui mènent à la création, à la résurgence du printemps qui sommeille en nous. Il y a des rêves et des projets qui frétillent sous les doigts, il faut juste du temps, le fameux bon moment, pour que tout se mette en place, comme le destin le décide…
Voici un de ces chemins d’automne, celui là mène vers le Ventoux ; j’espère qu’il apportera de la douceur à ceux qui le regarderont, de l’évasion aussi..
Je n’ai pas eu le temps de faire un bilan de la saison, mais je regarde toujours avec délice les commentaires sur mon livre d’or.. Les gens qui prennent le temps d’écrire sont plutôt gentils, voire flatteurs ; quoique l’on pense ces compliments ne sont jamais dédaignés, au contraire, ils portent les envies de continuer l’année prochaine, les envies (d’essayer ) de créer des choses magnifiques, pour les prochains regards..
« Magnifique » ; voilà bien un mot galvaudé parfois. Ce n’est pas la peine d’utiliser l’accent brésilien (comme certaine animatrice télé de mode) pour exprimer une émotion devant la beauté, quel qu’en soit le domaine.. Certains adultes oublient la mesure, par manque de vocabulaire sans doute, c’est pourquoi je préfère la candeur des enfants.. Leur manque de vocabulaire est compréhensible, mais leur sincérité semble réelle ; savoir que mes peintures leur ont plu est aussi important qu’une reconnaissance devant des professionnels. Toucher le coeur est plus important que toucher l’intellect. Qu’importe si je ne passe pas dans les magazines, ou ne suis pas présent dans les grands salons d’aquarelle, l’apparence m’importe peu. Le dialogue qui s’ouvre entre mes créations et le spectateur (quelque soit son âge) est le principal pour moi.
Ces enfants qui ont écrit sur mon livre d’or ne connaissent certainement pas la chanson de Luis Mariano, mais leur discours semble le même.. (Bon, pour le Louvre, c’est franchement exagéré, ou il faudra attendre quelques siècles, mais c’est très gentil…)
Ne cessez pas de vous émerveiller .
Cette aquarelle récente reflète les rougeurs de l’automne ; la photo prise avec mon portable ne traduit pas bien les nuances de rouges du feuillage , mais l’idée générale est là..
Chaque touche de pinceau est une rencontre avec l’imprévisible.
C’est maintenant que commencent ces harmonies colorées que la nature nous offre ; il faut juste ouvrir l’oeil , observer, s’émerveiller et en profiter . Pleinement.
Les murs sont hélas dégarnis (comme mes cheveux, je sais…) de mes aquarelles qui sont toutes à Roussillon. J’en profite pour saluer Dominique, Marie Agnès, Valérie, et le talentueux Christian, entre autres, qui sont venus du Gard ou de la région grenobloise pour certains.
J’espère que je ne vous lasse pas avec mes aquarelles automnales ; cette dernière a été peinte hier. Pour faire passer l’indigestion des paysages avec des lavandes, cela fait du bien de changer de points de vue..
Ce sont les derniers de la saison, il faut en profiter…
Oui je sais, les couleurs de l’automne ne sont pas encore tout à fait là, à peine quelques rougeurs entraperçues ,la fraîcheur matinale semble cependant nous avertir de l’ arrivée imminente de la pluie d’or à venir sur les arbres et les vignes à l’entour.. Ce sera magnifique..
Bien sûr, le chat est un rajout , en guise de présence humaine ; même si cela rend certains « chat foin »…
Cette illustration trouvée sur Facebook , très drôle et très juste, colle parfaitement à mes derniers propos.. Elle mérite qu’on s’y attarde, et devrait nous pousser à réfléchir sur notre corne à nous..
Cette aquarelle est une autre vision d’un sujet déjà travaillé. J’y ai mis plus de fleurs, des ombres et de la lumière. Il y a des parties humides et des parties sèches. C’est un grand format qui m’a demandé du temps ; et du coeur.