La plage d’argent. Quel joli nom pour un lieu qui invite à la baignade, où l’on imagine les eaux transparentes, tièdes et bleues, le sable doux et brillant, et le murmure léger du bruit des vagues qui nous endormirait, calmement…
Dans cette version de l’exercice j’ai donc choisi Porquerolles, et préféré rajouter un pin pour aider à l’harmonie de la composition..
Vous avez été nombreux à choisir la Bretagne ; c’est bien, ça change de la Provence.. J’en profite pour vous remercier de vos petits mots qui accompagnent vos envois, même si je n’ai pas le temps d’y répondre, j’apprécie beaucoup ; c’est toujours mieux qu’un simple envoi de photo, sans bonjour ni merci, (ça arrive aussi), qui ne me donne pas trop envie de continuer ce bénévolat.. Mais bon , c’est ainsi que l’on apprend de l’humain, la vie nous presse tant parfois que l’on en oublie les valeurs de l’attention à l’autre..
Les 4 ou 5 derniers jours à la galerie n’ont pas été folichons ; cela est parfois désolant d’entendre que c’est trop cher (même 30 , 40 ou 60 €) une aquarelle originale, pièce unique, par des gens qui en sortant iront se prendre un repas à 2 au resto pour le même prix.. Vite digéré, vite oublié, alors qu’une oeuvre d’art dure plus longtemps me semble-t’il.. J’envisage parfois de créer des aquarelles qui se mangent, (diluées au champomy, pourquoi pas…) peut-être que cela amènerait plus d’acheteurs.. En tous cas les compliments ne manquent pas, c’est déjà ça et c’est bien encourageant..
A tous ceux qui me demandent régulièrement : » Mais…vous en vivez..? » (sous entendu : Mais mon pauvre garçon comment faites vous pour subsister en vendant ces trucs là …?) je réponds que c’est un choix. Aimer ce que l’on fait rend plus acceptables les problèmes de subsistance dans cette société. En revendant de la drogue j’aurais surement gagné plus, mais il y a autant de rêve à donner en peignant des oeuvres qui plaisent au gens.. Et ça dure plus longtemps..
Peindre est donc mon choix. Peindre c’est aussi choisir.
Je voulais partager cette citation (dont je ne connais l’auteur) avec vous. Il faut la lire en remplaçant le mot « vie » par « peinture » et le mot « vivre » par « peindre ».. Comme souvent sur ce blog, le parallèle entre vivre et peindre est une évidence..
Pour finir voilà aussi cette peinture à l’huile, inspirée d’une photo sur le plateau de Sault.. Le temps de la lavande se termine . Le parfum (comme le souvenir) reste en tête bien plus longtemps encore..
Le courage de choisir.
C’est par ce magnifique dessin de ma fille Inès (16 ans à la fin du mois) que je voulais commencer cet article..
Cette vue de Porquerolles a été peinte cette semaine. Vous avez pu remarquer que cet endroit me plait puisque il a été proposé en exercice pour élèves.. (Même si ce n’est pas la même photo). Le bleu des eaux, les plages de sable, la nature sauvage, etc.. bien sûr c’est sans doute parce que cela me rappelle mon île natale que j’aime tant ce lieu. C’est comme une étreinte de la beauté . Intense et fugitive.
Il y a bien des choses futiles en ce monde, du brouhaha, de la superficialité, de fausses apparences… Mais tant qu’il reste l’Amour et la Beauté,
les couleurs sont bien sûr plus intenses à l’huile, d’autant que la photo renforce les bleus… Cela fait du bien de changer d’approche parfois.
J’en profite pour rappeler à certains automobilistes que le clignotant n’est pas en option.. La courtoisie non plus..
Cette petite aquarelle vous attend (peut-être) à l’atelier de Roussillon. Des bignones, des géraniums, une porte bleue.. Un peu de douceur et de fleurissement dans la chaleur de juillet. J’ai pu finir de peindre aussi le sujet du cabanon aux coquelicots que j’ai proposé en exercice. Je le posterai après demain sur l’onglet. Je dois avouer être un peu saturé par les coquelicots en ce moment, c’est pour ça que ce seront les derniers avant quelques semaines.. En voici d’ailleurs une dernière rasade :
Le temps est maintenant aux lavandes ; le prochain article y sera consacré, de même que sur les quelques huiles que j’ai peintes ces jours-ci.. (J’y ai pris plaisir, et cela est très important quand on fait quelque chose)..
Peut-être allez vous préférer ma précédente version ? Chacun a son ressenti devant une aquarelle, un chemin vers le coeur qui lui est propre.. C’est pour cela que chaque aquarelle a son destinataire.. Une âme soeur quelque part dans le monde. C’est un peu pareil..
Cette illustration trouvée sur Facebook m’a bien fait rire, car elle est très réaliste.. J’ai juste recadré pour ne pas montrer l’énervement du peintre dans la dernière case ; ce n’est pas mon genre de m’énerver. C’est plutôt une chance de pouvoir discuter avec des gens qui s’intéressent à ce que l’on peint ; certaines rencontres sont des voyages merveilleux dans l’univers de l’Humain..
La dernière en date est cette aquarelle, amenée à Roussillon cette semaine. Difficile de rendre les nuances réelles en photo, surtout quand il y a des transparences, mais cela donne une impression d’ensemble..
Petite dédicace à Jacqueline R. au passage, je travaille également sur 2 autres aquarelles de coquelicots ; même si leur floraison est passée, principalement, il reste toujours ce souvenir indélébile de leur beauté, fragile et éclatante, qui imprègne la fugacité de nos instants essentiels…
J’ai peint ces petits paysages dans le mouillé, avec en point commun la lumière au bout..(Pardon pour le mauvais cadrage du dernier, ce doit être l’abus d’alcool, sans doute..). J’ai fait aussi cette petite correction de l’aquarelle inachevée d’une élève :
C’est pour cela que ça fait bien longtemps que j’ai arrêté d’être parfait…
La lumière, ou le progrès, se trouvent probablement tout là-haut.. Sans oublier bien sûr qu’à chaque pas, chaque marche apporte son lot d’apprentissage et d’évolution.. Pour ceux qui s’en souviennent, (les fidèles de ce blog), j’avais posté une aquarelle similaire , et dans les mêmes tons bleus en 2015 ; pour le départ de ma mère. Quasiment 5 ans jour pour jour.
Je ne dessinais pas aussi bien à 15 ans et demi, (ni même encore maintenant), mais j’essaye d’apprendre de mes erreurs ; marches après marches… La grande difficulté pour les jeunes d’aujourd’hui, malgré le talent que certains peuvent avoir, c’est d’arriver à gérer au mieux l’utilisation de leur portable, des réseaux (a)sociaux, et du temps qu’ils y passent.. Je n’ose imaginer les progrès réalisés si on utilisait juste la moitié du temps qu’on y consacre pour travailler vraiment sa technique..
Cette dame a eu des mots d’une grande gentillesse, qui ont autant d’importance qu’une vente qui encourage à continuer.. Cela donne un sens à ce que l’on fait et des raisons de continuer..
Je vous souhaite de belles promenades dans nos villages et nos campagnes, à vous émerveiller, encore et toujours…